Melrose Place, Beverly Hills, Sex & the city : les succès de Darren Star

Beverly Hills, Melrose Place, Sex & the city... Tout ou presque ce que touche Darren Star se transforme en or. Créateur de séries à succès, ce dernier a imaginé trois des séries les plus influentes du petit écran. A l’occasion du 49e Festival de Télévision de Monte-Carlo, Toutelatele.com est parti à la rencontre de ce producteur de génie, pour un entretien avec franchise, décontraction et sans langue de bois...à l’image de ses productions.

Publié le samedi 31 octobre 2009 à 19:00
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Melrose Place, Beverly Hills, Sex & the city : les succès de Darren Star
©DR 

Vous avez créé de nombreuses séries devenues cultes. Quelle est la recette pour concocter une fiction capable de fonctionner à l’international ?

Darren Star : J’aimerais la connaitre, parce que j’aurais eu la possibilité de recommencer autant de fois que je voulais ! Il faut, selon moi, y mettre du cœur, et des choses qui émeuvent. Quant au succès international, je pense que quoi qu’il arrive, les séries ayant connu le succès aux États-Unis en auront forcément dans le reste du monde. C’est l’universalité de nos expériences : nous ne sommes pas si différents de ça les uns les autres.

N’y a-t-il pas tout de même certains paramètres à prendre en compte, comme des personnages emblématiques ou une atmosphère particulière ?

Un peu des deux. J’aime énormément les villes sur lesquelles j’ai tourné, que ce soit Los Angeles ou New York. Ce sont des endroits fascinants et romantiques, auxquels j’ajoute une dose supplémentaire de romance. Quant à mes personnages, ils viennent tous de familles différentes auxquelles les téléspectateurs peuvent s’identifier, le tout, généralement, dans un cadre un peu glamour.

Deux de vos séries phares ont fait l’objet de remake récemment : Beverly Hills : 90210 et Melrose Place. Avez-vous participé au « renouveau » de cette dernière ?

Je ne suis pas du tout impliqué dans cette série. Les studios détiennent l’appellation, donc ils peuvent en faire ce qu’ils veulent. On m’a toutefois demandé de participer, mais je n’ai pas voulu : je n’aime pas revenir en arrière. J’ai déjà fait cette série pendant de nombreuses années, j’ai donc préféré la mettre entre les mains de personnes vraiment excitées par ce projet. J’avoue que c’est un énorme compliment que mes séries soient « refaites »...

Vous êtes un homme, pourtant l’un de vos plus grands succès est Sex & the city, série axée sur quatre femmes. Comment êtes-vous parvenu à retranscrire la réalité au point de toucher autant la gent féminine ?

J’ai connu beaucoup de Samantha dans ma vie (rires). J’ai eu des amis qui parlaient vraiment ouvertement de sexe et j’ai toujours pensé que les femmes avaient plus de facilité à aborder le sujet. D’ailleurs, je pense que les femmes sont plus ouvertes sur tout, émotionnellement par exemple. Donc c’était important pour moi de créer ces quatre femmes ayant un vrai dialogue, et représentant différents points de vue.

A l’époque, certains critiques ont évoqué votre homosexualité comme reproche, mis en parallèle avec le ton « cru » de la série...

Ce n’est plus un problème désormais, cela n’a plus d’importance. Les gens s’en moquent. De plus, certains acteurs sont en train de faire changer les choses, grâce à leur succès et leur notoriété. Je pense notamment à Neil Patrick Harris de How I met your mother ou T.R. Knight de Grey’s Anatomy.

Certains ont toutefois encore des difficultés à faire leur coming-out...

Je pense que cela vient de notre culture. Les gens personnalisent tellement les acteurs qu’ils ont parfois des difficultés à faire la distinction entre leur vie privée et leur vie publique.


Pour revenir à Sex & the city, certains ont été choqués par tout ce côté « sexe » de la série...

Heureusement, je n’avais pas à me préoccuper de cela, ce n’était pas mon rôle. Quoi qu’il en soit, pour moi, les téléspectateurs regardaient la série pour suivre les personnages. C’est d’ailleurs ce que j’ai dit à HBO : « On peut regarder de la pornographie pour voir du sexe, on ne regarde pas Sex & the city pour voir des seins et des fesses ! »

A force de se focaliser sur la vie des personnages, Sex & the city a laissé, au fil des ans, son côté « sexe » pour se tourner vers une série plus conventionnelle. Êtes-vous d’accord avec ce point de vue ?

C’est un fait : toutes les séries comiques se transforment peu à peu en « soap ». Ça a, par exemple, été le cas de Friends. J’ai créé Sex & the city à l’origine, car je n’avais jamais fait de série comique, et en avais envie. Je voulais faire de chaque épisode quelque chose de sympa, dans lequel la comédie était vraiment importante. Puis, ce côté-là a perdu de l’importance, car les téléspectateurs étaient tellement attachés aux personnages qu’ils voulaient les voir évoluer. Rendre cela comique devenait difficile... Mais dans ma tête, à l’origine, Sex & the city était une série comique.

Vous avez réussi à faire vivre le côté « rêve américain » à des millions de personnes à travers le monde grâce à vos séries. Pensez-vous que vous auriez rencontré le même succès en tournant en Europe ?

J’aime Paris ! Donc si j’avais fait une série à Paris, ce que j’adorerais faire, j’aurais insufflé mon côté romantique à cette ville, comme je l’ai fait à New York avec Sex & the City.

Il y a un véritable fossé entre les productions américaines et étrangères. Quel point de vue avez-vous sur les films et séries françaises ?

J’ai vu récemment un thriller français, vraiment très bon, Ne le dis à personne, avec Kristin Scott Thomas. C’était l’un des meilleurs films que j’ai pu voir l’année dernière ! J’adore les films français, le cinéma de Truffaut... Je pense que le cinéma français a une énorme influence. Par contre, je ne connais pas de séries françaises...

Pensez-vous que la différence vienne des budgets, beaucoup moins importants des productions françaises ?

Il est vrai que dans ce domaine, le fossé est important, mais ce sont deux marchés totalement différents. Aux États-Unis, nous avons beaucoup de budget, parce qu’on a plus de public et d’annonceurs... Au final, le budget est aux alentours de 3 millions de dollars par heure réellement tournée.

Parmi tous vos succès, quel est votre « préféré » ?

J’adore Sex & the City, mais c’est difficile d’avoir un préféré : ce sont comme mes enfants !

USA   SERIES TV   INTERNATIONAL   BEVERLY HILLS   MELROSE PLACE   SEX AND THE CITY  



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