samedi 23 février 2013 à 01:57 par

César 2013 > Amour récompensé, Camille redouble boudé

César 2013 > Amour récompensé, Camille redouble boudé
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21 heures. Canal+ donne le coup d’envoi de la 38e cérémonie des César 2013. Jamel Debbouze, président de la soirée, a donné le ton de la soirée avec un « Moi président des César » tout en avouant qu’il interdirait « Camping 12 » ou « La vérité si je mens 22 ». Il a rendu hommage, tout en humour, à son prédécesseur, Guillaume Canet, qui a « laissé le cinéma français dans un état impitoyable ». Après avoir égrené son gouvernement en nommant par exemple Sami Naceri à la Justice et Basile Boli à la défense, a énoncé la phrase officielle : « Je déclare ouverte la 38e -et dernière- cérémonie des César ».

Le maitre de cérémonie, Antoine de Caunes, s’est amusé, avec succès, à s’immiscer dans des films bien connus des Français. L’humour a donc donné le tempo de la longue cérémonie. Lambert Wilson, en talons aiguilles, est venu présenter le « César du meilleur Espoir féminin ». Alice de Lencquesaing dans « Au galop », Lola Dewaere dans « Mince alors ! », Julia Faure dans « Camille redouble », India Hair dans « Camille redouble » et Izia Higelin dans « Mauvaise fille » étaient en lice. Cette dernière a remporté la mise.

Ludivine Sagnier, tout de rose vêtue, a enchaîné avec le César du meilleur premier film. Cinq longs-métrages étaient en compétition : « Augustine », « Comme des frères », « Louise Wimmer », « Populaire » et « Rengaine ». Le réalisateur de « Louise Wimmer » a décroché le premier trophée tout en remerciant l’ensemble de ses collaborateurs, les votants et les exploitants qui ont défendu son film « comme des fous ».

Au tour d’Isabelle Carré de mettre à l’honneur les « meilleurs acteurs dans un second rôle » après avoir révélé une anecdote au sujet de Jean Carmet. Dans cette catégorie étaient nommés Guillaume de Tonquedec (« Le prénom »), Samir Guesmi (« Camille redouble), Benoît Magimel ( »Cloclo« ), Claude Rich ( »Cherchez Hortense« ) et Michel Vuillermoz ( »Camille redouble"). Et « Le prénom » a eu sa première récompense grâce à Guillaume de Tonquedec . Pour lui, ce César a été « la cerise sur le gâteau de la prune ».

Manu Payet a été « Sorry » devant Kevin Costner, invité de la soirée. Une saynète permettant de mettre en avant le César du « meilleur film d’animation » à choisir entre « Edmond était un âne », « Ernest et Célestine », « Kirikou et les hommes et les femmes », « Oh Willy » et « Zarafa ». L’histoire d’amitié entre un ours et une souris, alias « Ernest et Célestine », a triomphé devant les caméras de Canal+. « Puisque vous avez aimé, on va aller en refaire un autre » ont lancé les créateurs.


Après avoir fait un amalgame -volontaire- entre « adoption » et « adaptation », Antoine de Caunes a mis en avant les « GPA », entendre par là, les « grandes putains d’adaptation ». Céline Sallette a été conviée à venir remettre le César à l’équipe d’un des films suivants : « 38 témoins », « Les adieux à la reine », « Dans la maison », « De rouille et d’os » et « Le prénom ». Après « Un prophète », Jacques Audiard a été récompensé par l’entremise de « De rouille et d’os », adaptation du recueil de nouvelles de Craig Davidson, « Un goût de rouille et d’os ».

L’ « ébouriffante » Marina Foïs est venue remettre le César du « Meilleur espoir masculin ». Cinq acteurs ont espéré décrocher le sésame : Félix Moati (« Télé gaucho »), Kacey Mottet Klein (« L’enfant d’en haut »), Pierre Niney (« Comme des frères »), Matthias Schoenaerts (« De rouille et d’os »), Ernst Umhauer (« Dans la maison »). « De rouille et d’os » a continué sur sa lancée puisque les votants ont récompensé Matthias Schoenaerts en qualité de meilleur espoir. « Je suis touché d’être accueilli de cette façon dans la famille française » a tenu à faire savoir l’acteur, tout en soulignant que « Jacques Audiard est un génie ».

Franck Gastambide, auteur et réalisateur du film le plus rentable de l’année, « Les Kaïra », a remis le César de la « meilleure Photo » à Romain Jacquot pour « Les adieux à la reine ». Il a ainsi devancé ses confrères de « Holly Motors », « Populaire », « Amour » et « De rouille et d’os ». Rejoint par Jib Pocthier et Medi Sadoun. Franck Gastambide a enchainé avec le César du « meilleur son » attribué au film « Cloclo ». L’équipe en a profité pour interpeller la Ministre de la Culture, présente dans la salle, à propos de la délocalisation de la production.

