Ambre Bartok raconte les dessous de la télé

De Karl Zéro à Marc-Olivier Fogiel, Ambre Bartok travaille depuis ses débuts avec les acteurs incontournables du petit écran. Chroniqueuse, éditorialiste, elle a également été aux commandes d’une émission de mode sur i>Télé pendant 4 ans. Aujourd’hui, après avoir travaillé pour Secret Story, Ambre réalise des reportages pour 100% Mag, sur M6. A l’occasion de la sortie de son livre sur les dessous de la télévision, la journaliste accepte de revenir, sans langue de bois, sur son parcours.

Publié le dimanche 24 octobre 2010 à 16:17
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Ambre Bartok raconte les dessous de la télé
©Timée Editions 

Adeline Stachowiak : Vous avez été tour à tour chroniqueuse pour Karl Zéro, Marc-Olivier Fogiel et éditorialiste pour Stéphane Bern, comment vous êtes-vous retrouvée auprès de ces animateurs ?

Ambre Bartok : Une fois sortie du Centre de Formation des Journalistes, je voulais absolument travailler pour une des chaînes du groupe Canal+. Je suis facilement rentrée chez i>Télé, la chaîne était en création. J’y ai rencontré Karl Zéro qui voulait faire une nouvelle émission : Le journal des bonnes nouvelles. Il m’a fait passer des essais et j’ai été engagée. Après, comme toujours en télé ou dans n’importe quel boulot, l’un entraîne l’autre...

Quel rôle aviez-vous exactement auprès d’eux ?

Chez Karl Zéro, je suis devenue journaliste politique. J’ai dû reprendre des cours à Sciences Po car, soyons honnête, je n’étais pas à la hauteur. J’ai ensuite créé une chronique politique, Ambre’F. Et puis, l’associé de Fogiel m’a téléphoné pour me proposer de remplacer Ariane Massenet mais j’ai refusé. Après 4 ans d’antenne sur i>Télé, je n’avais pas du tout envie d’avoir la pression de l’audience et du public. J’ai cependant été éditorialiste pour son émission. Il me donnait des sujets sur lesquels je pouvais m’exprimer. J’ai aussi travaillé pour Franz Olivier-Giesbert. Depuis trois ans, je bosse pour M6 avec Estelle Denis, et là c’est totalement différent...

Vous aviez déjà écrit un livre, Mode Psycho. Comment passe-t-on d’un livre sur la mode à Ça se passe derrière la télé ?

Timée Editions m’a proposé de faire Mode Psycho car pendant quatre ans j’ai eu une émission de mode sur i>Télé. Mais à 38 ans, le milieu que je connais le mieux est celui de la télé. Je ne fais que ça depuis mes 25 ans. Mon éditrice me connaît bien, elle sait plus ou moins dans quel exercice je suis la plus à l’aise, elle m’a donc proposé d’écrire un dico incorrect sur la télé. Et j’ai beaucoup de chance parce que c’est une maison d’édition qui ne me censure pas.

Depuis sa sortie avez-vous eu des retours de certains de vos confrères ?

Dans la profession, aucun. Alors que pour le livre sur la mode, j’en avais eu beaucoup.

Savent-ils que vous avez écrit sur eux ?

Je pense que Fogiel n’a pas dû le lire parce que si ça avait été le cas il m’aurait téléphoné. Benjamin Castaldi, avec qui j’ai travaillé, ne doit pas être le genre à lire ce bouquin. Et puis, ils ont certainement autre chose à faire. Enfin, c’est une impression, je me trompe peut-être complètement !


Dans ce livre, vous semblez, sans langue de bois, régler vos comptes avec la profession...

J’essaie d’être franche et honnête avec moi-même, mais de là à régler mes comptes... Je ne suis pas langue de bois, je déteste ça chez les journalistes ! J’adore ce métier, je ne vois pas du tout ce que je pourrais faire d’autre. Mais ce n’est pas le monde des Bisounours, surtout quand on touche à des grosses émissions qui font de l’audience. Ce qui a toujours été mon cas.

À la lecture, on peut avoir l’impression que vous découragez ceux qui souhaitent faire carrière à la télévision...

Je ne veux pas décourager les gens, mais leur dire que ce n’est pas le média le plus simple. Je l’ai écrit en pensant à ceux qui allaient faire ce métier avec une seule intention : « Ne croyez pas que ce que vous voyez à la télé, est ce qui se passe vraiment. » C’est un métier difficile et compliqué alors que les salaires ne sont quand même pas exorbitants.

En quoi la télévision est un métier difficile ?

C’est surtout un milieu très exigeant, encore plus quand on travaille pour de grandes émissions. Sur i>Télé, j’étais au top. J’étais tranquille, je faisais mon boulot, notre chef était super sympa. Il n’y avait pas l’angoisse de l’audimat. C’est tout l’inverse quand on travaille pour Fogiel ou Karl Zéro. Tous les matins, j’avais droit à un chef qui arrivait avec les chiffres et qui me hurlait dessus quand j’avais baissé d’un point.

Qui vous a réellement donné envie de faire de la télévision ?

Je n’avais pas de télévision quand j’étais petite, mes parents étaient anti-télé. C’était complètement proscrit à la maison. Moi, de mon côté, j’ai toujours été fascinée et l’interdit me donnait envie. J’allais donc chez des copains à la sortie de l’école pour regarder la télé. Je trouvais ça incroyable. J’étais fascinée par tout ce qui se passait dans la petite lucarne. Mais je n’ai pas pu m’accrocher à des émissions, j’ai tout loupé de l’enfance, je n’ai pas de souvenirs de Casimir...

Aujourd’hui, vos parents suivent-ils votre parcours ?

Mes parents ne regardent toujours pas la télé, ils s’en foutent et c’est très bien comme ça ! Tout le monde s’en fout dans ma vie, j’en parle pas. Et puis, je n’ai pas l’impression d’avoir une vie extraordinaire. Je travaille avec Estelle Denis, ça ne me change pas la vie ! Quand les gens me disent : « Est-ce qu’elle est sympa ? », j’en sais rien ! J’imagine que oui, mais c’est un boulot...

À l’heure actuelle, si vous pouviez faire un choix pour quelle émission aimeriez-vous travailler ?

Je voulais bosser au Vrai journal, parce que je trouvais ça insolent, maintenant il n’y a plus d’émissions insolentes. Peut-être que je me trompe, parce que je regarde la télévision beaucoup moins qu’avant. Je ne vois plus d’émissions qui me tentent, quoique Les Guignols, je trouve ça vachement drôle, mais je ne pense pas en avoir forcément le talent. C’est un boulot d’auteur plus que de journaliste...

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