Lakshan Abenayake (Les Mystères de l’amour) : « Rudy est devenu une Hélène au masculin »

Depuis quinze ans, Lakshan Abenayake incarne le discret et aimé Rudy dans les suites d’Hélène et les garçons. Des Vacances aux Mystères de l’amour, il est devenu un acolyte indispensable à Hélène, Nicolas et les autres. Alors que Rudy est sur le point de faire découvrir aux téléspectateurs une facette inédite de sa personnalité, le comédien fait le point avec Toutelatele sur cette expérience au long cours.

Publié le samedi 14 février 2015 à 18:57
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Lakshan Abenayake (Les Mystères de l’amour) : « Rudy est devenu une Hélène au masculin »
©TMC/Julien Cauvin 

Marion Olité : Que se passe-t-il pour votre personnage dans cette saison 8 des Mystères de l’amour ?

Lakshan Abenayake : Rudy arrive en fin de saison, à partir de l’épisode 18 (diffusé le dimanche 15 février à 19h45 sur TMC, ndlr). Il est toujours dans son histoire avec Mylène. Leur relation reste très instable. On va en apprendre un peu plus sur la vie de Rudy et ses problèmes personnels. Jusqu’ici, on n’avait pas vraiment vu ce personnage évoluer de son côté. Il était toujours là pour les autres, mais pas vraiment pour lui ! Les téléspectateurs vont découvrir la vraie vie de Rudy.

Discutez-vous de l’évolution de votre personnage avec Jean-Luc Azoulay et les scénaristes de la série ?

Oui, d’ailleurs, j’avais demandé à ce qu’on mette un peu Rudy en difficulté. Je souhaitais que l’on voie une autre partie de sa vie. Pour l’instant, il a toujours été présenté comme quelqu’un de sage, calme, gentil, touchant, prêt à aider tout le monde. C’est le contraire du bad boy. Il n’a jamais fait de dérapages, et pourtant, ça arrive à tout le monde. Personne n’est parfait ! Après, il y a tellement de personnages dans Les Mystères de l’amour que ce n’est pas facile à gérer. Jean-Luc (Azoulay, ndlr) a aussi un peu peur de choquer les fans en changeant de direction. Mais j’ai envie que les scénaristes me mettent en danger.

Rudy va donc devenir un peu bad boy en cette fin de saison 8 ?

Oui, un petit peu, et j’en suis très content ! C’est le genre de challenge que l’on attend en tant que comédien. À force de trop coller au personnage, il n’y a plus de surprise. Les gens aiment Rudy juste parce qu’il est gentil. J’aimerais que mon personnage soit aimé pour d’autres raisons, et je veux montrer que je peux jouer sur d’autres registres, aller vers un côté plus sombre.

Avez-vous une idée en particulier pour ce Rudy, qui n’a pas encore vu le jour ?

Non, l’important pour moi, c’est d’épicer un peu ce rôle. Ça fait déjà quinze ans que je connais Rudy. Je pense qu’il fallait vraiment réveiller ce personnage. Au bout d’un moment, Rudy est juste un mec gentil qui séduit facilement les femmes, et les ramène chez lui. Il faut prendre plus de risques, faire évoluer ce personnage. Je veux lui donner plus d’énergie, montrer que Rudy a grandi. J’ai envie que l’on me mette en danger. Ça peut être Rudy mêlé à un trafic de drogue, à de la prostitution, etc. Parfois, on est tellement bien dans une routine qu’on ne fait plus trop attention à ce qu’on fait. On ne cherche pas le meilleur. Quand je tourne avec Isabelle Huppert (dans le film La Ritournelle, sorti en 2014, ndlr), même sur une toute petite scène, je me pose plein de questions. Pourquoi, comment mon personnage lui dit telle chose, etc.

« J’ai envie que les scénaristes me mettent en danger »

Le rythme de tournage des Mystères de l’amour vous permet-il cependant d’approfondir certaines scènes ?

Sur un tournage normal, on tourne environ trois ou quatre séquences par jour. Sur Les mystères de l’amour, ça peut aller jusqu’à 18 séquences, et même au-delà ! Et puis, on n’a pas le temps de tourner les scènes plus d’une ou deux fois, alors qu’habituellement, on peut faire jusqu’à cinq prises. Sur ce tournage, quand on commence à se sentir bien, c’est déjà fini ! On ne peut pas réessayer quelque chose si ce n’est pas bon. C’est dommage, car il y a beaucoup d’expérience dans cette équipe. On a un vrai problème de temps. La qualité est bonne, mais on pourrait s’améliorer. Après, c’est aussi une très bonne école, très formatrice. Sur un tournage de film, je suis bon très rapidement comparé à d’autres comédiens.

Comment les fans des Mystères de l’amour vous abordent-ils ?

