jeudi 15 janvier 2015 à 19:37 par

François Berléand (Le Transporteur) : « Je voulais quelque chose de consistant à défendre en saison 2 »

Après les films et la saison 1 du Transporteur sur le petit écran, François Berléand endosse à nouveau le rôle du sympathique inspecteur Tarconi dans la saison 2 de la franchise, actuellement diffusée sur M6. L’acteur français se confie sans langue de bois sur le reboot subi par la série et sur sa relation avec Chris Vance, alias Frank Martin.

François Berléand (Le Transporteur) : « Je voulais quelque chose de consistant à défendre en saison 2 »
©Cauvin-Chognard/CCSP 

Marion Olité : Vous aviez fait part de vos réserves lors de la diffusion de la première saison du Transporteur en 2012. Pourquoi avoir décidé de rempiler finalement ?

François Berléand : Quand on m’a appelé pour me dire qu’une saison 2 était en route, on m’a expliqué qu’il y aurait un nouveau showrunner, digne de ce nom. On a connu trois showrunners différents sur la saison 1. Un petit jeune s’était occupé du pilote, et je l’avais trouvé vraiment bien. J’ai signé sur la foi du pilote, mais après il y a eu onze autres épisodes. Du coup, sur la saison 2, je leur ai dit « Pourquoi pas ? », mais je voulais lire quelques scénarios avant de m’impliquer. La rencontre avec Frank Spotnitz a été étonnante : il s’est excusé pour les autres ! Dans la première saison, l’équipe était très importante, mais avec des gens qui n’étaient pas à leur place. Je me souviens qu’on m’avait donné une carte de police verte, blanche et rouge (rires) ! J’ai rarement vu des plateaux avec une telle force d’inertie. Je me suis fait taper sur les doigts à l’époque pour avoir dit ça aux journalistes. Mais je suis comme ça, je dis ce que je pense.

Êtes-vous complètement convaincu par cette saison 2 ?

Ah oui ! Frank Spotnitz m’a demandé ce que j’attendais de la série, et de mon rôle. Je voulais participer au moins une fois à l’action, sachant que j’avais une durée limitée à dix jours de tournage sur la série. J’avais envie d’avoir quelque chose de consistant à défendre, au moins sur un épisode. Et après on saupoudre mon personnage sur trois ou quatre autres épisodes. Je suis content. L’épisode qui m’est consacré est super physique, même si je ne me suis pas entraîné pendant trois mois avec le GIGN (rires). Je me retrouve avec des flics biélorusses et le SWAT à partir à l’assaut de pourris.

Pourquoi la saison 2 est-elle réussie selon vous ?

Les scénaristes ont vraiment été à la hauteur. On a eu deux réalisateurs français, et le fait de pouvoir communiquer un peu en français, c’est agréable. Les Français sont des directeurs d’acteurs, ce qui n’est pas le cas des Américains qui se tournent plus vers l’aspect technique.

Avec Chris Vance, vous êtes les seuls rescapés de la saison 1. Comment se sont passées les retrouvailles ?

On est très copain. J’ai beaucoup de respect pour lui, et je pense que c’est réciproque. C’est quelqu’un de très chaleureux, qui a beaucoup d’humour. Un humour très anglais. Ca a été un gros tournage pour lui, dans les 100 jours, avec des rythmes de travail à 14h/jour. J’avais d’ailleurs stipulé dans mon contrat que je ne travaillerais pas plus de 10h/jour, car je m’étais fait avoir en saison 1. C’est trop fatiguant pour moi. Et donc, Chris était content quand il me voyait arriver sur le tournage. Il savait qu’il n’allait travailler que 10 heures (rires). Et qu’on allait se marrer !

« Quand j’ai rencontré Frank Spotnitz, il s’est excusé pour les autres ! »

Vous portez ce personnage de Tarconi depuis déjà douze ans, le premier film Le Transporteur datant de 2002. Ne ressentez-vous aucune lassitude ou frustration quand à son développement ?

Déjà douze ans ! Je ne suis pas lassé, car je ne le vois pas souvent. Il me permet de tourner en anglais et c’est vraiment ce que je trouve rigolo. C’est un joli challenge quand on parle aussi mal que moi (rires). C’est du vrai cinéma en fait : je fais semblant de parler anglais (rires).

Pourquoi avoir demandé de tourner vos scènes en français et en anglais ?

Je me suis rendu compte, mais déjà au cinéma aussi, qu’on ne joue pas du tout de la même façon en anglais et en français. À chaque fois, je me disais : « Ah, ce n’est pas bon, le lipping est mauvais ». Ça ne va pas non plus dans le rythme. J’ai donc tourné mes scènes deux fois, en français et en anglais. Ca ne coûte pas grand-chose de refaire une prise. Mes séquences durent quelque chose comme une minute. Avant de changer d’axe, hop, on le refait. Si j’ai dix plans en plus, ça fait dix minutes à tourner en plus dans la journée. Ce n’est rien.

Est-ce vous qui avez apporté le côté gourmet de Tarconi, que l’on voit souvent en train de faire la cuisine ?

J’adore la cuisine, même si je suis moins derrière les fourneaux qu’avant. J’adore bien manger surtout (rires). Cet aspect était présent dès le premier film Le Transporteur. On avait décidé ça avec Luc Besson que ce flic serait un gourmet. Et puis, c’était destiné à un marché mondial. Et c’est un de nos symboles reconnaissables partout, les Français et la cuisine (rires). Je trouve ça plutôt sympa de voir un policier qui cuisine.

La franchise télé Le Transporteur vous a-t-elle ouvert des portes à l’international ?

Oui, mais j’ai refusé à chaque fois, car soit j’étais pris, soit c’était trop court. On m’avait proposé un Woody Allen et un Spielberg, mais pour une seule journée de tournage. Je n’en ai rien à foutre moi ! Ce n’est pas intéressant de venir pour trois répliques. Je ne vais pas le rajouter sur mon CV à mon âge ! Et avec un peu chance, j’aurais été coupé au montage en plus (rires). Je me souviens que sur Munich, il y avait plein d’acteurs français qui avaient de petits rôles. Stéphane Freiss avait une scène de trois secondes. C’était de la figuration !

Le Transporteur 4 est en préparation. Vous a-t-on contacté ?

Non, car le film se déroule avant, alors que le transporteur a 25 ans. Et la rencontre entre Tarconi et Frank a lieu dans le premier film. Ce n’était vraiment pas possible de m’inclure.

Si on vous propose de rempiler pour une saison 3 du Transporteur, serez-vous partant ?

Oui, si c’est toujours Frank Spotnitz aux commandes. Mais je demanderai quand même à lire quelques scripts avant de donner ma réponse.



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