Benjamin Castaldi

6,3 millions de téléspectateurs au troisième départ, moitié moins à la mi-parcours, la Nouvelle Star compte sur le sprint final pour battre son record. Dans son exercice de prédilection, Benjamin Castaldi fait face aux fans aguerris et au jury immodéré. Avec 140 directs à son actif sur 150 primes time animés, il est l’homme clé de M6. Gloire et fortune ou grande imposture ?

Publié le jeudi 2 juin 2005 à 00:00
par
Benjamin Castaldi
©M6/DR 

Alexandre Raveleau : Dix ans de télévision, animateur historique
de la télé réalité : que reste-t-il du
Benjamin Castaldi de l’Etoffe des Ados ?

Benjamin Castaldi : Je suis toujours le même. Alors, bien
sûr, je bénéficie d’une exposition un peu
plus massive maintenant. Mais l’Etoffe
des ados
marchait plutôt bien sur la Cinquième.
Nous faisions en gros 10%. Et
puis, j’ai fait les choses étape par étape :
Michel Drucker avec Studio Gabriel, Célébrités
sur TF1 et M6.

Alexandre Raveleau : Comment avez-vous atterri sur la planète
Loft Story ?

Benjamin Castaldi : La routine de ma chronique sur TF1 et
l’ennui faisant, j’ai saisi l’opportunité. Et
puis tant de gens ont refusé avant moi
 ! (rires)

Alexandre Raveleau : Vous étiez prêt à tout pour exister à la
télévision ?

Benjamin Castaldi : Je n’avais pas du tout conscience de ce
qu’était la télé réalité. Trois mois avant
Loft Story, j’ai eu droit à une petite
séance de rattrapage chez M6. Et j’ai
commencé à visionner les programmes
allemands et hollandais. Ambiance
grosse fraulein et bodybuildée garantie !
J’avoue avoir eu quelques doutes sur la
version française après cette épreuve.

Alexandre Raveleau : Deux saisons plus tard, vous partez
à la recherche de la Nouvelle Star. Et
c’est l’échec.

Benjamin Castaldi : On avait juste oublié que la Star Academy
existait déjà sur TF1 depuis deux saisons.
Il fallait absolument trouver un créneau
différent. Radicalement français. Mais
comme Pop idol avait fait un carton dans
le monde entier, on a foncé vers l’adaptation
la plus fidèle. Et ce titre : A la recherche
de la nouvelle star ! C’était tout juste
imprononçable ! Et ce plateau ! C’était
terrible... terrible ! Depuis la copie a bien
été revue et corrigée.


Alexandre Raveleau : Le jury est devenu le fer de lance de
l’émission ?

Benjamin Castaldi : Pendant les directs, les stars, ce sont
les chanteurs ! Les frasques du jury font
du bruit autour de l’émission. Parfois
trop... On en a discuté tous ensemble.
Marianne et Manu ont raison d’avoir leur
indépendance et de dire ce qu’ils pensent.
A mon sens, ils font juste l’erreur
de mélanger la cuisine interne propre à
la production et le public. Dire ce qu’ils
pensent d’un candidat c’est très bien.
Venir raconter les soucis de mécanique
c’est pas leur boulot et, au final, on finit
par en oublier le but de l’émission. En revanche,
pendant les sélections, ils sont
les moteurs du programme. Ils retrouveront
leur gloire en saison 4.

Alexandre Raveleau : Nouvelle Star : télé crochet ou télé
réalité ?

Benjamin Castaldi : Assez proche du télé crochet classique mais complètement différent de la télé réalité. Il n’y a pas de captation 24h/24
par exemple. Pas de cours tous les jours
non plus. On s’attache vraiment à la qualité
vocale des candidats et non pas à
leur qualité buccale ! Nouvelle Star, c’est
un crochet réalité. Ca vous va ?

Alexandre Raveleau : Que dire de l’injustice envers les inclassables
 ?

Benjamin Castaldi : Ils ont quand même leur heure de gloire,
en prime time s’il vous plaît, devant des
millions de téléspectateurs ! (rires)
Quand on chante comme un tromblon
et qu’on participe à ce genre de casting,
faut pas pleurer ensuite en passant à la
télé ! Moi, ça me fait vraiment marrer !

Alexandre Raveleau : Le même effet qu’en voyant votre père
dans 1ere Compagnie ?

