Maitena Biraben

Qu’on se le dise : Maitena pense ne pas avoir besoin de décolleté et de carte de presse pour faire de la télé ! Cette vraie brune ex- fausse blonde a convaincu les Dieux du PAF, qui n’ont maintenant d’yeux que pour elle !

Publié le lundi 13 juin 2005 à 00:36
par
Maitena Biraben
©C+ / Maxime Bruno 

Joseph Agostini : Si je vous dis
femme moderne, vous pensez à qui ?

Maitena Biraben : On est moderne
quand on est de Montparnasse ! Etre
moderne, pour moi, c’est être comme
ma grand-mère, institutrice dans les
années 20, quand elle se teignait les
cheveux en rouge. Suis-je moderne,
moi ? Pas vraiment. J’aime assez la
désuétude.

Joseph Agostini : Quand je vous dis femme de télé, vous
pensez à quoi ?

Maitena Biraben : La télé, il faut s’en servir. Je me bagarre tous les jours pour avoir quelque chose
à dire quand je passe à l’antenne. Pour
moi, c’est ça, « passer à la télé ». C’est avoir
quelque chose à dire.
Et comme je suis une
énorme bavarde extrêmement
spontanée... M’enfin, franchement,
vous vous rendez compte ?
On ne s’exprime pas devant cinq personnes
mais devant des milliers, des
millions de gens !

Joseph Agostini : Votre spontanéité, elle est très travaillée quand même, non ?

Maitena Biraben : (l’air surpris) On est jamais
soi-même devant une caméra, mais de
là à vous dire que je contrôle tout... Oui,
je fais gaffe à mon pull pour les plans de
dos ! Et puis, j’adore écrire mes lancements,
mes intros, mes machins ! Ma
différence, c’est quand même mon fond
de commerce.

Joseph Agostini : Et, justement, c’est quoi, votre « différence » ?

Maitena Biraben : C’est ma manière d’être à moi ! Vous
savez, en télé, une fille qui a du caractère
est prise pour une caractérielle, une
nana ingérable ! Je suis une animatrice,
et je trouve que ce mot est noble. Je ne
veux pas avoir de cartes de presse et je
dis « fuck you » à ceux qui m’ont interdit
de poser quatre questions sous prétexte
que je n’en avais pas !


Joseph Agostini : En avoir ou pas...

Maitena Biraben : En France, ça se passe comme ça. Selon qu’on soit animateur ou journaliste... Selon
qu’on soit dans les réseaux ou non... Il
faut en être, quoi ! Pas de bol, je n’en suis
pas ! Croyez-moi, je n’ai aucune envie de
me mettre sur talons tous les soirs pour
aller boire du champagne et me montrer
dans les soirées. Je sors le mardi. Point
barre. J’ai une vie après la télé, un enfant,
un mari...

Joseph Agostini : Racontez-nous comment Thierry
Ardisson est venu vous chercher en
Suisse...

Maitena Biraben : C’était un beau jour de 1994. A cette
époque, il n’y avait pas encore de portables...
Vous vous rendez compte ?
Bouvard et Ardisson m’ont contactée le
même jour. Je présentais mon talk show
sur la TSR, Ca colle et c’est piquant. Je
suis partie rejoindre Thierry à Paris. Je
sautais dans son ascenseur. J’allais bosser
avec le mec de Lunettes noires pour
nuits blanches, Bains de minuit...

Joseph Agostini : Votre émission, Vue sur la mer, produite par Ardisson, a été un échec total.
Plus dure a été la chute ?

Maitena Biraben : Et on ne me faisait plus travailler nulle part ! J’ai même fait le casting du Maillon
faible à cette époque ! Et puis, William
Leymergie m’a proposé de faire la chronique
ciné de Télématin.

Joseph Agostini : Avant Les Maternelles, sur France 5,
vous sentiez-vous employée à votre
juste valeur ?

