Esther Valding (La faute à Rousseau, Demain nous appartient) : « J’ai réalisé le plus grand de mes rêves »

Ce mercredi 24 février 2021, France 2 propose, dès 21h10, la suite de sa nouvelle série « La faute à Rousseau ». Esther Valding, incarne Emma, une élève d’un professeur de philosophie pas comme les autres. Rencontre.

Publié le mercredi 24 février 2021 à 19:11
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Esther Valding (La faute à Rousseau, Demain nous appartient) : « J’ai réalisé le plus grand de mes rêves »
©Capture France 2 

Thibault Urrea : Comment avez-vous appréhendé le tournage de La faute à Rousseau, qui a eu lieu pendant le confinement ?

Esther Valding : C’était assez stressant, surtout lors des scènes de contacts, où on a dû justement en réécrire la plupart, afin de respecter les distances de sécurité. Finalement, tout s’est bien passé, les équipes étaient tellement sympas... On avait un régisseur qui passait avec du désinfectant toute la journée autour de nous. La cohésion d’équipe était superbe, chacun avait son poste et tout le monde respectait à la lettre les consignes. Il y avait beaucoup de compréhension. On s’entraidait énormément.

Comment définiriez-vous votre personnage dans La faute à Rousseau ?

Emma est une jeune fille très vivante. C’est un peu la bonne copine qui aime rigoler tout le temps et s’amuser. Elle a aussi une force mentale assez développée. Elle traverse également quelque chose de compliqué, qu’elle va conserver pour elle-même. Elle aime dégager du bonheur et des choses joyeuses, mais garde tout le reste pour elle.

Comment avez-vous préparé ce rôle ?

J’ai bien lu les scénarios afin de voir l’évolution de mon personnage, Emma, qui a une particularité. D’ailleurs, une personne du tournage avait dans son entourage quelqu’un qui traversait la même chose, du coup j’ai pu la questionner afin de ne pas faire de faux pas et cela m’a beaucoup aidé. Je voulais vraiment transmettre une réalité, et ne pas être dans une mauvaise interprétation.

Dans le troisième épisode de La faute à Rousseau, votre personnage, Emma, entretient sa mère, bipolaire, souvent au prix de ses rêves qu’elle doit constamment sacrifier. En tant qu’artiste, avez-vous été touchée par le background de ce personnage ?

J’ai été touchée, car, je pense que lorsqu’on est jeune et qu’on a une idée en tête sur notre avenir, savoir que l’on ne peut y accéder est quelque chose de très dur à accepter et comprendre. Elle aimerait accomplir ses objectifs, mais elle ne peut pas, car elle doit s’occuper de sa mère (interprétée par Axelle Laffont, NDLR). Si cela arrive aujourd’hui à des jeunes, il faudrait leur tendre la main et les aider, plutôt que de leur mettre des bâtons dans les roues…

« Emma aime dégager du bonheur mais garde tout le reste pour elle »

Quels sont vos rêves à atteindre actuellement ?

Le plus gros de mes souhaits a été réalisé. Quand j’étais plus jeune, je voulais être comédienne. J’ai l’impression d’être épanouie même si je n’ai que 20 ans. Ce sont plus des envies qui m’animent en ce moment, comme voyager. J’aime tellement ce que je fais et j’ai vraiment trouvé ma voie que j’estime avoir réalisée le plus grand de mes rêves. Même si tout s’arrête demain, au moins j’aurais réalisé cela. C’est une grande fierté personnelle.

Une saison 2 est-elle déjà prévue avec le personnage d’Emma ?

Je pense qu’elle est envisageable parce que c’est tout de même une série très appréciée en interne chez France 2. Tout le monde s’est énormément investi. Je pense que la série mérite d’aller plus loin. J’espère que le public sera au rendez-vous. Concernant Emma, elle est une bonne élève, mais reste à savoir si elle aura son diplôme. En cas de saison 2, elle aura, j’espère, réussi à se faire entendre vis-à-vis de sa mère.

