Philippe Vasseur (José - Les Mystères de l’amour) : « Je reçois des messages me disant T’es pas mort, tu vas revenir, c’est énorme ! »

Philippe Vasseur a quitté Les Mystères de l’amour depuis quelques mois. Alors que José a disparu, l’acteur, lui, est sur la scène de la Comédie Contrescarpe (Paris) où il joue « Profs & Cie » de Cédric Cizaire, jusqu’au 28 juin, puis en juillet à Avignon. Toutelatele a rencontré le comédien pour évoquer sa pièce, mais surtout son absence de la série de Jean-Luc Azoulay. Philippe Vasseur s’est alors confié sur ses souvenirs et ses envies de faire autre chose.

Publié le samedi 14 juin 2014 à 19:01
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Philippe Vasseur (José - Les Mystères de l’amour) : « Je reçois des messages me disant T’es pas mort, tu vas revenir, c’est énorme ! »
©Christophe Charzat 

Claire Varin : Aviez-vous très envie de monter sur scène ?

Philippe Vasseur : Non. Je crois d’ailleurs que je n’y avais jamais pensé. Je n’imaginais pas que l’on puisse me faire jouer au théâtre. Et quand Cédric Cizaire m’a proposé Profs & cie, c’est la trouille qui m’a fait réfléchir longtemps. Mais on ne laisse pas passer une chance comme ça. C’est une pièce totalement barrée, mais finement écrite. Ce n’est pas du gros boulevard, j’ai beaucoup ri en la lisant.

Peut-on dire que votre personnage dans la pièce Profs & Cie est encore un « séducteur » ?

Je ne suis pas un séducteur du tout. Je suis un obsédé sexuel. Ça me plaît parce qu’il va au bout de sa folie. C’est un fou furieux, un peu débile, mais gentil.

Vous avez également peint le décor de la pièce...

On s’est dit que ce serait bien d’amener quelque chose d’un peu original. J’ai proposé à Cédric de faire ce décor. Il a été emballé dans la seconde. Vu sa réaction, je pense qu’il avait ça à l’esprit depuis un moment et qu’il n’osait pas me le demander (rires).

On vous a vu récemment dans le film Le Casse des casses. Comment vivez-vous ses nouvelles expériences de comédien ?

Je le vis extrêmement bien, car j’ai attendu des années que ça arrive. Mais il y a toute une génération de réalisateurs, de directeurs de casting et autres, que je n’intéressais pas. Et peut-être que je n’intéresserais jamais. Et là, il y a des petits jeunes qui arrivent et qui ont aussi grandi avec nous. C’est le cas de Cédric Cizaire. Et c’est bien qu’il ait pensé à moi.

Que gardez-vous de cette expérience cinématographique ?

Je suis content d’avoir vu ma tête sur un grand écran. Le Casse des casses est un premier film avec toutes les erreurs d’un premier film. Mais Florian Hessique est allé au bout de son truc. Il a fait un boulot incroyable durant trois ans. Je le respecte infiniment. Ça restera un excellent souvenir. Et je vais retrouver Florian sur le tournage d’un court-métrage cet été.

« Treize ans à faire José, c’est long. J’ai envie d’autre chose »

Votre départ des Mystères de l’amour est-il directement lié à la pièce ?

Je suis d’un naturel anxieux. Et je n’aime pas être en retard. Connaissant le rythme des tournages, qui n’est pas toujours évidemment, j’avais vraiment trop peur de ne pas réussir à faire les deux. Donc la meilleure solution était de faire un break. J’en ai discuté avec Jean-Luc Azoulay (producteur des Mystères de l’amour, ndlr). Il m’a dit : « Tu fais ce que tu veux. La porte reste ouverte. Tu reviens quand tu veux. » D’un autre côté, il n’est pas là à attendre que je revienne même si je sais que ça lui ferait plaisir. Et moi aussi, si la pièce s’arrête. Mais treize ans à faire José, c’est long. J’ai envie d’autre chose.

Mais savez-vous que le public vous cherche ?

Je reçois des messages sur Facebook me disant « T’es pas mort, tu vas revenir », c’est énorme ! (rires) C’est le casting qui a fait le succès de la série. On ne peut pas durer treize ou quatorze ans comme ça, sans qu’il n’y ait une vraie alchimie entre les gens. Azoulay a eu un nez incroyable de nous choisir tous. J’ai plein de messages de téléspectateurs qui voient la relation sincère d’amitié que l’on a les uns avec les autres. Et quand ça transpire comme ça à l’image, c’est vachement bien.

Partie 2 > Le buzz José & Nico, Les Vacances de l’amour et ses envies


Après toutes ces années à incarner les mêmes personnages, en termes de direction de jeu, arrivez-vous à prendre le pouvoir sur le plateau ?

