Moundir (W9) : « Moundir et les apprentis aventuriers peut être meilleur que Koh-Lanta »

Ce lundi 21 mai, W9 donnera le coup d’envoi de la troisième saison de Moundir et les apprentis aventuriers à 18h50. Moundir se confie sur cette nouvelle édition, les critiques autour de similitudes avec Koh-Lanta et ses projets.

Publié le lundi 21 mai 2018 à 13:12
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Moundir (W9) : « Moundir et les apprentis aventuriers peut être meilleur que Koh-Lanta »
©W9  

Benoît Mandin : Ce lundi 21 mai à 18h50, W9 diffusera les deux premiers épisodes de la saison 3 de Moundir et les apprentis aventuriers. Comment l’avez-vous préparé ?

Moundir : Pour ma part, je me suis plus aguerri dans les textes où je me devais d’être meilleur animateur que la saison 2. Je me suis vraiment concentré sur ça et il fallait que j’arrive à gérer la mémoire et enchaîner les textes. Le plus dur dans cette aventure est d’apprendre les deux épisodes qu’on tourne chaque jour. Dès le début du tournage, j’ai donné un accès plus fort à l’intonation du jeu que mon physique.

Comment avez-vous réagi à la découverte du casting ?

Lorsque j’ai eu la réunion avec les équipes de production, j’ai compris que l’on avait tous les ingrédients et des figures emblématiques. Le casting est juste top. Je pense que tous les producteurs rêveraient d’en avoir un comme celui-là avec des personnages forts et d’autres un peu faibles qui sont touchants dans l’évolution. Bizarrement, ceux qui se pensaient les plus forts arrivent à s’éteindre et ceux qui sont les plus faibles se dévoilent peu à peu. La saison 2 a été très forte, mais cette troisième édition est juste volcanique ! Dans les jeux et la vie sur les camps, ça part dans tous les sens. Le public va s’attacher à des gens qu’ils ont détestés.

Quelles nouveautés le public pourra-t-il découvrir ?

Tous les jeux ont été changés. Ils vont retrouver des candidats extrêmement différents. On a eu le meilleur casting en saison 2, mais la troisième a été monstrueuse niveau alchimie. Elle a été sans cesse électrique tant dans les émotions, les efforts et les altercations. On a vraiment tout corsé : moins de nourriture, épreuves rallongées... On espère qu’elle plaira au plus grand nombre de téléspectateurs et surtout aux fidèles de Moundir et les apprentis aventuriers.

Dès le premier épisode, les tensions se font ressentir entre les candidats. Comment les avez-vous gérés ?

Ne connaissant pas les candidats personnellement, mais simplement par leurs caractères, je me doutais qu’il y allait en avoir. Quand des personnes retrouvent leurs ex et sont connues, on s’attend à des étincelles dès le début de l’aventure. Ils ne trichent pas et sont tellement à fleur de peau qu’ils sont faciles à lire. Tout cela donne une beauté à l’histoire de Moundir et les apprentis aventuriers.

« Avec 10% du budget de Koh-Lanta, on ferait des audiences encore meilleures »

Benjamin et Camille ont enfreint les règles lors de la première épreuve. Comment avez-vous réagi ?

Je n’accepterais jamais la tricherie. On doit avoir le même comportement dans un jeu d’aventure que dans la vie. Ils se doivent d’être des exemples et respecter les règles. C’est en étant meilleur que l’on arrive à grandir et à créer des belles choses. Le fait de retirer ses cordes, de ne pas chercher et de rentrer dans la facilité est loin d’être instructif.

Comment définiriez-vous votre rôle ?

Les téléspectateurs vont découvrir que je tutoie les candidats et que je ne mets pas de parité. Ils m’ont vu en tant qu’aventurier dans Koh-Lanta. Depuis, j’ai grandi et je les ai forcément découverts à travers des programmes à la télé. Vu que je reste accessible et que je ne suis pas là pour les mettre plus bas que terre, la parité existe sur le rapport de grand frère à petit frère/petite sœur. Je cherche en eux à trouver ce que leurs anciens collaborateurs n’ont pas su déceler. Je dis souvent que l’on a tous droit à une rédemption dans la vie, que l’on peut faire des erreurs et se rattraper pour être un meilleur homme.

Comment les aidez-vous à gérer cette sortie de zone de confort ?

Je les aide comme un grand frère à partir du moment où ils le font également. Quand ils déconnent, je leur dis tout de suite : ’Attention, filez pas droit et ça va vous retomber dessus !’. On ne peut pas surjouer dans une émission d’aventure. Si vous êtes investi, vous allez survivre. Alors que le public les pense forts, ils sont avant tout fragiles et ont manqué de considération dans leurs précédents programmes. En 13 ans de TF1, je n’ai jamais reçu d’encouragement de la part d’un directeur....

Avez-vous rencontré des difficultés ?

Il y a toujours 1, 2 ou 3 candidats qui essayent de vous tester. L’intérêt est d’être à l’opposé de ce qu’ils sont. À une époque, j’étais plus nerveux et je le devais à mon passé. J’attends qu’il y en ait qui crient pour pouvoir travailler avec eux.

« Dans les autres télé-réalité, rien n’est travaillé et il n’y a pas d’âme »

Comment avez-vous imaginé les épreuves ?