Olga Kurylenko, mannequin et actrice française d’origine ukrainienne, ne pouvait pas mieux tomber pour remettre le césar du « meilleur film étranger ». « Argo », « Bullhead », « Laurence Anyways », « Oslo 31 Aout », « La part des anges », « Royal Affair » et « A perdre la raison » étaient en lice pour la récompense. And the winner is... « Argo ». Ce 3e long-métrage de Ben Affleck est également nommé aux Oscars, d’où l’absence du réalisateur qui a cependant tenu à remercier l’académie de cet « immense honneur ».

Avec le « César de la meilleure musique originale », Émilie Simon et Thomas Dutronc étaient tout trouvés. Ils ont donc fait leur entrée en chanson, tout naturellement, car « une petite chanson vaut mieux qu’un long discours ». Alexandre Desplat, qui a créé la musique de « De rouille et d’os », a pu compter sur le trophée. Reste que concourant pour la musique d’ « Argo » aux Oscars, il a été absent des César.


Laurent Lafitte, appelé pour remettre le César du « Meilleur scénario original » et qui vient d’intégrer la troupe de la comédie française, a fait le show en compagnie d’Antoine de Caunes en commentant, avec humour, chaque film nommés. Dans cette catégorie, on pouvait compter sur « Adieu Berthe ou l’enterrement de mémé », « Amour », « Camille redouble », » Holy Motors » et « Quelques heures de printemps ». Michael Haneke , retenu en Espagne, a remporté le César pour son film « Amour ». Sa productrice est venue chercher la récompense.

Après le traditionnel hommage aux personnes disparues, Virginie Ledoyen et Joey Starr sont venus sur la scène du théâtre du Châtelet pour remettre le César de la meilleure actrice dans un second rôle. Entre Valérie Benguigui (« Le prénom »), Judith Chemla (« Camille redouble »), Isabelle Huppert (« Amour »), Yolande Moreau (« Camille redouble ») et Édith Scob (« Holy motors »), les votants ont choisi de récompenser Valérie Benguigui. L’actrice, trop émue pour comprendre les blagues faites par Joey Starr, a fait les habituels remerciements aux « jeunes et vieux amis » pour cette « année incroyable ».

Guilaine Londez a pu parler, sur le ton de l’humour, de José Garcia, avec qui elle joue, en compagnie d’Antoine de Caunes. Une petite revanche pour le maitre de cérémonie qui a ainsi pu divulguer aux téléspectateurs le numéro de téléphone fixe de son ex-« ami très cher ». L’annonce a enchainé avec les nommés pour le « meilleur film documentaire » : « Bovine ou la vraie vie des vaches », « Duch le maitre des forges de l’enfer », « Les invisibles », « Journal de France » et « Les nouveaux chiens de garde ». Sébastien Lifshitz a décroché le trophée pour « Les invisibles », un documentaire où des hommes et des femmes, nés dans l’entre-deux-guerres, ont vécu au grand jour leur homosexualité. La récompense a permis de promouvoir le mariage pour tous avec la citation de la Déclaration des droits de l’homme : « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ».

Audrey Lamy a entonné, avec humour, le générique de « Titanic » avec des paroles liées aux deux César qu’elle allait remettre, soit celui dédié au décor et l’autre au montage. Après deux nominations passées et des débuts avec Maurice Pialat, Katia Wyszkop a été sacrée pour les décors du film « Les adieux à la reine ». En chantant « Un montage, des ciseaux.... », l’héroïne de « Scènes de ménages » a trouvé la transition pour remettre le « César du meilleur montage » à Juliette Welfling pour « De rouille et d’os ». Il s’agit du 4e César pour cette « reine des ciseaux ».

Kevin Costner, invité de la cérémonie, a eu droit à une vache (transformée en cheval sur scène en guise de clin d’oeil à l’actualité) de la part d’Antoine De Caunes avant de recevoir son César d’honneur. Michel Hazanavicius, réalisateur comblé de « The Artist », a remis le trophée à celui qui est « resté un beau mec » et qui a « marqué l’histoire du cinéma ». Sous les applaudissements, Kevin Costner a remercié les Français : « Le cinéma m’a fait découvrir le monde (...) J’ai toujours choisi mes films en fonction de leur histoire et non de la mode ou de la quête de popularité (...) Les films nous rappellent comment vivre sa propre vie » Et en français dans le texte, Kevin Costner a conclu « Merci à vous de m’avoir accepté pour ce que je suis. Merci beaucoup ». Standing ovation.