Benjamin Castaldi : Lui, il était parti pour ça en tout cas. Il
ne s’est même pas demandé s’il devait
y aller. C’est moi qui lui ai dit : « tu vas
le faire » ! Conclusion : j ai été rivé à
l’écran tous les jours. Et, croyez-moi,
je savais à quel point il pouvait ronfler.


Alexandre Raveleau : Ca ne vous gêne pas que votre famille
soit autant exposée ?

Benjamin Castaldi : Les Castaldi trustent l’antenne ! C’est
une situation de quasi monopole (rires).

Alexandre Raveleau : Vous êtes vous-même producteur du
genre « télé réalité » (Gloire et fortune,
M6 ndlr) ? Plutôt tendance vedette à la
1ere Compagnie ou sociétal à la sauce
Oui chef ?

Benjamin Castaldi : En tout cas, je ne m’inspire en rien de ce
qui se fait ailleurs. Nous avions par exemple
proposé à M6
« Biosphère », au
printemps dernier
(il montre la maquette).
Ce sont
finalement les Colocataires
qui ont
été diffusés à la
place. C’était tout
à fait novateur
puisqu’on voulait
mettre des gens en autarcie complète
pendant quatre mois. Sous une bulle un
peu à la Truman show.

Alexandre Raveleau : Un budget colossal ?

Benjamin Castaldi : Pas plus que pour recréer un loft ou s’installer dans un château. Le plateau
devait être monté à Disneyland pour en
faire une attraction ensuite. Toute la
bible était prête. Le casting aurait mis
en avant les spécialités de chacun : le
boulanger, le pêcheur etc. Récréer une
véritable micro société pour une fois.
Dans la Ferme
par exemple, ils
sont censés boire
le lait des vaches
mais ils ne le font
jamais ! Et dans le
loft n’en parlons
pas. Ils avaient
tous les privilèges.

Alexandre Raveleau : Vous avez gardez des liens avec tous
les lofteurs « privilégiés » ?

Benjamin Castaldi : On a tous quelque chose de très fort en
commun en tout cas : une très grande
tendresse à chaque fois qu’on se voit.
Je suis très fier qu’ils aient tous rebondi ensuite. Kenza a écrit un très beau livre sur l’Irak, Steevy fait de la télévision,
Loana est devenue une femme d’affaires
redoutable et Aziz est encore plus musclé
 ! Une vraie montagne ! Par contre,
les candidats du Loft 2 ont tous été effacés.
En même temps, ils se sont plus
mal comportés les uns que les autres
pendant tout le jeu. Si le programme n’a
pas été à la hauteur, c’est quand même
plus de leur faute que de la mienne.


Alexandre Raveleau : Et pourquoi n’avez-vous pas animé le
Bachelor ?

Benjamin Castaldi : Parce que Rotenberg le fait tellement
bien tous les ans ! Et la bonne nouvelle,
c’est qu’en troisième saison il a même
arrêté les cravates, si vous avez bien fait
attention. Franchement, je n’ai jamais
eu envie de présenter une brochette de
vingt filles à un mec... Et le travail d’animation
est quasi inexistant. Pour moi,
quand vous reprenez cinquante fois une
prise pendant un enregistrement, ça
n’apporte rien. Ca me gave vraiment de
tourner 8 heures de suite !

Alexandre Raveleau : Les Colocataires ?

Benjamin Castaldi : M6 me l’a proposé mais j’ai refusé tout
de suite. C’était juste une copie imparfaite
du Loft. C’est vraiment fini ce genre
d’émission. Il faut passer à autre chose.
Le concept « on met des gens tous ensemble
dans un appartement de 200
m2 » c’est terminé. En Allemagne, le loft
à vie, ça devient du n’importe quoi ! Mais
attention... Je me souviens encore d’un
accord entre Patrick le Lay et Nicolas de
Tavernost disant que jamais au grand jamais
la télé réalité n’arriverait en France.
Ils ont signé ça avec des trémolos dans
la voix quelques mois avant Loft Story.
Maintenant, c’est la guerre !

Alexandre Raveleau : Que s’est-il passé avec les Fous du
stade
, votre production évènementielle
en faveur de Paris 2012 qui était annoncée
pour octobre dernier ?

Benjamin Castaldi : Le geste de solidarité nationale que nous
voulions faire on se l’est tout simplement
pris dans la figure ! Mais ce n’est pas très
grave... Ce sera fait en juin par des gens
beaucoup plus vieux et certainement
beaucoup plus intéressants que nous,
sur le service public. Chacun viendra
faire son petit couplet et puis ce sera
parfait.

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