Adam recherche Eve, La villa des cœurs brisés, Tahiti quest : les confidences d’Antoine Henriquet (AH ! Production)

Publié le mardi 31 mars 2015 à 18:51
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Adam recherche Eve, La villa des cœurs brisés, Tahiti quest : les confidences d’Antoine Henriquet (AH ! Production)
©ah productions ! 

Guillaume Denis : Le 24 mars dernier, Adam recherche Ève a réuni 783 000 téléspectateurs sur D8. Que pensez-vous de ces résultats ?

Antoine Henriquet : On est contents, car on a bien tenu, et on a même remonté un petit peu par rapport à la semaine précédente. Les courbes sont très belles : les gens qui viennent sur le programme restent jusqu’au bout, c’est quelque chose de très important.

Les premières bandes-annonces pour le casting d’Adam recherche Ève laissaient à penser que l’émission serait diffusée sur D17 et non D8. Que s’est-il passé entre temps ?

C’est un choix qui a été effectué par la chaîne. Au visionnage, quand ils ont vu les premières émissions, je pense qu’ils se sont demandés si ça ne valait pas le coup de mettre l’émission sur D8. Et c’est une bonne chose pour nous !

Lorsque vous avez mis en boite le programme, saviez-vous déjà qu’il était destiné à une heure de grande écoute ?

Non, nous avons produit ce programme en suivant la bible que nous avons récupérée auprès du détenteur du format. Adam recherche Ève a été produit dans d’autres pays, et à partir de là, on a une bible assez précise de comment tourner et de détails sur la production du programme. Pour le reste, c’est la chaîne qui au vu du programme choisit dans quelle case elle le diffuse. D’ailleurs, dans nos discussions avec les candidats, nous les avons prévenus que ce ne serait pas forcément flouté. C’est D8 qui décide de tout cela.

Votre société de production est plutôt connue pour développer des formats originaux. Dans le cas d’Adam recherche Ève, c’est D8 qui a acquis le format et vous a délégué la production. Pourquoi avoir accepté ?

Quand le format est sorti au MIP, j’en avais parlé à différentes chaînes dont D8. En tant que producteur, je trouvais l’émission intéressante. D8 a ensuite pris le format et ils connaissaient mon intérêt à le produire ainsi que l’implantation d’Ah Production à Tahiti (qui produit aussi Tahiti Quest, ndlr). En tant que production indépendante, on est aussi moins chers que les autres en terme de coût. Le rapport qualité/prix a, je l’espère, aussi pesé dans la balance.

Adam recherche Ève intéresse surtout par la nudité des candidats. Le programme ne manque-t-il pas d’enjeu une fois cet aspect dépassé ?

Il est clair que la nudité est un élément essentiel dans le dispositif. Cela joue beaucoup dans les relations que les candidats ont sur l’île, en se retrouvant nu face à l’autre, leurs réactions ne sont pas les mêmes. En terme de mécanique du dating, elle m’a apparu intéressante même si elle somme toute assez classique. Je pense qu’il y a eu une volonté de garder un côté assez authentique, sans artifices, dans le concept. Ils sont sur l’île et ne sont pas perturbés par autres choses. C’est un choix de format. On n’est pas obligés, parce qu’on fait de la nudité, d’aller dans quelque chose d’un peu dur. On n’est pas dans de la télé-réalité dans le sens où je l’entends. Dès qu’il a quelque chose de nouveau, on appelle ça de la télé-réalité !

« On est déjà en train de travailler sur une évolution pour la saison 2 »

Dans les premiers numéros diffusés sur D8, il semble que la production ait cherché à s’éloigner un maximum des candidats caricaturaux qu’on peut retrouver dans des télé-réalités classiques. Comment avez-vous opéré sur le casting ?

On a un peu de tout, il y a plein de gens différents selon les émissions. Après, dans notre démarche de casting, on a cherché des gens qui ne voulaient pas forcément passer à la télé à tout prix, des gens qui sont étonnés dans un premier temps quand on leur propose Adam recherche Ève. On a un peu fui ceux qui parcourent tous les castings dans le but unique de passer à la télé.

Vous attendiez-vous à un tel raz-de-marée médiatique le soir de la première diffusion ?

La nouveauté fait parler ! Evidemment, on a été agréablement surpris par toute la communication autour de l’émission. Le premier score a été énorme (1.3 million de téléspectateurs, ndlr), alors que le format n’est pas simple, un 52 minutes en prime time avec une autre émission derrière. En terme de diffusion, c’est ambitieux aussi. D8 n’a pas eu peur de lancer deux nouveaux programmes à la suite.

