Le 12/13 > Jean-Sébastien Fernandes

lundi 27 février 2006 à 01:08 |
F3/C.Schousboe

Après six ans de « sérénité » au Soir 3 week-end, voici Jean-Sébastien Fernandes au coeur de l’actualité avec le 12/13. Le journal fait partie de la refonte de la case 12/15 heures, voulue par Patrick de Carolis pour jouer la carte de la complémentarité. Appelé pour succèder à Laurence Bobillier, Jean-Sébastien Fernandes aborde ce nouveau défi en voulant « être en phase avec la confiance » qu’on a placé en lui. A un tournant de sa vie professionnelle, le journaliste pose un regard lucide sur son métier...

Mélanie Perrot : Quels sont les principaux changements de la case 12/13 heures de France 3 ?

Jean-Sébastien Fernandes : L’articulation. Les régions démarrent à 12 heures pile dans une session qui s’appelle le « Midi pile » jusqu’à 12h30. On va être un peu moins dans le talk en régions, plus dans l’actualité pure et dure. A 12h30, je présente le journal national pour 25 minutes. Avec de l’information régionale - ce qui se passe en France et qui est traité par les régions - nationale et internationale. La nouveauté est que cette tranche info est présente du lundi au dimanche alors qu’avant, le week-end il n’y avait pas beaucoup d’information en régions. C’est désormais la même offre tous les jours, 7 jours sur 7.

Mélanie Perrot : Comment avez-vous réagi face à ces nouvelles responsabilités ?

Jean-Sébastien Fernandes : Surpris d’abord. Parce que ça a été soudain. J’étais content qu’on pense à moi ! Et puis soulagé, quelque part, de changer de rythme, d’aller vers un nouveau défi. Ca faisait six ans que je présentais le Soir 3 week-end. J’étais mûr pour bouger.

Mélanie Perrot : Laurence Bobillier était pourtant annoncée pour continuer la présentation de ce journal...

Jean-Sébastien Fernandes : Laurence a été appelée à d’autres fonctions. Elle présentera une émission hebdomadaire sur le thème de la médiation juridique. C’était un beau défi, une belle offre donc elle a dit oui à Patrick de Carolis. Ensuite, Paul Nahon m’a appelé.

Mélanie Perrot : Quels sont les objectifs à atteindre en termes d’audience ?

Jean-Sébastien Fernandes : On a déjà une bonne audience entre 21 et 23% de part de marché, soit un peu plus 2.5 millions de téléspectateurs. La tranche 12/13 n’est donc pas en danger. Le vrai défi d’audience, il est derrière nous. On a su fidéliser un public conséquent depuis une dizaine d’années. Bien sur, si on peut aller chercher d’autres téléspectateurs, je serais ravi.

Mélanie Perrot : Vous avez couvert le conflit au Kosovo en 1999. Découvrir le terrain vous a permis d’appréhender différemment le traitement de l’information ?

Jean-Sébastien Fernandes : Oui, sur la manière dont les médias traitent le conflit. J’ai perçu un décalage entre ce qu’on voit à la télévision et ce qui se passe sur le terrain. J’ai perdu toute naïveté. Quand je vois comment les médias mondiaux traitent l’information dans les grands événements, j’émets des réserves. Dans mon journal, je ne suis pas dépositaire des sujets, en revanche je ne vais pas survendre mais coller le plus possible à la réalité. C’est une vraie volonté.


Mélanie Perrot : Vous êtes le seul homme titulaire à la présentation d’un JT national sur la chaîne. La parité est bien respectée à France 3 ! L’ambiance de travail doit être agréable...

Jean-Sébastien Fernandes : On a inversé la parité sur France 3 ! C’est une situation de fait et ce n’est pas désagréable d’être entourée de femmes. Je suis très copain avec Marie Drucker. Audrey Pulvar, on se connaît un peu moins car nous n’avons pas les mêmes horaires. Maintenant, il reste la case du Soir 3 week-end qui vient de se libérer. Ils vont peut-être essayer de rééquilibrer avec un garçon.

Mélanie Perrot : Comment s’organise votre journée de travail ?

Jean-Sébastien Fernandes : Le matin, lorsqu’on passe la porte du parking, c’est une course contre la montre. De 7h45 à 13 heures, il n’y a pas une minute à perdre. Ça change fondamentalement du rythme du Soir 3 où tu as vraiment le temps de te poser, de lire, de prendre conscience de l’actualité. Là, tu absorbes, tu es un vrai buvard. C’est un numéro d’équilibriste jusqu’à la fin du dernier sujet.

Mélanie Perrot : Enfant, vous aviez des modèles dans le métier ?

Jean-Sébastien Fernandes : J’ai vécu à Caen, de 8 à 16 ans. Mon modèle, c’était vraiment Henri Sannier qui était, à l’époque, rédacteur en chef à Caen. J’allais le voir et je lui disais « je veux être journaliste ». Il me faisait sauter sur ses genoux. C’était mon héros quelque part, je voulais lui ressembler. C’est un vrai professionnel : il peut tenir une antenne pendant 3 heures s’il y a un événement sur n’importe quoi, de la soirée électorale à l’arrivée du Tour de France en passant par l’attentat du World Trade Center à New York. C’est un modèle, quelqu’un qui a du background, des épaules. Il peut faire une antenne propre, sérieuse et ça va même être sympa à regarder. Il n’y en a pas beaucoup qui peuvent faire ça.

Mélanie Perrot : Quel regard portez-vous sur Marie Drucker qui partage votre bureau ?

Jean-Sébastien Fernandes : Marie est un bon exemple. Elle est très professionnelle et amène un nouveau regard. C’est vraiment quelqu’un que je regarde avec plaisir le soir, chez moi.

Mélanie Perrot : Vous allez être désormais plus exposé. Comment gérez-vous votre notoriété aujourd’hui ?

Jean-Sébastien Fernandes : Certaines personnes me reconnaissent dans la rue. Dans cinq ans peut-être, on identifiera le mec qui fait le journal en sachant qui c’est. Je ne cours pas après la notoriété. Je veux pouvoir aller au Monoprix avec mon petit caddie sans que les gens se demandent ce que j’ai mis dedans !

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