vendredi 12 mai 2017 à 13:24 par

Eurovision 2017 : Edoardo Grassi (chef de la délégation) dévoile les secrets de la prestation d’Alma

Eurovision 2017 : Edoardo Grassi (chef de la délégation) dévoile les secrets de la prestation d’Alma
©@EdwardoGrassi 

La prestation de la France sur la scène du 62e Concours Eurovision de la chanson est désormais connue : c’est seule, dans une robe argentée, et tout sourire qu’Alma tentera de convaincre le public. Derrière elle, des vues de Paris stylisées avec la Tour Eiffel illuminée en bonne place. « On joue la carte du charme et du romantisme à la française », nous explique Edoardo Grassi, le chef de la délégation française. « On est fiers d’être Français, on chante en français donc on assume à fond. »

Depuis deux ans, la direction de France 2 confie à ce jeune producteur la lourde tâche d’accompagner l’artiste tricolore, de la sélection jusqu’à la longue attente des résultats. Entre deux réunions informelles pour régler un problème de lumières ou s’attirer les bonnes grâces de la télévision portugaise, il a expliqué à Toutelatélé comment s’est construite au fil des mois la performance d’Alma.

Un premier choix de mise en scène avorté

Première révélation, ce que vous verrez à l’écran ce samedi 13 mai n’est pas du tout ce qui avait été initialement prévu. « Cette année, on avait comme idée de faire des projections sur une énorme toile de 12 mètres sur 4. » Audacieux car sur la scène de l’Eurovision, la moindre originalité est facturée : pyrotechnie, ventilateur, écrans... « C’était extrêmement cher mais on avait réussi à négocier le budget fortement à la baisse avec les producteurs car ils trouvaient que notre dispositif apportait un vrai plus pour le show. »

Problème : l’équipe technique parisienne en charge du projet jette l’éponge en cours de route, laissant à la délégation française peu de temps pour trouver un plan B. Pourtant, Edoardo Grassi assure que la mise en scène finalement choisie n’est pas une solution par défaut. « Nous sommes très fiers de ce que nous proposons. Vu les problèmes techniques rencontrés lors de la première demi-finale, ce n’est pas plus mal d’avoir simplifié. »

« On a choisi de focaliser l’attention sur le regard et les émotions de notre artiste »

À quelques heures de l’arrivée à Kiev, nouveau coup dur : sur le plateau, plusieurs caméras doivent être déplacées. « On a dû tout revoir. Heureusement, l’équipe de réalisation a été très réactive même si lors des premières répétitions, après avoir défini précisément les plans, nous nous sommes aperçus qu’il manquait certaines choses. » Théoriquement, une fois sur place, le visuel ne peut plus être modifié. Conscients de la situation et dans l’intérêt de la retransmission télévisée, les producteurs locaux ont fait une petite entorse à la règle...

À la découverte des premières images, des commentateurs critiquent sévèrement l’absence de danseurs, pourtant au centre du clip officiel. Seules subsistent des silhouettes virtuelles en fond de scène. Un choix assumé par le chef de la délégation tricolore : « À part Christine & the Queens et de rares autres exceptions, je ne trouve pas que la France soit un pays qui joint facilement la danse à la musique, explique-t-il. On a choisi de focaliser l’attention sur le regard et les émotions de notre artiste. Le visuel ne doit pas distraire. »

« Je ne pensais pas qu’on arriverait à ce stade-là en si peu de temps »

Dans les couloirs de l’International Exhibition Centre de Kiev, le temps est compté. Pour peaufiner les détails, chaque pays dispose de deux sessions de travail de respectivement 30 et 20 minutes. Au total, l’artiste peut chanter trois fois et ainsi tester différentes réalisations, lumières ou chorégraphies. Les options retenues sont déterminées lors d’un visionnage critique, en présence des producteurs du show.

Et Alma, comment vit-elle cette expérience ? « Je suis très étonné car elle est très confiante, avoue Edoardo Grassi. C’est une folle bosseuse, elle a fait des progrès inouïs. Sincèrement, je ne pensais pas qu’on arriverait à ce stade-là en si peu de temps. » Et il y a encore des marges de progression. « Lors de la première répétition dans les conditions du direct, elle a eu un gros coup de stress. D’ici samedi, on va lui apprendre à apprivoiser cette émotion. »

Cela suffira-t-il pour que la France décroche une sixième victoire, quarante ans après le sacre de Marie Myriam ? « On peut viser la première place ou, plus modestement le top 5, tempère-t-il. Mais à l’Eurovision, on ne peut jamais maîtriser les résultats. Le public peut être vache parfois. Il ne faut exclure aucune position, y compris la dernière place. »

Verdict samedi soir. Mais dans le pire des cas, aucune place pour d’éventuels regrets, ce sera déjà l’heure de réfléchir à l’édition 2018. Edoardo Grassi se voit bien rempiler. « Si France 2 veut encore de moi, bien sûr. L’Eurovision, c’est devenu notre bébé. »



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