Après six émissions, Adam recherche Ève quitte la grille de D8 le mardi 7 avril. Comment l’expliquez-vous ?

Typiquement, ce n’est pas parce que j’ai produit 10 épisodes que D8 avait prévu de diffuser Adam recherche Ève sur 10 semaines ! Ce qui m’agace un peu, c’est que des gens tirent des conclusions hâtives sur des choses qu’ils ne savent pas. Nous étions avant Projet Fashion, qui n’a pas le même nombre d’épisodes que nous (seulement 6, ndlr). On savait qu’après la fin de Projet Fashion, la case de programmation serait différente. Adam recherche Ève est un 52 minutes, donc peut-être que D8 attend une autre émission pour faire une combinaison. En tout cas ça ne m’étonne pas, c’est un choix de programmation.

Que répondez-vous à ceux qui y voient les conséquences d’une baisse audience ?

On n’a pas à rougir de ces audiences ! D’autres chaînes font des programmes qui coutent 4 à 5 fois plus qu’Adam recherche Ève, sans attirer plus de monde. Donc je pense que ça reste une opération très intéressante pour la chaîne.

Pourquoi ne pas avoir proposé une version non-censurée sur D17 , qui diffuse par ailleurs des téléfilms érotiques et un magazine sur le sexe, ou sur internet ?

Cela n’est pas de mon ressort. Je produis l’émission au mieux et ensuite c’est la chaîne qui a la main sur la diffusion, le floutage, l’horaire...

Une saison 2 d’Adam recherche Ève est-elle déjà en route ?

J’adorerais produire une saison 2 . On aurait encore plus de facilité pour le casting, car on a eu beaucoup de gens qui nous ont sollicités pour participer depuis la diffusion. J’espère que je vais être contacté à ce sujet. Après, on ne sait jamais, car c’est aussi intéressant pour une chaîne et pour un producteur d’essayer de nouvelles choses. J’ai déjà d’autres projets avec D8. Donc on peut aussi bien repartir sur de nouvelles choses. D8 est une chaîne qui lance beaucoup de programmes, c’est normal qu’il y en ait qui marchent et d’autres moins bien. Il y a des chaînes qui ne font rien de nouveau, donc ils n’ont pas ce problème !

Dans l’hypothèse d’une saison 2 d’Adam recherche Ève, doit-on s’attendre à des modifications du concept ?

On discute avec la société qui détient le format, on est déjà en train de travailler sur une évolution pour la saison 2. Dans la saison 1, les deux célibataires n’étaient pas au courant qu’une troisième personne arrivait par la suite. Maintenant que les gens ont vu le programme, ils ont compris la mécanique. Tous les pays qui ont produit l’émission apportent des idées. Chacun propose des choses pour voir comment faire évoluer la saison 2.

Aux États-Unis, la chaîne TLC a lancé une sorte de Recherche Appartement ou Maison version nu. Explorez-vous le développement d’autres programmes jouant sur la nudité ?

Acheter une maison en étant nu, cuisiner nu, je vois moins l’intérêt que ça peut représenter. Dans Adam recherche Ève, la nudité a un vrai sens, car elle répond à la promesse du programme, qui est de permettre une rencontre entre célibataires sans aucun artifice.

Partie 2 > Tahiti Quest et la villa des cœurs brisés


La saison 2 de Tahiti Quest a été diffusée au début de l’année 2015 sur Gulli. Satellifax a indiqué qu’une saison 3, et même une saison 4, avaient déjà été signées avec la chaîne jeunesse. Le confirmez-vous ?

Non nous n’avons pas encore signé pour une saison 4, mais nous sommes bien partis avec Gulli sur une troisième saison. On travaille actuellement dessus.

Quel bilan faites-vous de la saison 2 ?

Le bilan est positif, nous n’avons jamais reçu autant de candidatures que cette année pour la saison 3 ! Je pense que cette année, la concurrence nous attendait un peu plus que sur la saison 1, où on était un peu arrivé de nulle part. Ce qui est important pour nous, c’est que les gens soient venus et restés ! Tahiti Quest reste une émission assez emblématique de Gulli.

Envisagez-vous des aménagements pour la saison 3 ?

