mardi 21 janvier 2014 à 17:28 par

Bruno Le Millin (Dreams, Premiers baisers) : « J’assume complètement le rôle de Monsieur Girard »

Eternel Monsieur Girard pour la génération AB, Bruno Le Millin a rejoint le casting de Dreams, la nouvelle série de NRJ12. Il y tient le rôle à facettes multiples de Pierre Delacourt. L’acteur n’en oublie pas pour autant le personnage du père d’Hélène et de Justine dans Premiers baisers. Après un retour très remarqué dans Les Mystères de l’amour, dans le lit d’Annette, Bruno Le Millin annonce que Monsieur Girard sera bien de la saison 6 sur TMC

Bruno Le Millin (Dreams, Premiers baisers) : « J’assume complètement le rôle de Monsieur Girard »
©NRJ12 

Alexandre Raveleau : Par quoi avez-vous été attiré dans le projet de la série Dreams, 1 rêve, 2 vies ?

Bruno Le Millin : Je suis avant toute chose un comédien et ça me passionne de tourner. Le rôle de Pierre Delacourt m’intéressait parce qu’il était différent de ce que je représente auprès du public. On a l’image de moi dans le rôle du papa sympa. D’un seul coup, j’avais la possibilité de jouer avec toute ma palette d’acteur. Je suis beaucoup plus strict et rigide. Il a d’ailleurs fallu que je fasse attention à mon sourire.

Dans une interview accordée à Toutelatele, Tonya Kinzinger a évoqué un rythme de tournage difficile. Comment l’avez-vous vécu ?

J’ai l’habitude de ce genre de production. J’ai commencé par Le Théâtre de Bouvard, puis Premiers baisers… Ça ne me fait pas peur d’avoir le texte au dernier moment, d’ingurgiter très rapidement mes répliques, de me concentrer. Effectivement, c’est un rythme très soutenu. Je suis arrivé fin octobre et, dès le premier matin, j’étais convoqué à 5 heures pour tourner jusqu’à 20h30, avec dix à douze scènes à la suite. C’est du boulot, mais le travail dans l’urgence est tellement excitant que je trouve que ça motive. J’aime bien ça, même si par moment on regrette de ne pas avoir le temps de refaire une scène.

« Une saison 2 de Dreams ? Moi j’y crois »

Vous n’avez donc pas été surpris par ces conditions…

À la télévision, il faut s’habituer au rythme. Un téléfilm se tourne aujourd’hui en 19 jours, alors qu’avant c’était 21. Tout diminue. À l’époque, on faisait un épisode de Maguy en deux jours et demi… Maintenant, il faut y aller et être bon tout de suite. Pour un acteur, c’est passionnant. Et franchement, je suis très admiratif de toute l’équipe de Dreams. Plein de jeunes n’avaient jamais joué la comédie et je leur tire mon chapeau.

Dreams est programmée sur NRJ12, dans la case habituellement occupée par Les Anges de la télé-réalité, Hollywood Girls, L’Ile des vérités… Connaissez-vous ces programmes ?

Bien sûr. C’est un format et un type d’émission qui plait beaucoup en ce moment. Je pense qu’il y a un public pour ça. Il y en a de plus ou moins divertissantes ou agréables à regarder, mais elles sont demandées. Elles ont toute leur place.

Au regard des chiffres d’audience, croyez-vous en une saison 2 de Dreams ?

Moi, j’y crois. Nous avons tourné 40 épisodes et que nous devons nous installer en seulement un mois, ce qui est très difficile. On n’a pas le droit à l‘erreur. Mais la grande force de cette série est d’avoir des personnages très attachants.

Partie 2 > Premiers baisers et la génération AB


Dreams, Les Mystères de l’amour : comment expliquez-vous la fidélité des comédiens envers le scénariste et producteur Jean-Luc Azoulay ?

Je ne l’explique pas. C’est de la fidélité point (rires). Jean-Luc est très fidèle et quand la production m’a proposé ce rôle j’ai dit oui tout de suite. J’ai même annulé d’autres tournages. Pour Les Mystères de l’amour, j’ai repris le costume de Monsieur Girard avec plaisir. Je ne peux absolument pas refuser. J’assume ce rôle complètement. Il fait partie de ma vie. Les gens m’en parlent tout le temps, avec leurs souvenirs d’enfance et leur adolescence. Je leur réponds que tant que je n’ai pas bercé l’adolescence de leur grand-mère, ça me rassure ! C’est un grand plaisir de naviguer dans les générations. J’ai eu d’abord Bouvard, puis Premiers baisers et maintenant Dreams.

À quel moment de votre carrière avez-vous compris que le personnage de Monsieur Girard allait vous coller à la peau ?

Je m’en suis rendu compte très vite. On a commencé en hebdo et ça a cartonné tout de suite. TF1 a lancé la quotidienne peu de temps après. Quand j’ai commencé Premiers baisers, j’avais l’expérience de Bouvard, avec des centaines de personnages derrière moi. J’avais également beaucoup écrit pour Maguy, Tribunal… Mais là, je savais que ça aurait un impact. Je m’en doutais. C’est la rançon de la gloire avec ses avantages et ses inconvénients.

« J’assume complètement le rôle de Monsieur Girard »

Durant les années 1990, vous n’avez jamais pensé à quitter l’univers AB ?

