Emilie Mazoyer (Tous différents) : « Quitter NT1 était la seule solution »

Après deux années passées sur NT1, Emilie Mazoyer a décidé de claquer la porte. Sur le réseau social Twitter, la jeune animatrice de 32 ans a annoncé son départ vers de nouvelles aventures. Pour Toutelatele, elle revient sur ses expériences passées sur le petit écran, de 10h le mag au Morning Café

Publié le mercredi 5 juin 2013 à 13:28
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Emilie Mazoyer (Tous différents) : « Quitter NT1 était la seule solution »
©Renaud Corlouer / NT1 

Robin Girard-Kromas : Le 31 mai dernier, vous annonciez votre départ de NT1 sur le réseau social Twitter (« Libérée de mes obligations envers @nt1... Amis et futurs amis de la télévision, vous savez où me trouver ! »). Est-ce la fin de Tous Différents ?

Emilie Mazoyer : J’avais envoyé un premier tweet que j’ai supprimé très vite où j’expliquais que Tous différents s’achevait. En fait, ce n’est pas le cas, c’est simplement moi qui quitte NT1. Tous différents sera diffusé tout l’été sur la chaîne, notamment en prime time et à l’heure du déjeuner. Ce n’est pas exclu que la diffusion continue après coup, mais je libérée de mes obligations envers NT1.

Les numéros proposés cet été sont donc déjà enregistrés ?

Oui, j’ai tourné plusieurs plateaux il y a une dizaine de jours. Il y aura de l’inédit en réserve pour cet été.

Avez-vous été contactée depuis ?

Oui ! (rires) C’est fou, car j’ai au départ je tweetais ça plutôt à titre d’information ! J’ai rajouté le petit mot sur mes « futurs amis » de la télé comme une blague. Et visiblement, il y a pas mal de producteurs et de cadres des chaînes qui sont sur Twitter ! Je n’ai pas un compte énorme, mais j’ai eu quelques sollicitations et c’est chouette ! Twitter est peut-être un nouveau mode de recrutement.

Êtes-vous déjà en négociation pour du concret la saison prochaine ?

Je n’en suis pas encore là ! J’ai pas mal de rendez-vous dans les prochaines semaines, mais comme il n’y a rien de concret je ne peux rien dire...

Comment avez-vous appris votre non-reconduction à la tête de NT1 ?

Je ne l’ai pas appris, je le savais, car il s’agit d’une décision commune entre la chaîne et moi. C’est quelque chose que j’avais mûrement réfléchi. On s’est rencontré à ce sujet avec la direction de NT1, à la toute fin du mois de mai. J’avais d’autres envies que Tous différents et eux n’avaient pas suffisamment envie de me garder pour me proposer d’autres choses qui me correspondraient. On s’est donc retrouvé dans une impasse. Assez rapidement, la seule solution qui s’est imposée, c’était d’arrêter notre collaboration.

Quelle émission souhaitiez-vous obtenir sur la chaîne ?

Il me semblait que sur NT1, il aurait été bien de proposer une émission lifestyle, un peu comme La maison France 5. Des choses sur la mode, les voyages, la cuisine, la déco. L’audience de NT1 étant plutôt féminine, je trouve que ça pouvait mériter une émission. Je me sentais bien d’animer quelque chose de cette idée-là, car je m’occupais de la rubrique tendance du temps de 10h le mag sur TF1. Je leur en ai parlé il y a environ deux mois et lorsque je les ai rencontrés, ils m’ont dit qu’ils avaient plutôt envie de partir dans une autre direction, ils étaient notamment très contents du Bachelor. Ce type de programme ne me correspond pas. Il n’y avait donc pas tellement de sens à continuer à travailler ensemble.

Quel bilan dressez-vous de vos années NT1 ?

Il est positif. Sur Tous différents, on a notamment collaboré avec Isoëte, la boite de production de Carole Rousseau, sur des sujets vraiment réussis et étonnants. En particulier sur un document où le public peut suivre les fans d’Elvis Presley en pèlerinage à Memphis.

« Sur Tous différents, on ne comptait pas sur moi pour être impliquée dans le choix des sujets »

Tous différents ne misait-il pas surtout sur des sujets achetés à bas coût à l’étranger...

Au départ, quand l’émission a été créée, c’était environ 50 / 50 entre les achats et les sujets fabriqués en interne par TF1 Production. Au fur et à mesure, il y a eu moins de commandes de sujets « maisons » et de plus en plus d’achats. Mais plus récemment, avec Isoëte, on refabriquait un peu de frais.

Avez-vous déjà été gênée par certains sujets traités dans l’émission ?

Évidemment ! C’est aussi une des raisons pour lesquelles ça devenait un peu difficile de continuer Tous différents, car on ne comptait pas sur moi pour être impliquée dans le choix des sujets, j’étais vraiment cantonnée au rôle de l’animatrice, je m’occupais des plateaux et c’est tout. Au bout d’un moment, j’ai eu envie de mettre ma patte, mais ce n’était pas prévu ni envisageable. C’est aussi pour cela que j’ai souhaité arrêter.

Voir votre image assimilée à Tous différents, est-ce un problème pour la suite ?

