samedi 16 mars 2019 à 18:48 par

Sébastien Courivaud : « Pourquoi je ne reviens pas dans Les Mystères de l’amour »

Ce samedi 16 mars à 19h50, TMC diffusera le 500e épisode des Mystères de l’amour. Figure historique d’Hélène et les garçons, Sébastien Courivaud explique pourquoi il n’a pas accepté de participer à la série. Il se confie sur l’épopée d’AB Productions dans les années 90 sur TF1 et évoque ses projets.

Sébastien Courivaud : « Pourquoi je ne reviens pas dans Les Mystères de l’amour »
©avec l’autorisation de Sébastien Courivaud - photo de clairandarine photographies 

Benoît Mandin : Le grand public vous connaît pour votre rôle de Sébastien dans Hélène et les garçons. Comment êtes-vous arrivé dans cette sitcom AB ?

Sébastien Courivaud : J’ai passé un casting en 1993. Il cherchait un comédien pour le rôle de Sébastien et je suis arrivé au bon moment. Cela s’est fait très vite. En même temps, ils ont aussi recruté Laly Meignan et Lynda Lacoste (Laly et Linda, ndlr).

La sitcom a rapidement connu un succès populaire. À quel moment en avez-vous réellement pris conscience ?

Je suis arrivé six mois après le début d’Hélène et les garçons. Ce n’était pas aussi populaire que ça, je ne connaissais pas du tout la série. On m’a donné des cassettes VHS pour voir ce que c’était vraiment. J’ai démarré à l’automne et c’est vraiment au printemps que ça a explosé.

Comment avez-vous vécu cette soudaine notoriété ?

C’était assez étrange. On tournait énormément et on passait notre vie sur les plateaux à raison de quinze heures par jour. Quand on sortait petit à petit, on se rendait compte qu’on parlait de nous. Je ne m’attendais pas à un tel succès pour Hélène et les garçons. Il y avait deux vies en parallèle : notre vie de comédien et celle où il fallait gérer cette notoriété. Au fil des semaines, c’est monté de plus en plus fort. Je l’ai bien vécu, car on était une équipe très soudée. L’essentiel de ce que l’on vivait était de tourner nos épisodes. La notoriété a toutefois entraîné des changements dans nos vies.

La série imposait un rythme de tournage intense. Comment l’avez-vous géré ?

23 ans, on a la pêche (rires). Cela ne nous faisait pas peur et on avait de la ressource. Si c’était aujourd’hui, j’ai 50 ans, je pense que je tiendrais moins le coup. En 2008, j’ai tourné pour Seconde chance, série quotidienne pour TF1. Je m’étais préparé d’une autre manière puisque j’avais 40 ans. Je savais que ça pouvait être un rouleau compresseur, mais finalement ça n’a pas été le cas.

« On a vécu une sacrée aventure tous ensemble »

Quels souvenirs gardez-vous d’Hélène et les garçons ?

J’ai un très bon souvenir. On était gâtés, on n’avait pas trop à se soucier de trouver du travail vu que l’on enchaînait les épisodes. On se doutait que ça allait durer puisque le succès était sans cesse grandissant. Je savais qu’à un moment j’allais devoir m’arrêter pour ne pas faire que ça. On bossait, on s’amusait, on s’entendait tous très bien et on tournait une série sympa. Si on repense aux années 90, c’était une période cool et légère.

Le couple que vous avez formé avec Laly, jouée par Laly Meignan, a marqué le public. Comment l’expliquez-vous ?

Au-delà des couples, l’ensemble des personnages a marqué les Français. Il y avait trois ou quatre sitcoms qui se tournaient au même moment. Hélène et les garçons a eu un succès particulier. Par rapport à ce que je pouvais voir sur d’autres plateaux, on était vraiment très copains. On s’amusait à bosser ensemble, on avait du plaisir à se retrouver chaque jour et le public le ressentait dans les épisodes. Il y avait une vraie bonne humeur et complicité.