Une épreuve doit faire ressortir le meilleur de chacun. Elle se doit d’être d’aventure et digne de ce nom. Les candidats doivent transpirer, se faire mal, échanger et s’entraider. C’est d’ailleurs ce qui manque dans Moundir et les apprentis aventuriers vu que l’on n’a pas un budget conséquent. Dans une émission d’aventure, les jeux coûtent le plus cher. Avec 10% du budget de Koh-Lanta, on ferait des audiences encore meilleures.

Quel lien avez-vous avec les audiences ?

Je dis souvent que ça fait longtemps que je ne rêve plus. J’ai connu beaucoup de choses dans ma vie comme la précarité. Quand on l’a vécu, on n’a pas de pression. Si on en est à la saison 3, c’est qu’on a trouvé notre feel good. Je ne suis pas là à transpirer durement en me disant : ’Si on ne fait pas plus de 600.000 téléspectateurs, que vais-je devenir ?’. De candidat passé à animateur et avoir un programme à son nom depuis trois ans, je trouve ça juste magnifique. Ma plus grande fierté a été d’avoir la considération de Jérôme Fouqueray (directeur général de W9 et 6ter, ndlr) et de Thomas Valentin (vice-président du groupe M6, ndlr).

Moundir et les apprentis aventuriers connaît un succès sans cesse grandissant. Comment l’expliquez-vous ?

La télé n’est pas une science infuse. Il y a de la place pour du succès dans une émission et on le doit au fait que l’on ne veut pas rassembler à une télé-réalité existante sur une chaîne concurrente. Pour être différent, il faut innover, prendre des risques et savoir donner de sa personne, le tout en ne faisant pas un semblant d’aventure. Dans les autres télé-réalité, rien n’est travaillé et il n’y a pas d’âme. Même si les candidats vont d’émission en émission, j’ai la fierté que beaucoup d’entre eux ont refusée de faire Moundir et les apprentis aventuriers. Je ne leur propose pas de venir en voiture et de faire des contrats de travail avec des choses qui ne leur ressemblent pas. Je demande à chacun de venir avec son courage et son ambition.

Comment avez-vous vécu les critiques autour de similitudes avec Koh-Lanta ?

J’ai été surpris sans être toutefois étonné. Koh-Lanta est une émission d’aventure, mais chaque chaîne a le droit d’avoir la sienne. On essaye surtout de ne pas avoir les mêmes codes. Il n’y a pas de bandana et de conseil. Dans Moundir et les apprentis aventuriers, c’est une cérémonie et une boutique où on achète de la nourriture. Lors de mes trois Koh-Lanta, je n’en ai malheureusement jamais trouvé (rires). Que l’oncompare Moundir et les apprentis aventuriers à Koh-Lanta, j’ai envie de dire : ’Tant mieux’. Bien que c’est valorisant, je pense que l’on peut être encore meilleur que Koh-Lanta.

« Mon rêve est de présenter Pékin Express »

Aimeriez-vous revenir à des candidats anonymes ?

J’aimerais beaucoup revenir aux fondamentaux de la télé-réalité et aller rechercher des anonymes. Ce ne serait pas forcément pour les apprentis puisque c’est un business et on doit avoir des audiences. Quand on mélange des anonymes à des candidats de télé-réalité comme on l’a fait en saison 1, on s’aperçoit que les plus connus prennent rapidement le dessus. Pour les projets sur lesquels je planche actuellement, j’envisage de travailler avec des anonymes.

Quel regard portez-vous sur votre évolution en tant qu’animateur ?

Lorsqu’on m’a proposé de le devenir, ça s’est fait rapidement et je n’avais fait aucune école. Je me devais de trouver un fil rouge sur lequel je me calque. Le choix de Denis Brogniart s’est imposé comme une évidence. J’ai revu toutes ses émissions pour comprendre comment il s’exprimait, l’intonation et la gestuelle. Après la saison 1, j’ai cherché à me démarquer, car je n’aime pas ressembler. Pour être meilleur, il m’a fallu bosser et me remettre systématiquement en question. J’ai beaucoup travaillé pour trouver ma personnalité et j’ai fini par tracer ma voie.

Quid de Denis Brogniart ?

Lors d’un de ses passages dans Touche pas à mon poste, il a dit qu’il me trouvait bon animateur. Je lui ai donc envoyé un message pour le remercier et lui signifier que ça avait touché ma famille. Il m’a répondu : ’C’est mérité. Tu te donnes les moyens, tu ne t’es jamais cru arriver, tu dois être un exemple pour ceux qui veulent percer après une émission. Rien n’arrive sans travail, implication et talent’. Quand tu reçois un message comme ça, c’est que tu es sur la bonne voie et qu’il ne faut pas lâcher. Peut-être qu’un jour, j’aurais aussi mon émission en prime time et mon rêve est de présenter Pékin Express...

Avez-vous d’autres projets ?

J’ai soumis quelques projets à M6 et W9. Ils sont écrits et prêts à être tournés, mais tout est question de place sur la grille. J’ai envie d’aider des gens et qu’on puisse les sauver dans la vie, tout en restant dans l’aventure. Je n’ai pas trop la tête à faire Le Bigdil ou du talk-show.

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