jeudi 5 juillet 2007 à 00:02 par

Alexandra Golovanoff, Miss Mode de Paris Première

Aussi à l’aise dans l’économie, la politique ou la mode, Alexandra Golovanoff n’est pas une femme que l’on peut cataloguer facilement. Si elle co-fonde une chaîne économique et financière nommée Initiés TV en 2000, cette trentenaire nous rappelle rapidement qu’elle a plusieurs cordes à son arc en devenant vers 2005 la miss mode de Paris Première, chaîne sur laquelle elle officie depuis 1997. Celle qui se qualifie comme la « business people de Paris Première » présente actuellement La blonde et moi, émission où elle s’immisce dans le travail d’une personnalité, et La mode, la mode, la mode. Toutelatele.com vous en dit davantage sur cette femme tout terrain...

Alexandra Golovanoff, Miss Mode de Paris Première
©PP/F.Darmigny 

Thibaut Lescuyer : Comment caractériseriez-vous votre émission La blonde et moi ?

Alexandra Golovanoff : Inestimable. C’est un peu comme si vous étiez une petite souris qui observe la journée-type d’un « businessman ». Vous voyez vraiment ce qu’il fait et comment il le fait. Je trouve ça assez unique.

Vous est-il déjà arrivé de recevoir des invités qui ne jouaient pas le jeu de la transparence pendant la journée de tournage ?

Il arrive que ça soit moins facile avec certains, plus inquiets. Au bout de deux heures maximum, le problème est généralement réglé. C’est aussi mon savoir-faire le plus précieux que de pouvoir mettre l’invité en confiance pour qu’il oublie la caméra et regagne ainsi en naturel. J’ai mes secrets de fabrique mais au final il ne s’agit pas d’une recette de cuisine mais plutôt d’une alchimie qui s’opère.

Quels sont les critères de sélection des invités ?

Nous privilégions des personnalités dans l’ère du temps, que l’on a envie de faire découvrir. Ensuite, nous cherchons à favoriser des métiers « visuels ». Quelqu’un qui reste six heures d’affilée devant son écran d’ordinateur et qui sort juste pour manger son sandwich à la cafeteria, ça n’a pas grand intérêt. Il faut qu’il y ait de la diversité dans leur activité car nous passons quand même une journée entière avec eux.

Depuis 2005, vous présentez aussi La mode, la mode, la mode. Considérez-vous la mode comme élitiste ?

Je trouve que c’est un luxe de pays civilisé, occidentalisé. Pour autant, elle ne s’adresse pas qu’à une élite mais aussi bien aux adolescents qu’aux retraités, hommes et femmes. Dans la rue, je suis étonnée de voir que de jeunes garçons viennent m’en parler, et pas forcément dans les beaux quartiers.

Vous avez déclaré : « Fashion oui, victim non. L’essentiel, c’est de conserver un peu de distance. La mode, c’est rigolo, mais ce n’est jamais que de la mode ». Est-il nécessaire d’avoir un recul particulier pour évoluer dans ce milieu ?

La mode est souvent représentée dans les médias par des gens qui ne font que ça, enfermés dans leur bulle et qui en oublient le reste. J’adore la mode, tout comme j’adore faire de la télévision, mais ce ne sont pas des finalités. Il faut savoir remettre les choses à leur place.

Vous insufflez un ton décalé à chacune de vos émissions. Est-ce votre marque de fabrique ?

Chacun a ses prédispositions. En ce qui me concerne, je n’ai pas besoin de me forcer beaucoup pour avoir ce ton décalé. Je suis sur un terrain d’expression libre et original qui me convient car il ne cherche pas à me formater. En télévision, c’est précieux.

Entre La blonde et moi et La mode, la mode, la mode, vous semblez également affectionner les titres décalés. Cela ne vous a t-il jamais posé des problèmes de crédibilité ?