Quels souvenirs gardez-vous de Demain nous appartient, soap de TF1 dans lequel vous avez joué le rôle de Garance ?

Je garde surtout en souvenirs le quotidien. Je compare un peu cette expérience à celle du lycée. J’avais vraiment l’impression d’y aller parce que j’ai vu tous les jours les mêmes personnes pendant près de deux ans, et c’est peu commun lorsqu’on fait des tournages de rentrer dans cette routine. En général, sur un plateau, on change assez rapidement d’équipe, mais ici c’était différent. Il y avait vraiment un aspect familial. C’était le lycée, mais avec des adultes ! (rires). Après pourquoi pas revenir dans un autre feuilleton quotidien, c’est vrai que c’est intéressant, même si c’est un format où on a moins de temps pour composer. Mais, par conséquent, c’est très formateur.

Pouvez-vous nous parler de vos différentes rencontres professionnelles au fil de votre carrière, comme Mimie Mathy (Joséphine ange gardien), Laurent Ournac (Camping paradis), Charlie Dupont (La faute à Rousseau), Michaël Youn (Les bracelets rouges). Que vous ont-ils apporté ?

Toutes ces personnalités m’ont apporté de l’humilité. Ils m’ont représenté le bon côté du métier. Je n’ai pas encore rencontré de personnes qui m’ont paru méchantes ou aigries. Je me dis que plus tard, quand j’aurais mûrie et grandie, et si je suis aussi heureuse qu’eux en allant au travail, cela me ferait plaisir d’inspirer cela à mon tour.

« Sur Demain nous appartient, Il y avait vraiment un aspect familial »

Vous êtes apparue dans la série Les Bracelets rouges sur TF1. Comment définiriez-vous cette expérience, avec ce sujet très fort ?

J’ai ressenti énormément de fierté et beaucoup de reconnaissance. Le public a été au rendez-vous pour écouter et comprendre cette série. Les personnes en situation de handicap attendaient qu’on les représente dans des programmes. Vivre dans un hôpital, c’est vivre quand même. C’est une vie où on a beaucoup plus conscience de la mort. Ces jeunes dépeints dans la série deviennent plus rapidement des adultes.

Vous tournez actuellement dans le prochain film d’Olivier Dahan, réalisateur de La môme, dans le biopic sur Simone Veil, intitulé Simone, Le voyage du siècle. Voyez-vous des différences fondamentales entre la télévision et le cinéma ?

J’ai un petit rôle où je joue une amie de Simone Veil lors de la période où elle était une enfant. Et il est vrai que je n’étais pas forcement habituée au cinéma. J’ai adoré, le « format Olivier Dahan » est exceptionnel. C’était génial de travailler avec ce réalisateur. Il est un véritable artiste. Par exemple, on réfléchissait à certaines scènes et faisions des mises en place la veille. Le lendemain, lorsqu’Olivier était face au plateau, il pouvait lui arriver de tout changer au dernier moment. J’ai été impressionnée par sa vision de la mise en scène. La grosse différence avec la télévision est qu’il y a plus de moyens, et plus de monde. On a tourné des scènes en Hongrie, et par conséquent une partie de l’équipe parlait en anglais, je n’avais jamais travaillé sur un projet où je devais parler une autre langue. La communication était par conséquent très intéressante et unique.

Quels sont vos autres projets professionnels ?

Pour l’instant, c’est essentiellement des castings. J’espère que La faute à Rousseau va aider un petit peu. Il est vrai qu’un casting est toujours stressant. Si une personne n’est pas stressée lors d’un casting, je pense qu’elle n’a pas vraiment envie d’avoir le rôle. Mais, de mon côté, je trouve cela exceptionnel. Je pense que c’est le meilleur moment, car on joue une scène dans des conditions particulières et je trouve cela très formateur. J’adore rencontrer les directeurs de castings aussi, qui sont toujours très sympathiques et mettent à l’aise. C’est stressant, mais c’est du bon stress, c’est excitant !

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