Tout ce que je fais, je le fais avec plaisir. Je ne me suis jamais plaint qu’on m’appelle Monsieur Girard. J’ai tourné de 1991 à 1997, soit 518 épisodes au total je crois. Je n’étais pas dans tous mais j’ai dû en faire 400 ou 450… En sitcom, vous être le propre défenseur de votre personnage. C’est à vous de le défendre et de le faire évoluer. Après la fin des sitcoms, il y a eu un temps difficile. Les directeurs de castings disaient qu’on m’avait trop vu. On reproche toujours le succès de quelque chose... À l’époque de Bouvard, c’était à peu près la même chose. Autant nous étions adorés dans la rue, mais je peux vous assurer qu’on ne nous a pas toujours lancé que des fleurs ! Chaque succès à un revers.

Le passage du Théâtre de Bouvard à l’univers de Premiers baisers a t-il été difficile ?

En tant que comédien, ça ne m’a pas trop dérangé puisque dans ce laps de temps, environ deux ans, j’ai fait beaucoup de sitcoms. Maguy, Marc et Sophie, Tel père tel fils… J’ai tourné aussi dans Tribunal. C’était un peu différent parque nous tournions du semi-direct. J’ai toujours eu l’habitude d’aller très vite sur un plateau.

Pour quelles raisons avez-vous rejoint Premiers baisers ?

Je trouvais le personnage hyper sympa. Et puis, il était comme moi auteur de fiction. Pur hasard. Je suis arrivé avec toute l’équipe, et tout s’est enchaîné. On a vécu ensemble pendant plusieurs années, comme une famille. J’étais le grand frère ou le papa… Que demander de plus ?

Partie 3 > Les Mystères de l’amour et l’affaire Annette


Il y a plusieurs mois, votre retour dans Les Mystères de l’amour a été accompagné d’un « buzz » monumental. Vous étiez en couple avec Annette… Était-ce une bonne idée ?

Visiblement oui puisque nous avons enregistré de très belles audiences. Et ce buzz n’était pas si prévisible que ça. Lorsque Jean-Luc Azoulay m’a proposé de revenir, il m’a dit : « J’ai envie de te marier avec Annette ». Je lui ai d’abord dit non, c’est comme une seconde fille… Finalement, il nous a convaincus, Magalie et moi, et on a foncé. Et puis, lorsque nous avons reçu le scénario définitif, on s’est dit tous les deux qu’il y allait très fort. Jamais nous ne pensions que ça allait faire un tel bruit. Des gens ont été choqués. D’autres ont dit que c’était une bonne chose depuis le temps qu’elle voulait le « pécho ». Depuis, Magali a remis les choses au point en disant qu’Annette a vingt ans de plus. Ce n’est plus simplement la bonne copine de sa fille.

Allez-vous revenir dans la saison 6 des Mystères de l’amour ?

Sans trop en dévoiler sur la saison 6, je crois que je reviens (rires). J’ai déjà tourné dans deux épisodes. Je fais confiance à mon auteur préféré pour en écrire d’autres. Quand je suis revenu dans Les Mystères, on ne s’était pas vu depuis des années avec Justine ou Hélène… On avait pourtant l’impression de ne pas s’être quitté pendant vingt ans. Il y a un réel feeling entre nous. Ça fait plaisir.

Que s’est-il passé pendant ces vingt ans pour Monsieur Girard ?

Pendant ce vide, ma femme a disparu. Annette m’a retrouvé en Australie tandis que j’étais veuf. J’avais besoin de soutien et elle a été là au bon moment. C’est l’occasion qui fait le larron ! (rires)

« Jean Luc Azoulay connait très bien la limite. Il sait jusqu’où il ne faut pas aller »

Un autre « buzz » a créé l’émoi des fans il y a quelques mois. Il s’agit de la relation homosexuelle entre José et Nicolas. Y a-t-il des limites à ne pas dépasser avec les personnages des sitcoms AB ?

Jean Luc Azoulay connait très bien la limite. Il sait jusqu’où il ne faut pas aller. La relation était justement un rêve. Ce qu’il veut, c’est que ses personnages soient aimés par l’ensemble du public. Je ne suis pas dans le disque dur de Jean-Luc, mais il va rester dans les normes pour mon personnage.

Était-ce prévisible selon vous que Les Mystères de l’amour rencontrent un tel succès sur TMC ?

Je me rendais compte de l’affection des gens pour les personnages. Je me doutais que ça pouvait marcher, mais je ne pensais pas que ce serait un tel succès. Je suis sûr que si TF1 les reprenait, ce serait un carton. Au même titre qu’un nouveau Premiers baisers, plus moderne bien sûr.

Plusieurs acteurs ont disparu de la circulation. Avez-vous par exemple des nouvelles de Suzy et Suzon ?

J’avais croisé l’une des deux, mais je les confonds encore… L’une est repartie aux USA. Sinon, je revois régulièrement Magalie Madison, Christophe Rippert, Fabien Remblier, François Rocquelin…

La galaxie des Girard n’est pas encore au complet. Où est passé Framboisier, votre frère, héros de Salut les Musclés ?

Je ne sais pas ce qu’est devenu le personnage... Je vais le demander à Jean-Luc. Il faut clarifier la situation (rires). Je lui fais confiance pour raccrocher les wagons !



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