mercredi 27 août 2014 à 18:59 par

James Spader (Blacklist) : « Raymond Reddington est la définition même de l’anti-héros »

James Spader n’a jamais été un fervent adepte de la télévision. depuis qu’il tourne pour le petit écran, il est devenu, selon ses propres mots, « un fan » et est impatient de suivre toutes les nouveautés. Dans « The Blacklist », l’acteur prête ses traits au personnage de Raymond Reddington. Après avoir vu passer quatre décennies dans cette industrie, celui qui se considère presque comme un fainéant ne se lasse pas de ce métier. Rencontre.

James Spader (Blacklist) : « Raymond Reddington est la définition même de l’anti-héros »
©SONY PICTURE TELEVISION 

Votre apparence au générique de The Blacklist détonne. Ce look était-il prévu dans le script ?

James Spader : Me raser les cheveux était mon idée. Je pensais tout simplement que ce serait cool d’avoir cet homme sinistre et cette apparence le rend crédible. J’ai toujours adoré jouer les méchants. Je me sens attiré par la part d’ombre des êtres humains et je trouve ça fascinant. Il n’y a pas à chercher : Raymond Reddington est mauvais ; il est la définition même de l’anti-héros.

Entre The Blacklist et plusieurs films tournés récemment, vous multipliez les projets. Etes-vous ce que l’on appelle un « workaholic » (bourreau de travail) ?

Non ! Et le fait que je sois à nouveau dans une série télévisée est même une aberration. Après Boston Legal, j’ai fait un break. À peine ai-je terminé la série que me revoici dans la même situation. Je suis du genre à vouloir travailler le moins possible. Mais je suis curieux de nature, j’aime jouer des rôles et j’aime les histoires. Je suis tombé amoureux de celle de The Blacklist.

À votre niveau, travailler est-il encore une nécessité pour vivre ?

L’économie a totalement changé ces derniers temps dans ce business. Les petits films que je faisais et qui étaient rémunérés ne le sont plus. Je ne peux pas le faire gratuitement comme ils me le demandent ; j’ai des factures à payer comme tout le monde.

« Le seul chiffre qui m’intéresse sur mon contrat, c’est celui de mon salaire »

Vous évoluez dans cette industrie depuis longtemps. Quel a été le plus gros sacrifice que vous ayez eu à faire au fil des années ?

Je dirais que si vous avez passé 20 ans à construire un style de vie pour le payer aujourd’hui, l’équation est délicate. L’industrie cinématographique a énormément changé. Si vous essayez de garder comme précepte votre style de vie en tant qu’acteur pour la télévision, ça aide, en revanche, bien plus.

Avez-vous déjà songé à tout arrêter ?

En permanence. J’aime m’éloigner de tout ça. Quand j’ai terminé un travail, j’ai besoin d’un long break. Je me retire et je fais des choses pour moi.

Vous voyez-vous incarner Raymond Reddington sur dix saisons ?

Je vais vous révéler un secret : j’ai toujours ignoré le nombre de saisons pour lesquelles je suis engagé dans mon contrat. Le seul chiffre qui m’intéresse, c’est celui de mon salaire. Je prends en compte davantage les obligations de mon employeur que les miennes. Je sais que je me trompe en faisant ça, mais j’ai toujours procédé ainsi.

« La forte exposition médiatique produite par la télévision est écrasante »

Avez-vous des envies de passer de l’autre côté de la caméra ?

Je n’aime pas les réunions. Et une fois que vous faites partie du management, le nombre de réunions quadruple. Je ne peux pas souffrir ainsi. Quand j’ai fini de remplir mes obligations, je pars.

Quel est votre rapport à l’image ?

Je me regarde et ça ne me dérange pas. Je ne suis pas narcissique. Je peux quitter mon domicile le matin et ma petite amie peut me dire que j’ai quelque chose sur la figure. C’est là où je réalise que je ne me regarde pas avant de partir. J’ai toujours l’impression de me ressembler. Quand vous prenez du poids, vous pouvez toujours acheter une plus grande taille de pantalon. Je ne suis pas si futile pour être honnête.

Pour quel rôle les gens vous reconnaissent-ils en vous croisant dans la rue ?

C’est toujours différent et ça me surprend à chaque fois. Si quelque chose sort et rencontre du succès, comme Boston Legal, un tas de personnes viennent vous voir pour vous parler. La forte exposition médiatique produite par la télévision est écrasante.

Quel est, selon vous, le secret de la longévité dans ce milieu ?

J’aime rester mobile dans la vie. J’évolue entre New York et Los Angeles et j’aime ça. Il faut être sur ses deux pieds en permanence.



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