Comme nombre de dessins animés japonais, Olive et Tom véhicule des valeurs fondamentales : dépassement de soi, abnégation, courage, volonté, persévérance, travail. Le terrain s’apparente à un véritable champ de bataille. La plupart des protagonistes sont prêts à mourir sur le stade. Les blessures sont fréquemment stigmatisées et il n’est pas rare de voir le sang gicler après un tacle trop appuyé. Le personnage de Julian Ross est emblématique du joueur qui se transcende. Cet artiste du ballon rond, atteint de problèmes cardiaques, repousse sans cesse ses limites pour finalement remporter la victoire, aux forceps.
Olive et Tom, c’est aussi une histoire de doublage. A l’instar de nombreux dessins animés de l’époque (voire d’aujourd’hui), les voix de nos héros sont toutes plus caricaturales les unes que les autres. C’est aussi ce qui fait leur charme. Pour des raisons financières, il était fréquent que le même comédien de doublage soit amené à prêter sa voix à plusieurs personnages de la série. Avec un petit effort, les fans se remémoreront les timbres qui ont marqué leur enfance. Certains seraient surpris d’apprendre que l’incisif Mark Landers est doublé par... une femme (Joëlle Guigui), qui n’est autre que l’actrice qui prête sa voix à Bart Simpson !
Olive et Tom peut s’enorgueillir d’être devenu le plus gros succès de l’animation japonaise dans la catégorie sportive. Les divers clones comme L’école des Champions ou But pour Rudy ne sont jamais parvenus à s’imposer et à détrôner l’original. Bien que tous les épisodes du dessin animé n’aient pas été diffusés en France, il est possible de découvrir toute l’épopée Olive et Tom grâce aux mangas parus dans l’édition J’ai lu. Et ainsi ne jamais oublier que : « Olive et Tom, ils sont toujours en forme, Tom-Olivier, sont super entraînés, Olive et Tom, ils sont venus pour gagner ! »