jeudi 8 mai 2014 à 22:53 par

Alice Nevers : le couple Alice et Marquand, le final et la saison 13, le producteur Vincent Mouluquet s’explique

La diffusion de la saison 12 d’Alice Nevers s’est achevée ce jeudi 8 mai, sur TF1. A cette occasion Vincent Mouluquet, producteur en charge de la série pour Ego Productions, fait un bilan de la saison. Fanfics, groupes sur twitter, clips vidéo, les fans d’Alice Nevers sont nombreux et actifs et la production en a bien conscience. Vincent Mouluquet évoque ici le succès, le cliffhanger et la saison 13....

Alice Nevers : le couple Alice et Marquand, le final et la saison 13, le producteur Vincent Mouluquet s’explique
©TF1 

L’idée de mise en danger physique d’Alice Nevers sur cette fin de saison est-elle arrivée tôt dans l’écriture ?

La difficulté de cette saison est qu’à l’origine, on avait huit épisodes. C’est en cours de fabrication que TF1 nous a demandé deux épisodes supplémentaires. Il a fallu que l’on rebatte nos cartes. C’est donc arrivé relativement tard, mais on n’a pas eu de souci avec Marine ou la chaîne à ce sujet-là.

Avez-vous souhaité aller plus loin par rapport au cliffhanger de la saison précédente et aux attentes du public ?

On ne s’est pas posé la question en ces termes. On essaie de se mettre en danger tout simplement. L’année dernière, on avait mis des menottes à Alice et Marquand, mais sans savoir ce que l’on allait faire après. Nous avons voulu nous pousser dans nos retranchements et ça nous fait une bonne gageure pour démarrer la saison suivante. C’est plus ludique qu’autre chose. On a envie de s’amuser pour amuser le public. Et pour tout dire, TF1 a trouvé cette fin un peu moins forte que celle de l’année dernière.

La saison 13 aura-t-elle également dix épisodes ?

On a une commande de dix épisodes, donc on est déjà dans l’écriture. [La production va étoffer son équipe d’écriture avec un second directeur de collection et en engageant plus de scénaristes, ndlr.] Après, si on réussit à en avoir plus grâce à ce succès, on sera content. On verra les audiences de jeudi et on ira frapper à la porte de TF1 pour dire qu’on le mérite. Les grosses séries de TF1 comme Profilage et Section de recherches en ont douze. Il y a un processus mécanique qui fait qu’à partir du moment où une série est installée et qu’elle touche le public, plus vous restez à l’antenne, plus les gens viennent. On a donc tout intérêt à être le plus longtemps possible à l’antenne. Sans compter qu’avec Alice Nevers, on a une chance formidable : on est multi-rediffusé sur HD1, TV Breizh, etc. Actuellement, on est quasiment diffusé tous les jours et plusieurs fois par jour. Les gens connaissent les épisodes par cœur. On a tout intérêt à se remettre en question pour leur offrir un spectacle « le plus long possible ».

Depuis son changement de format la série s’exporte-t-elle davantage ?

La série s’est toujours exportée. Plus ou moins, selon les années, mais on a maintenant un nombre d’épisodes assez important. Je crois qu’Alice Nevers est exportée dans une cinquantaine de pays.

Accorderez-vous plus de place au personnage de Noah, joué par Ahmed Sylla, la saison prochaine ?

On lui a fait une vraie entrée dans la série. Ce que l’on n’avait pas pu faire pour Noam Morgensztern. Pour la saison prochaine, on a envie de faire en sorte que les personnages dits secondaires aient une vraie existence. Que ce soit Ahmed Sylla ou Guillaume Carcaud, on souhaite les étoffer. Cette saison, les personnages de Rachel et Lucie, puis Simon, sont arrivés et ont pris de la place. Mais quelles que soient les aventures qui vont bousculer nos deux héros, l’année prochaine, il nous semble essentiel que Guillaume Carcaud et Ahmed Sylla aient une vraie place dans la saison.

« TF1 a trouvé cette fin un peu moins forte que celle de l’année dernière »

Jean Dell est revenu dans le premier épisode de la saison. Était-ce un souhait de votre part ?

Jean Dell nous avait quittés un poil précipitamment. Il avait envie de faire d’autres choses. On s’était dit « Pourquoi on ne le ferait pas revenir ? » On a aussi reçu du courrier, ça a également été évoqué sur la page Facebook. Ce premier épisode était une occasion en or. Et on avait envie de mettre les deux greffiers ensemble, le tonton et le neveu. C’était une façon de faire plaisir à tout le monde. À nous, les premiers, et aux téléspectateurs juste après. Pareil pour Noam Morgensztern. Il n’y a aucune raison pour que l’on ne puisse pas le retrouver dans une saison prochaine. Je ne sais pas si son emploi du temps le permettra, mais on ne s’interdit rien.

La chanson de fin d’épisode est devenue un gimmick de la série. Avez-vous déjà envisagé de changer de morceau par saison ?

Au tout début de la série en 52 minutes, on a utilisé deux chansons. Il y avait celle que nous utilisons actuellement « Pride » du groupe Syntax et une autre chanson, mais qui sur la longueur marchait moins bien. Ce gimmick avec « Pride », qui existe depuis sept ans, suscite toujours autant l’engouement. Il y a toujours autant de gens qui nous écrivent pour demander « C’est quoi la chanson ? » On est tombé sur un titre qui touche au cœur et qui satisfait le public. On n’a pas prévu d’en changer. Il a des choses que l’on a voulu faire évoluer au fil des années. On a changé et raccourci le générique de début. On a musclé la musique. Mais cette chanson de clip de fin, on l’a pas voulu la changer.

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