mercredi 20 février 2019 à 19:00 par

Chrystelle Labaude (Un si grand soleil) : « Elisabeth Bastide pourrait tout accepter pour Manon »

Depuis la rentrée, Chrystelle Labaude est à l’affiche d’Un si grand soleil sur France 2. La comédienne se confie sur l’évolution des intrigues autour du clan d’Elisabeth Bastide. Elle évoque également le succès de la série et son départ de Section de recherches.

Chrystelle Labaude (Un si grand soleil) : « Elisabeth Bastide pourrait tout accepter pour Manon »
©Capture France 2  

Benoît Mandin : Par quoi avez-vous été séduite dans Un grand soleil ?

Je n’avais jamais fait de quotidienne et c’est un challenge qui m’intéressait. Je trouvais le rôle d’Elisabeth Bastide très attachant même si on ne peut pas dire que c’est vraiment le cas. C’est des personnages que je n’ai pas beaucoup eu l’occasion de croiser. Cela m’a plu de jouer cette reine mère, autoritaire et un peu manipulatrice. Je me suis dit : « Je vais bien m’amuser à faire ça ».

Comment avez-vous imaginé Elisabeth Bastide ?

Je lui ai laissé un arrière-fond un petit peu ébréché. Si c’est simplement un personnage sans aucune fêlure, ce n’est pas intéressant. Je me suis fait ce petit fil conducteur qui n’est dit à aucun moment. On ne connaît rien de sa vie. On sait juste qu’elle a perdu son mari et qu’elle a élevé son fils toute seule. Je lui ai mis quand même un petit battement de coeur supplémentaire afin que ça ne se fasse pas qu’une femme de pouvoir et d’affaires.

Comment la définiriez-vous ?

C’est une reine. Au temps des rois, elle aurait sûrement été Catherine de Médicis. Elisabeth Bastide est une reine dans son royaume : elle a ses pions, ses vassaux et son bouffon. Elle manipule toute cette cour à coup d’enveloppes vu qu’elle a beaucoup d’argent. Je pense qu’elle est arrivée là par force de travail, de hargne et de rage. Il y a une certaine souffrance derrière Elisabeth et ça m’intéresse beaucoup. Elle a dû souffrir pour être autant blessante à certains moments et aussi autoritaire.

Elisabeth porte une part de mystère et d’énigme. Celle-ci va-t-elle être amenée à se dévoiler ?

Je ne sais pas si on le saura un jour. Je l’aurais souhaité évidemment, mais je pense qu’elle va rester dans cette espèce de côté ombre et lumière. Le public ne saura jamais trop à quoi s’en tenir avec elle. Pour l’instant, ce n’est pas prévu qu’il y ait une arche spéciale autour d’Elisabeth Bastide. On sait juste qu’elle a une grosse société, un amant, un fils qu’elle adore et une petite-fille qu’elle affectionne aussi.

« Manon est une Elisabeth Bastide deux multipliée par quatre »

Quel regard portez-vous sur sa relation avec Julien (son fils, ndlr) ?

J’adore jouer avec Jérémy Banster (interprète de Julien, ndlr). Dès que l’on a des scènes ensemble, je me régale. J’y mets toute l’affection et la tendresse qui est dans l’écriture, mais elle tient Julien. Elle lui a fait du chantage et a coulé sa boîte. Elle le tient à la fois par un rôle mère-poule et reine mère. Ces deux facettes s’interposent et font des va-et-vient dans les scènes qu’elle peut avoir avec son fils.

Elisabeth est très proche de Manon. Diriez-vous qu’elle voit en sa petite-fille une héritière ?

Manon a 15 ans donc on se dit qu’elle commence tôt. Elle a cet appât du gain, est vénale et est aussi manipulatrice. Manon est dans les pas de sa grand-mère, mais peut-être qu’elle sera pire qu’Elisabeth Bastide à l’âge adulte. C’est une Elisabeth Bastide deux multipliée par quatre (rires).

Manon entretient une relation avec Maxime, âgé de 30 ans. Elisabeth est-elle vraiment prête à tout accepter de sa petite-fille ?

Je crois qu’elle pourrait tout accepter pour Manon. Elle la laisse faire ses expériences et la conseille sans vraiment la diriger dans la vie. Tout est excusable avec Manon. Malgré les 500.000 euros qui ont été détournés du compte d’Elisabeth Bastide par Maxime, elle lui accorde son pardon sans aucune rancune et réflexion particulière.

Ce détournement d’argent n’amène-t-il pas Elisabeth Bastide vers une remise en question ?

Pour elle, 500.000 euros n’est pas grand-chose. Les assurances vont rembourser. C’est un peu une négligence de sa part puisqu’elle n’a pas fait sécuriser son compte. Elle est dans la toute puissance et est rarement inquiétée. Quoi qu’il arrive, elle arrivera toujours à retomber sur ses pattes. Pour l’instant, mais j’espère qu’un jour les scénaristes vont l’envoyer sur un terrain plus fragile où elle va tomber de ce piédestal.

