Catherine Marchal (Borderline) : « Mon personnage est entre deux mondes »

France 2 diffuse Borderline ce mercredi 7 octobre, suivi d’un débat animé par Julian Bugier. Catherine Marchal incarne la policière de l’IGS dans la fiction inspirée de faits réels. De son rôle dans le téléfilm à ses projets de documentaire pour 13ème rue, Toutelatele a rencontré l’actrice.

Publié le mercredi 7 octobre 2015 à 19:28
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Catherine Marchal (Borderline) : « Mon personnage est entre deux mondes »
©Charlotte SCHOUSBOE  

Nacer Boubekeur : Dans Borderline, vous incarnez une policière de l’IGS, censée faire régner l’ordre au sein même de la police. Cependant, votre personnage semble faire preuve d’énormément d’humanité. Comment définiriez-vous votre personnage ?

Catherine Marchal : Elle est entre deux mondes. Obéir à ses supérieurs et devoir trouver des coupables prédésignés dans une sombre histoire de drogues, ou écouter ses sentiments qui reposent sur l’honnêteté, la franchise. Elle est constamment entre ses deux dilemmes.

Vous menez l’enquête entourant les méthodes de deux policiers, Jensen et Blain. Votre personnage est au centre des intrigues du téléfilm, mais ne semble pas occuper le rôle principal. N’est-ce pas paradoxal ?

Dans Borderline, il s’agit d’un véritable face à face entre mon personnage et celui de Bruno Wolkowitch (Blain, ndlr). La réalité est tout autre : ces deux individus forment un seul et unique duo. Ils ont une vraie alchimie, c’est assez étrange et cela crée une atmosphère particulière dans ce film.

Cette relation devient très rapidement ambigüe...

C’est quelque chose d’inévitable, et c’est là tout l’intérêt d’avoir un duo formé d’un homme et d’une femme, ça facilite les arcs scénaristiques de ce genre. Au départ, l’ambigüité est professionnelle. Mon personnage est une enquêtrice, et celui de Bruno Wolkowitch connaît très bien les coulisses des métiers de la police au sens général. Lorsque ce dernier est arrêté, mon personnage se met à douter du bien-fondé des accusations qui sont portées contre lui et de ce qu’on lui reproche.

Comment évolue leur relation par la suite ?

Elle se rend compte que c’est une personne exemplaire et un excellent flic. Elle lui accorde quelques privilèges au point de ne pas lui faire porter les menottes lorsqu’elle doit l’interroger. Il y a aussi une scène surréaliste dans Borderline dans laquelle elle lui sert du champagne, c’est dire à quel point elle l’apprécie alors qu’il est placé en garde à vue. Elle aime l’homme qu’il est, une histoire aurait pu démarrer entre eux...

« La soirée spéciale nous oblige à faire des films de qualités, parce qu’on ne va pas faire un débat sur un mauvais film raté »

A quel point le père de l’enquêtrice influe sur ses décisions dans l’affaire Blain ?

Elle est vraiment très partagée. Dans la balance, les deux côtés se valent, il y a une espèce de morale qui joue tout au long du film. Son père, qui est un flic à l’ancienne, vient ajouter du poids dans la balance du côté vers lequel elle va pencher.

Concernant le débat entourant les méthodes policières et une certaine connivence avec les voyous, quel est votre avis sur ce sujet ?

Il n’y a pas de réponse à cette question des méthodes, le débat qui aura lieu après le film risque de ne pas avoir de conclusion. Il y aura toujours une ambiguïté sur la façon avec laquelle nous devons arrêter des voyous sans employer leurs méthodes.

Que pensez-vous du dispositif de la fiction, Borderline, suivi d’un débat autour de la question du système judiciaire ?

C’est une idée absolument géniale. Tout cela me rappelle les émissions de mon enfance comme Les Dossiers de L’écran, c’est quelque chose qui devrait avoir lieu plus souvent en télévision. Cela nous oblige à faire des films de qualités, parce qu’on ne va pas faire un débat sur un mauvais film raté.

Quels sont vos autres projets ?

Je prépare un documentaire sur Olivier ( ndlr : Marchal, son mari) pour 13ème rue. C’est un 52 minutes intitulé « Marchal par Marchal »,qui sera diffusé en novembre. Je me suis jetée dans ce projet en me disant que je n’y allais pas y arriver, mais le fait que je réalise ce portrait a permis aux gens de se livrer davantage. Techniquement, ça ne sera surement pas parfait, mais il y aura des propos que personne d’autre n’aurait pu recueillir. C’est un regard différent sur Olivier, sans concessions.

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