Non, il n’y a absolument rien dans Tous différents que je renie. J’ai vu tous les sujets et si j’en avais eu honte je serais partie. Je ne crève pas de faim, c’était un choix de faire cette émission et je l’assume complètement. Après, cela ne veut pas dire que tous les sujets qui sont passés correspondent forcément à 100% à mes valeurs (rires) !

Partie 2 > Ses souvenirs à TF1 et M6, son avenir à la radio


Quel souvenir gardez-vous de l’époque 10h le mag ?

Un excellent souvenir. On a beaucoup ri. Personne ne se connaissait sur l’émission et la sauce a vraiment pris ! Je pense qu’on a inquiété Sophie Davant et C’est au programme, car on lui piquait régulièrement des téléspectateurs. Après niveau timing, c’était la crise, il fallait faire des économies et l’émission coûtait cher. Tout était fait en interne et il y avait une vraie rédaction avec des sujets frais au quotidien. Après une saison, ils ont supprimé les chroniqueurs.

Une matinale comme du temps de la Six et du Morning Café pourrait-elle vous intéresser ?

C’était des années un peu folles. À l’époque, je faisais la libre antenne sur Le Mouv jusqu’à minuit, puis j’allais rejoindre les copains de la Six pour faire la fête jusqu’à 5h30, heure à laquelle on se retrouvait à M6 pour le maquillage et la coiffure avant de prendre l’antenne à 7 heures. C’était la belle époque avec Pierre-Mathieu, Louise Ekland, Magloire, Nicolas Deuil. Je me suis rarement autant amusée dans ma vie. Mais je ne sais pas si j’aurais l’énergie d’avoir un tel emploi du temps aujourd’hui (rires) ! Et on avait une liberté de ton incroyable, je ne sais pas si une grande chaîne pourrait l’accepter désormais. On était une bande de sales gosses !

Vous avez multiplié les expériences assez courtes à la télévision. N’est-ce pas un peu frustrant ?

C’est un peu la loi du genre. Certaines émissions sont cultes et durent des années, mais la majorité ne tient pas dix ans ! Autant en radio, on peut s’investir sur de nombreuses années, autant en télé j’ai l’impression que ça arrive moins souvent. Pour moi, ce n’est pas frustrant, car je travaille sur les deux médias. Les émissions à la télévision coutent très cher donc je comprends que les résultats soient attendus plus rapidement.

Votre plus grosse audience reste le prime que vous avez co-animé avec Jean-Pierre Pernaut sur TF1 en 2009, Le Monde à l’envers. En quoi cette expérience était-elle différente de vos précédentes émissions ?

C’est assez formateur, car je sentais que c’était un programme important pour la chaîne, un peu comme 10h le mag. Je me doutais bien qu’il fallait faire de l’audience. C’est peut-être la première fois avec ce prime que j’ai attendue le lendemain matin le SMS des audiences avec impatience ! C’était aussi un grand plateau à La Plaine avec beaucoup de public. À l’époque, Jean-Pierre avait été assez protecteur, il m’avait beaucoup rassuré et avait été très gentil. La pression que je m’étais mise, il l’avait complètement désamorcée en faisant des blagues !

« On était une bande de sales gosses ! »

Quels sont vos projets pour l’été ?

Je suis très contente d’arriver sur France Inter, une magnifique radio, pour Toute la musique d’Inter, une émission musicale le week-end entre 14 heures et 16 heures. Ce serait un peu mon rêve en télé, mais je ne pense pas que ce soit un bon pari en ce moment (rires).

Privilégiez-vous toujours la radio à la télévision ?

Je me suis toujours sentie à la télé un peu par hasard. La radio, c’est mon métier. J’ai voulu en faire, j’ai demandé à en faire. Pour rentrer, je me suis fait embaucher au standard ! Ma première émission de télé, c’était Filles TV qui nous filmait à la radio. J’ai bientôt 33 ans et c’est la première fois que je cherche un job en télé car auparavant tout était un peu arrivé par hasard. Tout cela est assez nouveau pour moi ! Du temps du Morning de la Six, j’avais invité Pierre-Mathieu dans mon émission, il avait trouvé ça drôle et j’avais été contactée pour la matinale. Pour 10h le mag, j’avais déjà travaillé avec la production en répondant pour des sujets dans 50 min inside.

Après avoir porté une émission, seriez-vous prête à revenir à un rôle de chroniqueuse ?

Les deux sont intéressants. Je n’aurais aucun problème à faire trois minutes dans une émission. Je trouve qu’un programme comme Monte le son sur France 4 est assez chouette. J’ai vu sur Twitter que Bruno Patino avait parlé d’une nouvelle émission musicale. J’adorerais faire partie de ces aventures. Ma prochaine apparition télé, ce sera autour du festival Gare au rock sur D17 et SFR Live Music. Après l’idéal ce serait de trouver une émission de télé qui soit en adéquation avec ce que je fais à la radio, mais il faut peut-être la créer !

Avez-vous déjà signé pour Le Mouv la saison prochaine ?

Pas encore ! Je termine la saison sur Le Mouv puis je vais à France Inter cet été. À la rentrée, on verra, mais c’est assez normal. En radio, ça se règle souvent au mois d’aout.

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