Outre la cafétéria, vous apparaissiez au garage. Avec Nicolas, Christian et José, vous formiez un groupe de musiciens...

Je n’étais pas réellement bassiste, mais pianiste. J’en ai joué depuis l’âge de 5 ans. J’avais une oreille musicale, mais on était en play-back. On avait une bande-son et on devait la suivre comme on pouvait. Je ne savais pas du tout jouer de la basse, c’était de l’impro. Sébastien Roch était vraiment le seul musicien et il jouait très bien de la batterie. Les autres, on faisait semblant (rires).

Vous êtes ensuite apparu dans Le miracle de l’amour. Pourquoi avoir fait le choix de quitter la série en 1996 ?

Je suis parti, car on m’a proposé de jouer dans Studio des artistes. On m’a pris pour le rôle d’un professeur de théâtre donc j’ai quitté Le miracle de l’amour. J’ai été content de pouvoir faire une nouvelle série et d’incarner un nouveau personnage. Cela correspondait bien à ce que j’ai fait avant AB puisque j’ai beaucoup joué au théâtre. L’écriture était différente, c’était plus littéraire que Le miracle de l’amour. La série a duré un an et après j’ai arrêté les sitcoms.

« Une fois que je ne me sens plus à ma place, j’arrête. La page AB était définitivement tournée »

Pourquoi ne pas avoir rejoint le casting des Vacances de l’amour, spin-off d’Hélène et les garçons et du Miracle de l’amour ?

Quand ils sont partis à Love Island, j’étais encore sur Studio des artistes. Quand la série s’est arrêtée, Jean-Luc Azoulay m’a proposé de les rejoindre. J’approchais 29 ans et cela faisait près de quatre ans que je tournais chez AB. J’en avais assez et j’avais fait le tour. Je commençais à m’ennuyer et je me disais qu’il fallait arrêter pour ne pas être étiqueté « sitcoms AB ». J’avais besoin de me faire oublier pour démarrer autre chose.

Les sitcoms AB ont été la cible de critiques par la presse. Comment l’avez-vous vécu ?

Pendant, je ne le vivais pas mal du tout parce la série plaisait à beaucoup de monde. On n’avait pas la prétention de faire du cinéma. On savait que l’on faisait du programme télé pour 18 heures. C’était vraiment les premiers tournages industriels. On tournait un épisode par jour et les épisodes étaient écrits d’une semaine sur l’autre. On apprenait nos textes le soir pour le lendemain. Les critiques ne nous touchaient pas particulièrement. En sortant des sitcoms AB, cela a été plus difficile à vivre. Quand j’ai repassé des castings, je me faisais dégager parce que je venais d’AB Productions.

Comment avez-vous surmonté cette étiquette AB ?

Je me suis fait oublier. J’ai fait d’autres boulots en attendant que ça se calme. Il y avait l’image et le problème d’être très vite marqué par un personnage. J’ai quand même pris six, sept ans à faire pleins de choses où on ne me voyait pas, comme des voix de documentaires. Puis, j’ai repris un agent et j’ai repassé des castings. Au fil des années, j’ai pu recommencer à tourner.

Diriez-vous qu’à ce moment-là, un retour autour d’une série AB était totalement exclu ?

Pour moi, la page AB était définitivement tournée. J’avais vraiment fait le tour. À moins que l’on m’ait proposé d’autres types de fictions, je ne souhaitais pas revenir vers les sitcoms. Cette traversée du désert n’était pas dans l’idée de retourner chez AB. Une fois que je ne me sens plus à ma place, j’arrête. C’est une prise de risque, mais la vie est aussi une aventure.

« Il y a très peu de chance que je revienne dans Les Mystères de l’amour »

Quatre ans après Les vacances de l’amour, la bande culte d’Hélène et les garçons a signé un retour gagnant avec Les Mystères de l’amour sur TMC. Vous attendiez-vous que la série puisse connaître un nouveau succès ?