Maitena Biraben : Les Maternelles, ça a été miraculeux ! Je prenais des cours de théâtre avec
une amie, Héléna Morna. On m’a appelée
pour participer au casting. Je croyais
que c’était une émission pour enfants !
Quatre mois plus tard, la chaîne m’a
rappelée. J’étais libre ! Les Maternelles,
c’était ovniesque !


Joseph Agostini : Y a-t-il une vie après cette émission ?

Maitena Biraben : Sincèrement, je pensais que c’était
impossible de bosser autrement. Une
heure et demi sur la famille, en matinée,
c’était ovniesque ! Le concept est taillé
dans la finesse, le travail, la précision,
l’écoute. C’est une vraie émission de service public.
Quand j’ai pris la décision d’arrêter, j’ai pleuré dans
le bureau de Jean-Pierre Cottet pour lui supplier de maintenir l’émission à l’antenne. Mon fils me disait :
« Maman, tu ne peux pas t’en aller ». Quand j’y repense, j’en suis malade !

Joseph Agostini : Et pourtant, vous avez choisi l’exil et
Canal +, avec Nous ne sommes pas des
anges
. Un an après, aucun regret ?

Maitena Biraben : Non. Je fais l’émission que j’avais envie de faire. Nous ne sommes pas des anges
contient, dans son seul titre, une
promesse très forte. Il nous fallait des
chroniqueurs différents, des personnalités
à part entière... Je n’ai pas envie
de prendre toute la place. Il y a plein de
gens qui bossent avec moi, qui décident
avec moi. Il faut arrêter deux secondes
avec l’animateur roi ! Un animateur, ça
ne compte pas plus qu’un concept ! Sur
Canal, ils savent où on veut aller. Ils nous
permettent de croire en nous.

Joseph Agostini : Quand vous étiez en Suisse, Canal vous
faisait déjà rêver ?

Maitena Biraben : J’aurais adoré présenter Nulle par
ailleurs
à l’époque. Mais bon, j’avais plusieurs
rêves en télé. Remplacer Frédéric
Mitterrand, François Henri de Virieu...
Quand j’étais gosse, je me prenais pour
Alain Duhamel, c’est vous dire !

Joseph Agostini : Vous vous sentez mieux dans la légèreté
ou dans la gravité ?

Maitena Biraben : C’est très facile de briller dans les Maternelles quand on interviewe des parents
d’enfants cancéreux. Mais je revendique
aussi le droit à la légèreté ! C’est plus
difficile encore en télé.


Joseph Agostini : Vous êtes d’abord une fille du service
public...

Maitena Biraben : Je serais restée sur le service public s’il avait bien voulu de moi. Mais il n’a pas
jugé utile de m’offrir ce que je voulais, à
savoir une liberté et une différence. Présenter
des divertissements en prime
time, avec un prompteur et un décolleté,
ce n’est vraiment pas mon ambition ! On
est plus libre sur Canal qu’on ne l’est sur
France 2.

Joseph Agostini : Vous n’auriez pas aimé animer Encore
plus libre
à la place de Karine Lemarchand,
qui vous a succédée aux Maternelles
 ?

Maitena Biraben : Non. Ce n’est pas une émission qui
m’aurait convaincue de rester sur le
service public. Je n’ai rien contre Karine
Lemarchand pour autant. Dans ma position,
je ne peux pas vraiment juger son
travail...

Joseph Agostini : Et si, demain, TF1 vous proposait une
real tv ?

Maitena Biraben : J’ai toujours fait des émissions dignes, respectables, même si je ne suis pas
une intellectuelle. Divertir, ça ne veut
pas forcément dire abrutir. Même si j’ai
été à donf dans Bachelor cette année !
Sans déconner, j’aimerais participer à
un Loft, où on m’enfermerait avec des
mecs comme Lagardère, Blondel et
un type qui dirige une supérette... On
ne sortirait pas avant d’avoir résolu le
problème du chômage et de l’effet de
serre.

Joseph Agostini : Mais qui regarderait ?

Maitena Biraben : Personne, justement. Ce serait chiant à
mourir...

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