Caroline Pons (Affaire conclue, vente record) : « Julien Cohen et Pierre-Jean Chalençon doivent compter avec moi pour la bagarre »

Ce jeudi 3 octobre, Caroline Pons a fait l’acquisition d’un somptueux lionceau en bronze signé Roger Godchaux pour une somme record de 12 750 euros. L’antiquaire, qui tient désormais une boutique au marché de La Serpette, est revenue sur cette incroyable négociation et prévenu ses concurrents qu’elle ne laisserait pas passer ses gros coups de cœur.

Publié le jeudi 3 octobre 2019 à 17:52
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Caroline Pons (Affaire conclue, vente record) : « Julien Cohen et Pierre-Jean Chalençon doivent compter avec moi pour la bagarre »
©Capture France 2 

Joshua Daguenet : Ce jeudi 3 octobre, vous avez pulvérisé la vente record d’Affaire conclue, quotidiennes et primes confondus, avec une sculpture en bronze de Roger Godchaux. Qu’est-ce qui rend cet objet si précieux ?

C’est un artiste animalier magnifique qui a été inspiré par Barye. Il vient d’une grande famille. J’ai déjà acheté plusieurs bronzes, notamment un russe et un bronze pharaonique d’Emile Picault. La qualité est au rendez-vous, tout comme le fondeur Susse Frères, exceptionnel, et la platine car il faut bien connaître. Aussi, je savais à quels clients je pouvais proposer l’œuvre. C’est pour ça que j’y suis allée.

Le bronze a déjà (re)trouvé preneur ?

Absolument, j’avais trois possibilités de le vendre. Beaucoup de clients regardent la télévision et me proposent des pièces. Ils commencent à comprendre qu’en art d’Asie et en bronze, j’ai des collectionneurs qui peuvent acheter, donc je n’hésite pas à mettre le prix.

Est-ce indiscret de vous demander pour quel montant avez-vous revendu cette œuvre ?

Je ne dis jamais le prix, c’est très conditionnel. Par rapport à mes clients, je ne le dévoile pas.

« Avec les acheteurs, nous avons une bonne entente mais nous nous bagarrons »

Quelle a été la durée réelle de la négociation en salle des ventes ?

Longtemps, je dirais une bonne dizaine de minutes. Il y a eu beaucoup de rebondissements avec Julien Cohen et Pierre-Jean Chalençon qui ont lorgné dessus.

Julien Cohen et Pierre-Jean Chalençon, les acheteurs les plus réguliers d’Affaire conclue, vont jalouser ce joli record…

Oui, c’est sûr ! Ceci dit, ils sont habitués. Nous avons une bonne entente mais nous nous bagarrons. Je suis marchande depuis plus de dix-huit ans, je parcours beaucoup de salons, et j’ai ouvert il y a quelques semaines une boutique sur les puces de La Serpette où je dispose déjà de gros clients étrangers. Ils savent que j’achète beaucoup, je possède quelques records avec des tableaux, des bronzes à 6 000 euros. Je suis assez éclectique.

Cette vente a-t-elle fait l’objet d’un debrief entre les experts ?

Non, il n y a pas eu de debrief. C’est un très bel objet mais le commissaire-priseur connaissait sa valeur. Le vendeur, lui, a été surpris.

Vous attendiez-vous à un tel investissement plus de huit mois après votre arrivée dans l’émission ?

Dans ce programme, j’ai été très heureuse de voir d’aussi beaux objets arriver. Je pense que c’est important qu’il y’en ait pour tous les goûts et que les téléspectateurs se retrouvent dans tout ce qu’on peut présenter, c’est la force de notre émission. Nous, acheteurs, sommes contents de découvrir des objets phares. Dans le cadre de mon métier, cela m’arrive fréquemment d’investir dans de telles œuvres.

« Dans notre métier, il faut savoir bien acheter et connaître ses clients »

À l’échelle de votre carrière, à quel niveau situez-vous l’achat de ce lionceau ?

C’est une belle acquisition. Je suis contente de pouvoir dépenser cela, mais je dois être capable de reproduire un tel achat plusieurs fois dans l’année. Un joli objet n’est pas qu’une question de prix mais surtout de qualité. Ma spécialité est l’art d’Asie : un jour, je peux trouver une belle pièce et avoir, par chance, un client chinois à qui je peux le céder lors d’une vente, d’un salon… Pour ce lionceau, nous étions tous partants pour l’acheter.

Tous les acheteurs ne disposent pas de la même profondeur de portefeuille…

Ce n’est pas qu’une question de portefeuille mais surtout de clients. Demain, parce que j’ai un client qui est un riche collectionneur polonais ou américain dont je sais qu’il collectionne des terres cuites à 30 000 euros, si j’ai la certitude qui va me les reprendre à 35 000 euros, ce n’est pas un problème pour moi d’investir cette somme. Notre métier repose sur deux choses : bien savoir acheter et bien connaître ses clients, sinon on est coincés. Concernant le bronze de Godchaux, si vous regardez les résultats de vente, les mêmes sont passés pour une somme de 5 000 euros car il ne s’agissait pas du bon fondeur ni de la bonne patine. La connaissance de l’objet fait partie de la réalité d’un marchand : il doit reconnaître celui qui est bon parmi les dix qu’on lui présente.

Cette acquisition n’a donc pas freiné vos ardeurs sur les négociations suivantes ?

Non, d’ailleurs il y a eu à posteriori un autre objet très joli mais je ne peux pas encore en parler. Aujourd’hui, dès qu’il y a un truc bien, j’y vais et les autres acheteurs savent qu’ils doivent compter avec moi pour la bagarre.

Auriez-vous déboursé cette somme il y a huit mois lors de vos premiers pas dans l’émission ?

Oui, absolument, mais je n’ai pas eu l’occasion de croiser de telles œuvres il y a huit mois. J’ai acheté un bronze d’Emile Picault dans les 5 000 euros lors de ma cinquième apparition. Je repense aussi à un tableau breton de De Belay et à un serpent en or aux yeux rubis que j’ai acheté contre Pierre-Jean. J’y suis allée sans problème.

La fameuse oeuvre en illustration

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