Manon a découvert que Maxime a une liaison avec sa mère Alice. Quel rôle va jouer Elisabeth ?

Après avoir été séquestrée dans une cave, Manon part avec Maxime en Thaïlande. On va les rechercher, puis Maxime va finir en prison. Il faut bien un peu de morale dans cette histoire (rires). Elisabeth Bastide ne va pas avoir un rôle prépondérant dans l’intrigue. Elle va pardonner à Manon comme elle le fait d’habitude même si elle a été choquée de son attitude. Elisabeth Bastide va juste faire appel à ses connaissances chez Interpol pour retrouver sa petite-fille.

"Il faudrait une arche qui mette Elisabeth Bastide en danger

Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre personnage ?

On voit un petit peu plus ses éraflures. Le public voit une femme qui peut être tourmentée et bouleversée par moment. Elisabeth Bastide est un personnage présent en pointillé pour être le pilier des histoires qui au fond ne lui appartiennent pas. Elle dépend de ce réseau d’intrigues.

Quelles seraient vos envies pour Elisabeth ?

J’aimerais qu’il lui arrive vraiment quelque chose à elle. Il faudrait au moins une arche qui la mette en danger afin que le public se dise : « Elisabeth Bastide peut vaciller ». L’idée serait de montrer que le pouvoir peut être à un moment donné détruit et renversé dans tous les domaines. On le voit dans l’actualité avec des problématiques beaucoup plus graves qu’un feuilleton télé.

Un si grand soleil connaît un succès grandissant en audience. Comment l’expliquez-vous ?

Les gens aiment bien ce principe feuilletonant de retrouver ces personnages tous les soirs. Il y a beaucoup de personnages donc chacun peut s’identifier. On vit telle ou telle histoire d’amour, rupture... C’est facile de s’identifier à un personnage et de le suivre à travers les différents cheminements de sa vie.

« Dans Section de recherches, j’ai rendu mon rôle la mort dans l’âme »

À travers Un si grand soleil, vous signez votre premier grand rôle dans une série quotidienne. Quel bilan en tirez-vous ?

J’ai fait dix ans sur Section de recherches. Le rythme de tournage n’est pas si différent d’Un si grand soleil parce que je ne suis pas beaucoup là. Je n’ai pas autant de journées de tournage. J’habite toujours à Paris et je descends à Montpellier, tandis que c’était Nice pour Section de recherches. On est simplement un petit peu « prisonnier » d’un planning. C’est l’inconvénient de la quotidienne, car on sait quelques semaines avant quand on va tourner. Je suis ravie d’être sur cette aventure.

Entre 2006 et 2017, vous avez l’un des personnages phares de Section de recherches sur TF1. Quel regard portez-vous sur cette expérience ?

J’ai fait le choix de partir parce que le rôle de Nadia Angeli n’existait plus. Je n’avais plus de scènes, plus rien à faire... Quand on ne se sent plus désirée sur un projet, c’est comme en amour, il faut partir. Avec le recul, je me dis que j’ai passé onze saisons sur cette série et je n’ai absolument aucun regret. J’ai eu par moment de la nostalgie du personnage de Nadia que j’aimais beaucoup.

Votre départ a suscité de vives réactions de la part du public. Vous attendiez-vous à un tel engouement ?

Pas du tout, ça m’a beaucoup touché. J’ai eu un grand nombre de messages et de courriers des téléspectateurs. J’ai été très étonnée et c’est toujours flatteur pour l’ego. Ça me touche beaucoup toutes ces personnes qui prennent le temps pour vous écrire un petit mot, de vous poser des questions et de savoir pourquoi vous êtes partie. Je n’ai pas quitté Section de recherches de gaité de coeur. J’ai rendu mon rôle la mort dans l’âme, mais à un moment, on ne peut pas se battre contre des gens qui ne veulent plus un personnage. Nadia et Chrystelle Labaude n’étaient plus désirées dans cette série, on a tout fait pour que je m’en aille...

Parallèlement à Un si grand soleil, avez-vous d’autres projets ?

J’ai tourné sur Nina à travers un épisode. J’ai été ravie de retrouver le réalisateur Eric Le Roux et Grégoire Bonnet (Samuel Proust dans Nina, ndlr). J’ai passé quatre jours, c’était super chouette de faire ça. Maintenant, j’espère avoir des interventions dans des séries qui me plaisent et sur lesquelles j’aimerais bien faire un petit passage comme Profilage, Engrenages et Dix pour cent, dont je n’ose pas rêver.



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- Un si grand soleil, du lundi au vendredi à 20h40 sur France 2






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