Il ne me semble pas nécessaire d’appeler une émission « l’interview du patron » ou « PDG en questions » pour être crédible. Je pense que les gens ont plus d’humour qu’on ne le pense et qu’ils sont prêts à s’ouvrir à des programmes originaux, moins balisés et avec du second degré.


Vous avez travaillé dans l’économie, notamment en co-fondant en 2000 la chaîne économique et financière Initiés-TV. Est-ce délicat de gérer l’image austère véhiculée par cette discipline ?

C’est vrai que l’économie, c’est précis, pas toujours ultra glamour mais si on va au-delà des chiffres, du costard gris et de la cravate, on trouve des gens qui se lèvent le matin, font des choses et prennent des risques. En revenant à l’aspect humain et à l’engagement des gens, c’est tout de suite plus vivant. Avec La blonde et moi, j’ai voulu mettre un peu de glamour dans ce domaine injustement réputé austère.

Redoutez-vous que l’on vous catalogue « spécialiste de l’économie » ?

Comme tous les journalistes, j’ai pour vocation d’être polyvalente, de pouvoir évoluer sur plusieurs registres. C’est vrai que j’ai un peu l’étiquette « économie » parce que j’en ai beaucoup pratiqué et que je suis une fille dans cet univers où il y en a peu. Je n’ai aucun de problème avec cette spécialité, mais je ne veux pas être enfermée là-dedans. Et puis, du moment que j’ai la mode ! (rires)

Dans quel secteur prenez-vous le plus de plaisir ?

Je ne peux pas répondre car c’est justement en jonglant avec toutes ces disciplines que l’on évite de tomber dans la routine et que le plaisir perdure. La blonde et moi est un éternel recommencement. Entre des invités comme Yann-Arthus Bertrand, Alain Dominique Perrin, et Claude Bébear, il n’y a quand même pas grand-chose de commun ! Ce sont des personnalités différentes donc il faut repartir de zéro à chaque fois.

Entre Marie Drucker, Mélissa Theuriau et vous, peut-on parler d’une nouvelle génération de jeunes journalistes alliant sérieux et charme ?

Ça veut simplement dire qu’on peut être jolie et crédible. Enfin ! Depuis longtemps, le formatage fait sa loi. On demande beaucoup aux unes de ressembler aux autres, d’être toutes calquées sur le même modèle. Marie Drucker tranche avec ça, elle est spéciale, je trouve que moi aussi. Je ne ressemble à personne et je suis contente qu’il y ait de la place pour des filles un peu différentes comme Marie, Mélissa, moi... et d’autres j’espère !

Revendiquez-vous votre côté sexy ?

Non. Je ne me trouve pas du tout sexy. Si ce n’est éventuellement que j’ai une grande bouche mais je n’ai pas de poitrine... Sexy, tout dépend de la définition que l’on donne à ce mot, mais je ne suis pas convaincue que ce soit le terme exact.

Vous êtes pourtant dans le classement FHM des 100 femmes les plus sexy de l’année 2007 !

On m’a dit ça ! Melissa Theuriau y est aussi d’ailleurs. Mais il y a surtout des super bimbos avec de la poitrine et des micro-jupes. Je me sens très, très, très loin de ce classement. Après, si on peut me trouver sexy, tant mieux !

Quels sont vos projets pour l’année prochaine ?

Je continue mes deux émissions : La blonde et moi et La mode, la mode, la mode. Je ne sais pas si je peux en faire tellement plus. Deux émissions hebdo, sans compter les opérations événementielles comme les défilés quatre fois par an, c’est déjà bien.

Seriez-vous attirée par une expérience sur une chaîne hertzienne ?
Je serais bien tentée de travailler sur M6. Je trouve que cette chaîne permet de s’exprimer librement. Regardez Virginie Efira, elle est même parvenue à devenir comédienne en jouant avec son image. Sur Nouvelle Star et au naturel, elle est elle-même et ne me parait pas formatée. Idem pour Valérie Damidot. C’est une chaîne où l’on trouve des personnalités différentes.



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