« Le meilleur moyen de résister à la tentation c’est d’y céder. » Le poncif d’Oscar Wilde n’aura jamais fait autant parler de lui que durant l’été 2002. La période estivale est propice à la légèreté, TF1 le sait et lâche ses tentatrices sur les plages de Koh Samui, toutes vêtues de bikinis... légèreté oblige.
L’île de la tentation fait ainsi une entrée des plus controversée, le principe du programme étant de mettre la solidité de 4 couples à dure épreuve. En effet, les protagonistes séparés de leurs moitiés durant une dizaine de jours vont devoir contrecarrer les charmes déployés par un panel d’hommes et de femmes, bien déterminés à les faire succomber. Un jeu dangereux entraînant déchirures, suspicion et larmes sur fond de vacances paradisiaques, auxquels les téléspectateurs sont vivement conviés. Et bien que le concept dérange et repousse un peu plus les frontières des codes cathodiques, peu à peu les langues se taisent et les yeux se braquent chaque semaine... vers le petit écran.
Lors de sa première saison, L’île de la tentation frappe fort et réunit une moyenne de 4.6 millions de fidèles, férus des incartades du sulfureux duo phare Brandon et Diana. Un succès donnant inéluctablement lieu à une seconde édition. Hors, il s’avère que l’année 2002 sera moins productive, et moins de 3 millions d’assidus se rassembleront finalement autour de Stéphane Bouillaud et des feux de camps, lieu de toutes les catharsis pour des candidats émotionnellement perturbés.
Perte de fidèles oblige, Glem, la société de production, tente alors quelques changements et les nouveaux couples et leurs tentateurs(rices) atterrissent, cette-fois, sur l’île de Tulum au Mexique. Le domaine des femmes emprunte le nom d’Esmeralda, tandis que celui des hommes répond à celui de Diamante K. Côté casting, Stéphane Bouillaud le confirme : « Le casting est excellent, avec des histoires d’amours très fortes. Les quatre couples s’interrogent vraiment sur eux-mêmes... Et puis les années précédentes, ce sont surtout des filles qui insistaient pour participer. Cette année, c’est du 50-50. C’est riche en personnages comme en rebondissements ! » Les propos du maître de cérémonie ne sont pas démentis, L’île de la tentation fédère alors 3.5 millions de téléspectateurs.
Remise sur les rails, la saga estivale continue sur sa lancée et affiche, chaque année, son lot de naïades et de testostérone, point noeudal des drames amoureux. Même le changement d’animateur, Céline Géraud étant désormais chargée de calmer (ou d’échauffer ?) les esprits ne perturbe pas le rythme de croisière. Ainsi, le programme estival phare de TF1 atteint les 4 millions de fidèles, lors de la quatrième saison, et coule des jours heureux aux rythmes des pérégrinations amoureuses. Néanmoins, le ciel commence à s’assombrir lorsque certains participants se plaignent des conditions de tournage peu reluisantes, et s’engagent dans la brèche les tentateurs dénonçant des propos dénaturés, suite aux montages des émissions.