dimanche 21 septembre 2014 à 16:39 par

Les incidents du Direct : quand la télé dérape

Le Grand Journal évacué suite à des coups de feu...à blanc

Le Grand Journal évacué suite à des coups de feu...à blanc
©DR 

Le Grand Journal prend ses quartiers à Cannes, chaque année, pour le festival. Le 17 mai 2013, alors que Michel Denisot était encore aux commandes du talk-show, deux coups de feu ont retenti sur le plateau ouvert sur l’extérieur. Un mouvement de foule et une évacuation dans la précipitation s’en sont suivis. Le chaos total sur l’un des programmes phares de Canal +, mis sur son 31 pour suivre pas à pas la montée des marches. L’homme auteur des coups de feu à l’arme factice avait affolé le public en dégoupillant ensuite une fausse grenade achetée sur internet. Il sera finalement condamné le 24 juin 2013 à 18 mois de prison ferme pour « violences avec usage d’arme. »

Un lion entreprenant et une Marie-Ange Nardi aux abois

Un lion entreprenant et une Marie-Ange Nardi aux abois
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Nul doute que Marie-Ange Nardi se souvient encore d’une certaine journée ensoleillée du 8 août 1997 dans l’émission Quarante Degrés de France 3. Pascal Coulan présente à la future présentatrice du téléshopping de TF1, Frankie, un dompteur et son jeune lion, Titi. Affublée d’un joli chapeau, l’ancienne speakerine ne s’attendait sans doute pas, après quelques amabilités, à ce saut du fauve venant planter ses griffes dans son bras. À peine a-t-elle demandé l’âge de Titi que le Roi de la savane, un brin susceptible, se rue sur elle, à 16 mois seulement. Un cri hitchcockien s’en suit alors que la charmante Marie-Ange vient de découvrir qu’un lion attaché et forcé à faire des tours ne perd pour autant pas sa nature première. Comme chacun sait, notamment le célèbre photographe Nick Brandt, un lion est toujours libre. À noter la réaction peu téméraire de Pascal Coulan : « Titi a 16 mois, mais tu n’a rien à craindre [...], mais oui faut pas qu’elle vienne ». Frankie clôture par une phrase anthologique : « Ce n’est pas un lion dressé pour faire de la télévision ».

Henri Guaino claque la porte de C à vous : un geste politique

Henri Guaino claque la porte de C à vous : un geste politique
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Une scène crispante s’est déroulée dans C à vous sur France 5, le 3 février 2014. En face des trois chroniqueurs de l’émission et à la table d’Anne-Sophie Lapix, Henri Guaino, l’actuel député de la 3e circonscription des Yvelines, est sorti de ses gonds face à Jean-Luc Romero, conseiller régional d’Ile-de-France apparenté PS. Le sujet de la discorde ? Les revendications de la Manif pour tous ayant défilé la veille à Paris et Lion. À la période où le report de la loi sur la famille fait grincer des dents, Henri Guaino s’oppose à la « caricature » peinte par Jean-Luc Romero. Après l’avoir fustigé et insisté dans un long échange sur sa politique pris à la légère, l’ancienne plume de Nicolas Sarkozy. Presque apathique, son contradicteur hallucine plus qu’il ne se défend, alors que Henri Guaino se lève de sa chaise. Après quelques paroles signées de son esprit retors, il ouvre la porte et finit par la refermer sous son passage. Une sortie loin d’être en fanfare.

Le mauvais moment de Christophe Dechavanne

Le mauvais moment de Christophe Dechavanne
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Le vendredi 22 janvier 2010, Christophe Dechavanne est à la présentation du divertissement Les 100 plus grands moments de délire, en direct sur TF1. L’animateur demande au public de se lever pour quelque chose supposément important. Les rangées s’exécutent avant qu’un homme se jette sur le présentateur et l’agrippe par la veste pour revendiquer, grâce au micro de Dechavanne, que le vaccin H1n1 est un poison. Les deux hommes ainsi liés glissent sur le plateau jusqu’à que l’individu finisse par lâché Christophe Dechavanne en pleine colère : « Mais merde, ça ne se fait pas ça ! » répète-t-il. La coprésentatrice Sandrine Quétier, s’adressant aux invités pour minimiser ce qu’il vient de se passer, se met à crier pour détendre l’atmosphère : « Embrassez-vous ! ». Dans la foulée, Christophe Dechavanne revient en plateau en se rhabillant pour expliquer le comportement si soudain du revendicateur. Il interrompt l’embrassade : « Non, ce n’est pas du tout ça [...] je donne la parole à ceux qui la demandent, mais de cette manière-là... ». Au final, il conclut : « On va écouter les scientifiques et ne pas écouter les conneries de personnes qui n’ont a priori pas de légitimité. » Après cet incident et à la faveur d’un public applaudissant des deux mains, le divertissement reprend sans encombre. L’individu incohérent aurait été interrogé par la police par la suite et aurait dû répondre aux plaintes déposées par TF1 et par les producteurs.

