Thierry Colby allonge les stars sur son Sofa

samedi 12 septembre 2009 à 19:30 |
E !

Ancien acolyte de Frédéric Lopez sur France 2 dans Comme au cinéma, Thierry Colby est de retour sur les petits écrans. Réalisateur de documentaire et de making-of, l’animateur prend ici les commandes de Sofa, dont il est également le créateur, interview sur un canapé blanc où des personnalités se livrent « sans langue de bois ». A l’occasion de l’arrivée d’une nouvelle salve de numéros sur la chaîne E !, l’intéressé inverse les rôles et présente son concept pour Toutelatele.com

Tony Cotte : A l’heure où les interviews confessions sont de plus en plus présentes dans le paysage télévisuel, comment décrieriez-vous Sofa ?

Thierry Colby : Je conçois que l’interview de people n’est pas une idée révolutionnaire, mais tout dépend du style et du ton employés lors de l’entretien. J’espère que l’on arrive à se démarquer des autres sur le fond comme sur la forme et à donner un sentiment d’intimité et de complicité.

Concrètement, comment vous distinguez-vous des interviews de 7 à 8, 50mn Inside et autre Accès Privé ?

J’espère que le téléspectateur se rend compte que l’on soigne la lumière, la réalisation et le confort des invités. Les personnalités ne disent pas forcément la même chose que sur les autres émissions.

En plus d’en être le présentateur, vous avez également conçu Sofa. Pouvez-vous revenir sur sa genèse ?

J’ai eu l’idée de ce concept au mois de mars. Je me suis dit qu’il serait judicieux d’inviter sur cette chaîne, pour laquelle j’ai déjà travaillé, des stars françaises à parler d’elles-mêmes, le tout avec un budget raisonnable du câble. Malgré le coût, j’ai pensé à une réalisation soignée et un beau décor dont un sofa. E ! a aimé le concept sur papier et a donné son feu vert pour le début des tournages en seulement trois semaines.

Peut-on parler d’influence, voire d’hommage, au Divan de Henry Chapier ?

J’ai énormément de respect pour lui. Son programme était un modèle dans le genre, mais je ne me situe pas du tout sur le même terrain. Je ne fais pas une interview-psy. Il peut y avoir une ressemblance avec le canapé et le titre, mais ça n’a même pas été une influence dans le processus de création, je n’y ai pensé qu’après. Henry Chapier m’a cependant téléphoné pour me féliciter, mais aussi pour me prévenir que le titre Sofa aurait été déposé à l’époque comme rubrique de son émission. Or, selon l’INPI, ce n’était pas le cas. Son coup de fil était, je pense, surtout pour ne pas oublier la référence.

Au cours des interviews, votre ton n’est pas sans évoquer celui de Thierry Demaizière...

(il hésite) Oui peut-être... Je comprends les ressemblances, tous les deux nous n’aimons peut-être pas tourner autour du pot, mais lui est plus « rentre-dedans ». Moi, j’ai plus tendance à laisser parler mes invités, à les laisser aller jusqu’au bout de leurs idées.

Toutes ces influences et cet environnement ciblent un public adulte, ne trouvez-vous pas que Sofa ne soit pas vraiment destiné à la cible de E ! ?

Peut-être certains thèmes abordés ne correspondent pas à un public très jeune, mais je ne trouve pas que notre émission soit si adulte que ça...

La chaîne a pourtant l’habitude de programmer les docu-réalité américains, comme ceux de Pamela Anderson, Victoria Silvstedt, Denise Richards ou des Girls de Playboy...

Que l’émission contraste avec les autres programmes, je suis d’accord. J’ai été le premier étonné quand la chaîne a donné son accord pour produire l’émission et en a même fait son événement de la rentrée. Est-ce que cela va plaire, de manière générale, au public de la chaîne ? Je ne sais pas, mais les premiers échos sont bons. J’ai rencontré des téléspectateurs âgés de 20/22 ans et tous m’ont dit qu’ils avaient du mal à décrocher une fois qu’ils ont commencé à regarder.

Vous avez reçu Elie Semoun (diffusion le 20 septembre à 20h30). Pourtant, ce dernier ne semble pas vraiment apprécier les « émissions où l’on est assis sur un canapé rouge à se faire cirer les pompes »...

On se connaît bien avec Elie, nous avons participé à plusieurs émissions ensemble, à la radio comme à la télévision. De par ma présence, je pense qu’il a accepté facilement l’invitation. Je ne l’ai forcé à rien, de lui-même il s’est confié, comme quand il fait part de son état par rapport au célibat.

Vous parlez d’ « entretien vérité sans langue de bois ». Est-ce réellement le cas face à des attachés de presse et autres agents prompts à avoir les questions par avance ou indiquer ce qu’il ne faut pas évoquer ?

J’ai suffisamment d’expérience dans ce milieu pour ne pas tenir des comptes des précautions ou des commentaires que l’on peut me faire. Je ne m’interdis rien, je peux simplement être plus délicat en fonction du sujet abordé. Avec Julie Depardieu, par exemple, j’avais envie de lui parler de son frère, mais sans la gêner ou faire de gaffe. J’ai réussi à trouver le bon angle et, par elle-même, elle a enchaîné et n’a pas hésité à dire qu’il était le plus « génial de toute cette famille d’imbéciles ». Jusqu’à maintenant, je n’ai eu aucun problème avec mes invités.

DIVERTISSEMENT  


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