Les gens ont envie de me parler, de me toucher. Je me fais draguer (rires). Le personnage de Rudy a une sorte de pouvoir sur les gens. D’ailleurs, ils ne veulent pas vraiment voir Lakshan mais Rudy (rires) ! Ce personnage les a séduits avec son charme, sa façon d’être et sa manière de parler en français. C’est hallucinant, je ne m’attendais pas à ça ! Les fans sont vraiment très présents. Pour l’anecdote, on a fait récemment une petite vidéo rigolote avec Magali (Semetys) et Célyne (Durand) qui durait à peine une minute. Je l’ai partagé sur ma page Facebook et en quelques heures, elle a dépassé les 10 000 vues ! Je trouve ça fou. Pour le moment, les fans m’adorent, car Rudy est du bon côté. Personne n’a envie d’attaquer Rudy. Il est un peu comme Hélène, vue comme une sainte. Elle est toujours gentille, parfaite, on ne l’embête pas. Sans forcer, Rudy est devenu une Hélène au masculin.

Partie 2 > Ses confidences sur le tournage des Mystères de l’amour


Gardez-vous un souvenir marquant du tournage des Mystères de l’Amour ?

J’ai plein de bons souvenirs. On a tourné à Paris, à Saint-Martin, accumulé des milliers d’heures d’expérience... Un de mes pires souvenirs que je n’oublierai jamais, date du tournage des Vacances de l’amour. C’était en 2001. J’étais dans une voiture avec Hélène. C’est moi qui ramenais son personnage, parti à Caracas, auprès de ses amis. On a tourné cette scène où je devais absolument conduire, mais je n’avais pas le permis français, seulement celui du Sri Lanka, et en plus, je n’avais pas conduit depuis longtemps ! À un moment, on arrive à un carrefour, et je ne vois pas un énorme camion arriver dans notre direction. Devant les caméras, on est passé à 3 millimètres de lui ! Ça a été un cauchemar ! Après, avec Hélène, on a tourné d’autres scènes ensemble. Son personnage venait vivre chez moi. On en a reparlé il n’y a pas très longtemps pour une vidéo qui retraçait les 20 ans de souvenirs de la série. Elle s’en souvient bien (rires) ! En tout cas, je n’ai jamais eu d’accident, ni dans la vraie vie, ni pendant le tournage de la série.

Avez-vous été surpris par le succès des Mystères de l’amour quand vous avez intégré l’équipe ?

Je n’ai pas vraiment été surpris, car au moment où j’ai intégré la bande, il y a quinze ans environ (durant la saison 4 des Vacances de l’amour, ndlr), la saga était déjà un succès. Les acteurs étaient connus. J’ai surtout réalisé à quel point les fans étaient derrière eux. Aujourd’hui, même si on ne fait plus autant d’audience qu’il y a sept ou huit ans, les fans sont restés super fidèles. On était au Festival de La Rochelle il y a deux ans, et voir 400 personnes faire la queue pour avoir un autographe d’un acteur pas connu comme moi, c’est surréaliste ! Il y avait des jeunes, des trentenaires, des cinquantenaires...

Cet aspect familial contribue-t-il à la longévité de la série selon vous ?

Oui, complètement ! On est rentré dans la vie des gens, dans leur foyer. C’est presque comme si on vivait avec eux. Hélène et les garçons, et les séries qui ont suivi sont rentrés dans l’histoire de la télé française. Vous connaissez beaucoup de séries comme celle-là, connues et appréciées des téléspectateurs depuis vingt ans ? Je trouve vraiment qu’on a notre place. On n’a plus besoin de prouver quoi que ce soit. Les gens aiment le ton de la série, qui est écrite très légèrement. Tout le monde peut s’identifier aux problèmes des personnages.

« Voir 400 personnes faire la queue pour avoir un autographe d’un acteur pas connu comme moi, c’est surréaliste ! »

Votre expérience sur Les vacances de l’amour puis Les Mystères de l’amour vous a-t-elle servie pour votre carrière ?

J’ai démarré en 1999 dans Les vacances de l’amour. Ensuite, j’ai pris des cours de théâtre, et dès le début de ma carrière, j’ai pu passer d’autres castings pour tourner dans d’autres projets. J’ai donc eu la chance de vivre plein d’expériences différentes. Je ne sais pas vraiment si c’est grâce à mon passage dans Les vacances de l’amour, car franchement, je n’étais pas bon du tout au début (rires) ! J’ai tourné avec des personnes comme Josée Dayan, Bernard Giraudeau ou Richard Bohringer. Ça m’a valorisé. Je pense que les gens comprennent aussi qu’on est bon ou moins bon selon les conditions de tournage. J’ai encore trois ou quatre projets en prévision jusqu’au mois de mars. Les mystères de l’amour ne m’ont jamais desservi.

Quels sont vos projets à venir parallèlement aux Mystères de l’Amour ?

Je viens de terminer le tournage d’un téléfilm avec Richard Berri et Emma de Caunes pour France 2, la suite de Lanester. En mars, je vais tourner dans une nouvelle série avec Clémentine Célarié (Lebowitz contre Lebowitz, ndlr), réalisée par Frédéric Berthe, aussi pour France 2. J’ai également un long-métrage de prévu en Guyane. Et je passe aussi une partie de ma vie au Sri Lanka.

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