Baffie contre Michalak ou le dialogue de sourds

Baffie contre Michalak ou le dialogue de sourds
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Le 12 décembre 2012, Laurent Baffie, l’humoriste connu pour son franc-parler s’est accroché avec Jérémy Michalak, le chroniqueur de C à vous. L’invité a mal apprécié celui qu’il désigne comme l’élément déclencheur de l’arrêt de son émission 17e sans ascenseur pour Paris Première. Anne-Sophie Lapix lance le sujet en rappelant, par rapport aux dîners de l’émission de Baffie : « On buvait plus qu’ici à ce qu’il parait ». Il n’en faut pas plus à risque-tout pour rebondir : « Oui, mais on s’est fait dénoncer par un petit con [...] sur le fait qu’on buvait et qu’on fumait ». Il poursuit : « C’était un p’tit con qui est à cette table, qui aurait vendu du beurre aux allemands ». Michalak, visé et offusqué, demande : « C’est quoi cette histoire, j’ai dénoncé qui à quoi ? ». Là-dessus, il s’attire les foudres d’un Laurent Baffie, verre à la main : « Je parle pas aux cons, ça les instruit ». Après un affrontement verbal ponctué par les rires jaunes de la présentatrice, Laurent Baffie lâche le fin mot de l’affaire : « Je me suis fait virer et c’est bien dommage, car j’aurais bien voulu poursuivre l’escroquerie un ou deux ans de plus, car j’étais quand même payé pour boire des coups et diner avec des amis ». En mars dernier, Jérémy Michalak a attaqué Laurent Baffie en justice et réclame 10 000 euros de dommages et intérêts et le retrait de deux tweets postés par son accusateur.

Bernard Pivot, le négociateur de Bouillon de culture

Bernard Pivot, le négociateur de Bouillon de culture
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C’est l’un des évènements les moins attendus et les plus assourdissants du direct. Le 15 mars 1992, Bouillon de culture, l’émission dans laquelle Bernard Pivot discute avec des invités venus de tous horizons est perturbée par un jeune étudiant venu faire des revendications. Interpelant Bernard Pivot, le jeune homme manifestement perturbé sort un couteau et place la lame à sa gorge comme gage de la tenue de son discours. Il souhaite s’exprimer sur la loi Jospin, défavorable selon lui au carcan étudiant. Il menace par la même occasion de se suicider en se tranchant la gorge si on l’en empêche. De debout avec la lame sur la gorge et un journal sans l’autre main, il se retrouve un genou à terre, face à Pivot, de l’autre côté de la table, puis les deux genoux à terre avec le couteau pointé vers son ventre en guise de menace. Confrontation probablement psychologiquement intéressante qui se termine par un abandon du perturbateur. Ce dernier finit par jeter son couteau sur la table basse des hauts débats, par remettre son manteau, puis par s’en aller, gratifiant indirectement Bernard Pivot d’une négociation aboutie avec le preneur d’otage (l’otage étant la chaîne de télévision Antenne 2).

Une crise d’épilepsie, sujet d’un faux happening sur Touche pas à mon Poste

Une crise d’épilepsie, sujet d’un faux happening sur Touche pas à mon Poste
©DR 

Le 25 février 2014, aux alentours de 18h40, un spectateur du public de Touche pas à mon poste a l’idée saugrenue de simuler une crise d’épilepsie en bondissant en direction d’Énora Malagré. Après une brève incompréhension sur le plateau et une page de publicités précipitée, l’équipe revient à l’antenne pour expliquer les délictueuses intentions du jeune homme mal inspiré. Cyril Hanouna annonce : « C’est le pire happening de l’histoire de la télé ». Phrase éloquente pour définir la situation.