Depuis tout ce temps, avec les réalisateurs on se connait bien. Pour le texte, ce qui compte est de garder le sens de la phrase. Pour le reste, on ne se gène pas pour partir en live. Le vrai problème de cette série, c’est le temps. Les journées de tournage sont balèzes. Il faut essayer d’être crédible le plus vite possible. Si c’est à la première prise, c’est très bien ! (rires)

Était-ce plus simple à l’époque d’Hélène et les garçons en studio ?

Sur un plateau, on gagne un temps phénoménal. Le passage d’un décor à un autre se fait rapidement. Il n’y a pas de bruits extérieurs pour faire perdre du temps. Sur Les Mystères de l’amour, on gagne du temps quand on tourne dans la maison. Mais dès qu’on est dans le jardin, c’est fini. En revanche, quand on est allé tourner aux Antilles, ça a été une véritable récréation pour nous. C’était comme lâcher des mômes dans la cour de récré après deux heures de maths. On allait là-bas une quinzaine de jours par mois. C’était quatre années géniales.

Vous étiez décorateur de plateau chez AB lorsque vous avez été casté pour Hélène et les garçons. Le goût de la comédie est-il venu tout de suite ?

Il m’a fallu des années. Jean-Luc Delarue, sur une émission, m’avait demandé comment je me trouvais au début, j’avais répondu « A chier » et ça l’avait bien fait rire. C’était vrai. Mais je m’amusais et je gagnais bien ma vie. Je me fichais du reste. Les choses ont commencé à changer quand on est parti à St Martin. J’avais déjà arrêté pendant deux ans, j’avais envie de jouer autre chose. Et comme personne ne voulait de moi, je suis revenu sur la série.

Vous situez votre changement à la période des Vacances de l’amour. Cette période marque aussi une évolution de ton et une certaine liberté de langage...

C’était une grosse machine, avec des bateaux et des hélicoptères. Alors, on avait envie d’être sérieux dans notre travail. Et il s’est passé un truc bizarre sur une scène. Jean-Luc Azoulay était là. Le ton de la scène était assez sérieux et j’ai naturellement dit « Merde ». Je me suis tourné vers Jean-Luc. Il m’a répondu « Oui, ça passe. C’est naturel. » A partir de ce moment-là, j’ai compris qu’il me laisserait une liberté d’expression pour mon personnage. Parce que José est un peu décalé par rapport aux autres. Et je me suis engouffré puissance dix ! C’était important. À l’époque, je devais avoir 35 ans. À cet âge, on peut se permet de dire quelques gros mots dans une phrase.

Peut-on revenir sur le buzz autour de l’épisode où José et Nicolas passent la nuit ensemble ?

Ça faisait des mois que l’on disait à Azoulay : « Trouves-nous un truc où l’on sorte un peu de la routine ! » Et il n’a rien trouvé de mieux que ça. Il est arrivé un jour en rigolant et en disant « J’ai trouvé un truc les gars ! » Il nous a passé le texte et on a bien rigolé. On s’est vraiment amusé. Ça n’a pas fait rire tout le monde. Il y a beaucoup de fans puristes qui n’ont pas du tout aimé cet épisode. Azoulay voulait faire le buzz, il a réussi. La série, c’est son jouet. Et quand il appelle les anciens comme Annette, pour venir au mariage, c’est génial. Le mariage entre Béné et José était une journée incroyable. C’était très émouvant. On ne voit pas tout dans l’épisode, mais certaines séquences étaient vraiment émouvantes. Tom Schacht, qui joue Jimmy, avait l’impression d’être à un vrai mariage. C’était drôle. Et c’était super de revoir les anciens. C’est toute une vie, cette série.

« Je voudrais juste faire mon boulot. Et passer des castings sans que mon étiquette ne me précède »

Regardez-vous des séries ?

Je suis plutôt un mangeur de films. Mais j’aime bien Mentalist. Et mon fils m’a fait découvrir Soda. J’adore, ça me fait beaucoup rire. C’est bien écrit, c’est bien fait et bien joué. J’aimerais bien jouer un prof dans cette série.

Quelles sont vos envies maintenant ?

J’ai des envies, mais je vis très bien avec. Je serais le plus heureux des mecs à tourner avec Gérard Lanvin, François Cluzet ou Olivier Marchal. Les Lyonnais est un film fabuleux. Il a réinventé le polar. Tout est bien fait. La bande-son est géniale. C’est un des meilleurs films que j’ai vus ces dernières années.

L’écriture ou la réalisation ne vous ont jamais tenté ?

Un jour, sur un casting, quelqu’un m’a dit : « De toute façon avec l’étiquette que tu as, ça va être compliqué. Tu devras écrire. » Je lui ai répondu une chose très simple : « Si ça ne dérangeait personne, je voudrais juste faire mon métier de comédien. » Je voudrais juste faire mon boulot. Et passer des castings sans que mon étiquette ne me précède.

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