Sur la saison 2, les familles étaient plus compétitives et se sont un peu plus préparées. Donc on est en train de faire évoluer les épreuves, afin d’avoir des nouveautés qui puissent surprendre aussi les familles. On aimerait également trouver de nouveaux lieux de tournage à Tahiti afin de changer les décors.

Après Tahiti Quest, aimeriez-vous partir sur un format d’aventure version adulte ?

Pourquoi pas : Après, c’est très dur de développer un jeu d’aventure pour adulte au vu du nombre de formats qui existent déjà et qui marchent un peu partout. Sur Tahiti Quest, on n’est pas dans un jeu de survie, on est très « feel good » et on s’intéresse plus aux relations dans les familles. Des enfants un peu timides peuvent se révéler dans le jeu, je pense que c’est aussi pour ça que les familles aiment le programme.

Vous produisez également La Villa des cœurs brisés pour NT1. Où en êtes-vous sur ce programme ?

On est actuellement en post-production, les tournages sont terminés au Mexique. On a eu un petit départ compliqué, car on n’a pas obtenu les visas pour les États-Unis, donc on s’est rapatrié sur le Mexique. Entre temps, j’ai réussi à avoir les visas mais la machine était déjà lancée.

On parle ces derniers mois d’une légère baisse de forme des séries-réalités (L’île des vérités, Les Marseillais, Les Anges) après avoir atteint des sommets à plus d’un million de fidèles. En quoi La Villa des cœurs brisés va-t-elle se différencier du genre ?

J’aimerais bien avoir une baisse de régime avec les scores que font actuellement Les Anges et Les Marseillais ! Cela reste assez puissant et fort. La vraie différence qu’on va proposer de notre côté, c’est par le format. Dans La villa des cœurs brisés, des célibataires vont bénéficier de l’aide d’une love coach dans la villa. L’idée est de les faire évoluer pour qu’ils parviennent à trouver l’amour dans le futur. On joue beaucoup sur les relations amoureuses.

Le programme sera-t-il incarné par un animateur ?

Non, il y aura uniquement la love coach, dans le programme.

Selon nos informations, vous développez actuellement JC 1er, une dramédie de 12 épisodes avec Jean-Claude Van Damme pour Canal +. Pouvez-vous revenir sur ce projet ?

C’est à Canal + de communiquer en premier, de mon côté, je n’ai pas donné de détails sur le titre ou le casting. Pour l’instant, j’ai un projet en fin d’écriture, qui se passe très bien, mais ce n’est pas à moi d’en parler.

Votre société de production semble en pleine ascension avec de plus en plus de programmes. Comment expliquez-vous cette montée en puissance ?

Depuis un an et demi, on produit pas mal de choses. Ça ne fait pas mal de temps que je travaille en télévision, et je pense que le temps est important dans ce milieu. Avant que les chaînes vous confient des productions, des budgets, il faut qu’elles soient rassurées. Ce n’est pas un métier ou on peut s’improviser, mais le travail paye. France 2 avec Aznavour, ça a été le premier succès sur une grande chaîne, et ça nous a aidés. C’est aussi important de savoir s’entourer pour avoir les meilleurs. Je ne suis pas tout seul à produire !

Vous êtes surtout présents sur la TNT. Prévoyez-vous de produire plus sur les chaînes historiques à l’avenir ?

Je n’en fais pas une fixette. Aujourd’hui, la TNT n’a plus à rougir côté budgets en comparaison des chaînes historiques. D’autre part, c’est plus compliqué en tant que producteur indépendant d’avoir des cases sur le hertzien.

Peu de formats de flux ont émergé cette année. À l’approche du MIP, quel est votre regard sur les nouveaux programmes du genre dans le monde ?

En jeu, par exemple, il n’y a pas de grosses nouveautés. Il y a surtout des effets d’annonce, qui relèvent plus du marketing. Je pense qu’il y a des cycles, avec des moments où on a un peu plus ou un peu moins de formats. J’aimerais bien que la France puisse en fournir aussi, car il y a beaucoup d’idées dans ce pays et plein de producteurs talentueux.

Êtes-vous parvenu à vendre Tahiti Quest à l’étranger ?

J’ai changé de société de distribution cette année, et maintenant qu’on a deux saisons qui ont bien fonctionné, j’espère y arriver au MIP. Cela dit, le marché est un peu plus réduit pour nous, car Tahiti Quest est un programme familial, fait à la base pour une chaîne jeunesse.

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