Ca se discute : Elfassi contre Ducruet : la confrontation qui dégénère

Ca se discute : Elfassi contre Ducruet : la confrontation qui dégénère
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Dans l’émission Ca se discute, présentée à l’époque par Jean-Luc Delarue, le sujet d’un numéro diffusé en 2007 était : Célébrités traquées : victimes ou consentantes ?
Jean-Claude Elfassi, célèbre paparazzi, est invité face à son détracteur, Daniel Ducruet, très vif dans ses positions au sujet de la profession de son adversaire, allant jusqu’à les qualifier de « rats ». Sur le plateau, le ton monte très vite quand Jean-Claude Elfassi s’adresse indirectement à son homme de droite. Daniel Ducruet répond immédiatement : « D’abord, c’est monsieur Ducruet pour toi, t’as compris ? », phrase complétée par des insultes bipées. Dans la précipitation, il se lève et fonce sur le photographe sous les yeux médusés du public et d’un Jean-Luc Delarue alarmé. La sécurité intervient en tentant de séparer les deux bagarreurs en plein accrochage. Laurence Boccolini, invitée sur le plateau, voit les choses sous un autre angle : « Il m’est monté dessus, il m’a niqué la jambe ». Après que la sécurité soit intervenue et ait séparé les deux hommes, Daniel Ducruet s’explique ironiquement sur les raisons de son impulsivité et de cette rixe : « J’ai juste divorcé et je n’ai pas vu grandir mes enfants ».

Gainsbourg et Whitney Houston : la déclaration d’amour culte de Champs-Élysées

Gainsbourg et Whitney Houston : la déclaration d’amour culte de Champs-Élysées
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Sur Antenne 2, le 5 avril 1986, Whitney Houston, alors jeune chanteuse pétrie de talent, se retrouve dans l’émission de Michel Drucker, Champs-Élysées, face à notre Serge Gainsbourg national, chanteur émérite habitué aux écarts et aux plateaux de télévision. Très vite, Serge Gainsbourg lui marmonne quelques compliments retraduits aussitôt par Michel Drucker. Mais au bout d’un moment, quelques mots, d’un anglais parfait avec un accent français prononcé vont stupéfaire Whitney Houston : « I want to fuck her » balance Gainsbourg. Après plusieurs autres compliments, des excuses, une surprise générale et un rétablissement de la situation orchestré par le présentateur, Serge Gainsbourg obtient la gitane qu’il voulait. Ultime récompense de ce grand moment de télévision que Michel Drucker décrit toujours, près de 30 ans plus tard, avec autant de justesse.

Milla Jovovich / Thierry Ardisson : La goutte d’eau qui fait tomber le verre

Milla Jovovich / Thierry Ardisson : La goutte d’eau qui fait tomber le verre
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Le 23 mars 2002, Thierry Ardisson reçoit Milla Jovovich dans Tout le monde en parle, talk-show très apprécié pour sa grande liberté de ton. L’actrice née en Ukraine vient y présenter le film dans lequel elle interprète le rôle principal, Resident Evil, adapté du célèbre jeu vidéo. Celle qui dégomme les zombies débute sur les chapeaux de roue en manifestant une énergie débordante sur l’antenne de France 2. Très agitée et chahutée par les vannes incessantes de Laurent Baffie, alors sniper sur l’émission, Milla répond librement quand il s’agit d’évoquer ses cachets sur les films. Le présentateur commence à retracer le parcours de la belle américano-ukrainienne en pointant, comme d’accoutumée, les fêlures de sa vie. Elle arbore un grand sourire quand son interlocuteur principal lui parle du million de dollars gagnés dès ses 15 ans, mais ce n’est que le calme avant la tempête. Quand Thierry aborde la figure paternelle de Milla, condamné pour fraude à l’assurance, l’actrice blessée confirme : « Oui, j’ai perdu mon père pendant huit ans. » C’est à ce moment qu’elle perd la face, pousse violemment son verre d’eau par terre avant de sortir du plateau, furibonde et à la stupeur générale.

Star Ac’ : le plateau envahi, déprogrammation et remplacement par Julie Lescaut

Star Ac’ : le plateau envahi, déprogrammation et remplacement par Julie Lescaut
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Pendant un prime time de la Star Academy de mars 2006, une centaine d’intermittents, sortis de nulle part, déploient une banderole avec un message peu clair : « Éteignez vos télévisions ». Cette cohue venue les bras chargés de revendications a eu affaire à un Nikos Aliagas, comme à son habitude, sûr de lui même sous la contrainte. Ce dernier leur a accordé la parole pour faire valoir leur discours sciant la programmation. Quelques minutes plus tard, une page de publicités lancée par le présentateur phare de TF1 fait taire les contestataires. Ce sera la série Julie Lescaut qui viendra interrompre le programme musical. De quoi assurer des réactions interloquées et quelques hérissements dans les hauts bureaux de la chaîne privée. Dans les studios de la plaine Saint-Denis, des vigiles et gardes mobiles font sortir les manifestants qui n’avaient pas choisi le bon moment. Quatre d’entre eux sont interpelés sous le motif de « violences et trouble à l’ordre public ».




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