Non, personne ne pouvait s’attendre à ça. Le seul indice était que le public de l’époque d’Hélène et les garçons, qui a aujourd’hui trente-cinq ans, est resté attaché à cette sitcom. Dans la rue, on m’en parle encore aujourd’hui comme un bon souvenir qui a marqué. On pouvait se dire qu’une base du public était restée attachée à ces personnages. Je vois qu’une grande partie de la jeune génération regarde Les Mystères de l’amour donc ça continue d’être quelque chose qui ratisse assez large.

Avez-vous été sollicité par Jean-Luc Azoulay pour y participer ?

C’est arrivé à de nombreuses reprises qu’il me fasse signe en me proposant de revenir. J’ai accepté de tourner un épisode pour le mariage de Béné et José. On m’a proposé de continuer, mais pour moi, c’était très clair que je ne repartais pas dedans. Si j’avais dû revenir, ça aurait été bien plus tôt, mais je suis sur d’autres projets et actualités depuis bien longtemps. J’ai mon métier de photographe en parallèle des tournages. Il y a très peu de chance que je revienne dans Les Mystères de l’amour.

Êtes-vous encore en contact avec les comédiens de la série ?

Le tournage de l’épisode du mariage de Béné et José a été l’occasion de les revoir. On s’est de nouveau reperdus de vue donc on ne se voit pas énormément. Eux ne se sont jamais vraiment quittés, moi je me suis éloigné. Je n’ai pas été dans les îles avec eux (pour Les vacances de l’amour, ndlr). Ils ont vécu en vase clos ensemble. Je suis un peu sorti du groupe. Quand on se recroise, c’est assez marrant, car on a l’impression de retrouver comme des cousins. On a vécu une sacrée aventure tous ensemble !

« Si Seconde chance était aujourd’hui à un horaire d’access, elle marcherait très bien »

En 2008, le public a pu vous retrouver dans Seconde chance, nouveau défi quotidien de TF1. La série a été arrêtée en 2009 faute d’audience. Comment l’avez-vous vécu ?

On a tourné 180 épisodes qui ont été diffusés. J’ai bien vécu l’arrêt parce que je n’avais pas prévu de continuer Seconde chance dans le rôle principal pour une deuxième saison. Comme j’avais déjà fait AB Productions, j’avais, à nouveau, peur de me faire enfermer dans un personnage. Quand on est sur un rôle aussi récurrent, il y a comme une forme de lassitude et on ne sait plus quoi donner à un personnage. J’avais prévenu que je souhaitais qu’il ne fasse plus que des apparitions. On a eu beaucoup de chance sur ce tournage, cela a été une superbe aventure.

La série est multi-rediffusée sur TMC, TFX et TF1 Séries Films la nuit. Elle parvient même à battre Les Mystères de l’amour...

Je ne pense pas qu’ils font exprès de mettre Seconde chance avec Sébastien Courivaud face aux Mystères de l’amour, mais c’est marrant. Cette série est sortie trop tôt. Je suis convaincu que si elle était lancée aujourd’hui à un horaire d’access, elle marcherait très bien.

Entre la photographie et le cinéma, quels sont vos projets ?

Je suis tourné vers ce qu’on me propose et qui me plait. J’ai la chance d’avoir développé la photo depuis une dizaine d’années. Cela me permet de choisir mes rôles. Je tourne si quelque chose se présente et me plait uniquement. En mai 2018, j’ai fait un film suédois qui sort en mars à Stockholm. C’est un long-métrage tourné dans les Îles Féroé. Un film d’époque et c’est exactement ce que j’aime faire aujourd’hui. « The Bird Catcher Son » a été réalisé par Richard Hubert. Il est connu pour avoir fait une quinzaine de films en Suède. Je ne tournais qu’avec des norvégiens, suédois et danois. Il est venu me chercher, car il y avait un capitaine français dans cette histoire. C’était un très beau tournage et ça rejoint vraiment l’énergie dans laquelle je suis aujourd’hui dans la photo.



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