MARATHON / TELE IMAGES / ALP : naissance d’un « holding de producteurs »

MARATHON / TELE IMAGES / ALP : naissance d’un « holding de producteurs »
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Pascal Breton (Marathon), Denis Mermet (Adventure Line Productions) et Vincent Chalvon Demersay (Marathon Médias) ont présenté hier à la presse le holding regroupant Marathon, Télé Images et Adventure Line Productions, né après l’acquisition vendredi de Marathon par le fonds d’investissement Bridgepoint (nos informations du 24 janvier). « C’est l’acte de naissance d’un puissant créateur, dans tous les genres de programmes, d’une convergence de talents », a défini Pascal Breton, qui préside le directoire, également composé des patrons d’ALP et de Marathon Médias. Parmi les points communs des producteurs réunis, il a notamment cité la volonté de « préserver (leur) indépendance », les succès rencontrés « en audience et à l’international », grâce à des « marques ». La création de Finhera, nom provisoire du holding, répond à « une logique de création, à une volonté de producteurs et non à une volonté financière », a insisté Denis Mermet. Tandis que Vincent Chalvon Demersay soulignait : « Une des forces du groupe, c’est de réunir des producteurs présents dans tous les genres, sur toutes les chaînes et dans beaucoup de pays ». Selon lui, Finhera représente « un créatif fort et une structure financière solide ». Le holding estime se positionner aujourd’hui comme la 2ème société de production française derrière Endemol et envisage d’acquérir d’autres sociétés, selon « les opportunités », a indiqué Denis Mermet.

Les entités de production et une future acquisition

Le holding, qui regroupe « environ 250 salariés permanents », est doté de quatre filiales : ALP, Marathon Médias (nouveau nom de Marathon Animation), Marathon et Télé Images. Marathon regroupe les entités existantes de la société en matière de production (fiction et documentaire), ainsi que Marathon International (dirigée par Emmanuelle Bouilhaguet). Même dispositif pour la filiale Télé Images, qui possède donc, pour la fiction, les entités Gétévé (Christian Charret, qui chapeautera l’activité fiction), Télé Images Création (Nicole Flipo) et & Associés (qui pourrait être dirigée par Arnaud Figaret), pour l’animation Télé Images Kids (Philippe Alessandri) et pour les ventes Télé Images International (Marie-Laure Montironi). En matière de documentaires, l’entité Télé Images Nature est conservée, malgré le départ de Frédéric Lepage. « C’est un beau nom, a justifié Pascal Breton. Pour l’animer, nous cherchons un producteur suffisamment créatif et suffisamment autonome ». Par ailleurs, le holding devrait prochainement racheter une société de production de documentaire : cela pourrait être Mona Lisa Production. « Nous sommes en négociations avancées », nous confirme la société lyonnaise.

Les « quatre grands objectifs » de Finhera

Finhera est organisée « davantage dans une logique d’échanges que d’intégration, a souligné Denis Mermet : il ne faut surtout pas casser la souplesse et la réactivité d’une entreprise. » Autour de la structure holding se positionnent les entités de production et des services transversaux destinés à toutes les entreprises. La constitution du holding répond à « quatre grands objectifs », a indiqué Pascal Breton. Le premier est de « faire émerger encore davantage de talents à l’intérieur de l’équipe » et d’intégrer dans le groupe « les meilleurs talents dans tous les genres de programmes », en leur offrant « une grande autonomie créative, associée à tous les services possibles (montage financier, exploitation, droits dérivés...) ». Le deuxième objectif est « d’incarner de grandes marques » : « Nous possédons déjà les marques parmi les plus fortes de France, voire du monde comme avec Totally Spies, a-t-il poursuivi. Nous voulons en incarner davantage encore, en jeux, animation... ». « Créer deux marques pérennes par an pour le groupe serait formidable », a souligné Vincent Chalvon Demersay. Le troisième objectif est d’exploiter ces marques « dans tous les domaines » : ce qui est « normal en animation est également possible en fiction, dans le documentaire ou les jeux », a précisé Pascal Breton, citant les possibles « nouveaux modèles économiques » que sont internet, la téléphonie, la musique, les magazines papier ou encore le placement de produits. Enfin, dernier objectif : réaliser les trois premiers « avec les grands diffuseurs » et donc « trouver un partenariat gagnant-gagnant (avec eux) ». « Nous sommes une bande de créateurs qui nous donnons les moyens de rester les plus libres possibles », a-t-il conclu.





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