François Damiens a accepté de remettre « le costume du meilleur César » non sans avoir titillé au cours d’un « sketch » le président de la soirée, Jamel Debbouze, en le surnommant « macaque ». Du côté des costumes, le film mis à l’honneur a été « Les adieux à la Reine » grâce à Christian Gasc, qui a décroché le 4e César de sa carrière. Remerciements laconiques à la clé avec un prix dédié à « notre amie, notre amour, Mademoiselle Marie-France Pisier », décédée en 2011.

La comédienne Aïssa Maïga a tenté de faire court en souhaitant une longue carrière aux réalisateurs de « courts-métrages ». « Ce n’est pas un film de cow-boys », « Ce qu’il restera de nous », « Le cri du homard », « Les meutes » et « La vie parisienne » ont rivalisé pour la victoire. Et le César du « meilleur long-métrage » a été attribué au « Cri du homard » qui a décroché déjà de nombreux prix. Il s’agit du premier « court » pour le « petit belge », comme il se définit, Nicolas Guiot.

23h30. Les César tant attendus ont été gardés pour la fin de la cérémonie. Charlotte Gainsbourg a été appelée pour le « César du meilleur réalisateur ». L’actrice a tenu à rendre hommage à celui qui lui a beaucoup appris, Claude Miller. Ils étaient sept en lice : Benoît Jacquot, Mickael Haneke, François Ozon, Noémie Lvovsky, Léos Carax, Stéphane Brizé (Quelques heures de printemps) et Jacques Audiard (De rouille et d’os). La réalisation du film « Amour », avec Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant, a été récompensée. Mickael Haneke a donc été sacré meilleur metteur en scène de l’année.

Sept actrices se sont disputé le César de la « meilleure actrice » : Marion Cotillard pour « De rouille et d’os », Emmanuelle Riva pour « Amour », Noémie Lvovsky pour « Camille redouble », Léa Seydoux pour « Les adieux à la reine », Catherine Frot pour « Les saveurs du palais », Corinne Masiero pour « Louise Wimmer » et Hélène Vincent pour « Quelques heures de printemps ». Pour distribuer le sésame, Antoine de Caunes a fait appel au gagnant de l’année dernière dans la catégorie « meilleur acteur », Omar Sy. L’ « intouchable » a remis le César à la grande favorite de la soirée, Emmanuelle Riva pour son rôle dans « Amour ». « J’ai travaillé dans ce film avec une très grande passion (...) Ce métier est une éternelle invitation à la vie » a t-elle souligné. L’actrice de 85 ans a succédé à Bérénice Béjot et est en lice pour l’Oscar dans la même catégorie.


Antoine de Caunes a annoncé « Sept géants » ou « Sept nains », entendre par là les sept nommés dans la catégorie « meilleur acteur », soit Jean-Louis Trintignant (« Amour »), Vincent Lindon (« Quelques heures de printemps ») et Patrick Bruel (Le prénom« ) figurent parmi les candidats au César du meilleur acteur. Les autres candidats sont Jean-Pierre Bacri ( »Cherchez Hortense« ),Denis Lavant ( »Holy Motors« ), Fabrice Luchini ( »Dans la maison« ) et Jérémie Rénier ( »Cloclo"). Bérénice Béjot a précisé qu’ils étaient tous des « acteurs très doués » qui représentaient une « grande diversité et qualité du cinéma français ». Le César est venu récompenser Jean-Louis Trintignant pour « Amour », de retour au cinéma, dix ans après sa dernière apparition. Absent sur la scène pour cause de représentation au théâtre en Belgique, son fils l’a appelé en direct : « Je suis très content, merci à tous, que vous dire, je suis un peu confus, ému... » a t’il confié brièvement.

Dernier César de la soirée, celui du « meilleur film ». Pour remettre cette ultime récompense, honneur a été fait au président, Jamel Debbouze. Ce dernier a tenu à remercier sa « première dame », Melissa Theuriau, présente dans la salle. « Amour », « De rouille et d’os », « Les adieux à la reine », « Camille redouble », « Dans la maison », « Holy Motors » et « Le prénom ». Et le film plébiscité par les votants a été « Amour » qui a fait un carton plein au cours de cette cérémonie. Il a succédé au palmarès à « The Artist ».

« Gloire aux vainqueurs, honneur aux vaincus ». Ainsi s’est achevée cette 38e cérémonie des César qui a vu le plébiscite attendu du film et des acteurs de « Amour » avec cinq prix. A l’inverse, avec treize nominations, « Camille redouble » n’a rien obtenu. À quelques heures des Oscars, les Américains n’ont pas été oubliés avec un César d’honneur pour Kevin Costner et « Argo » en qualité de « meilleur film étranger ». En 2014, l’académie mettra à l’honneur de nouveaux films et personnalités du grand écran au cours de cette traditionnelle soirée suivie par deux millions de Français...



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