Nolwenn Leroy

jeudi 2 mars 2006 à 00:47 |
TF1/Mercury

Découverte par la Star Academy en 2001, Nolwenn Leroy ne renie nullement l’émission qui l’a propulsée sur le devant de la scène. La jeune fille, qui a succédé à Jenifer en tant que gagnante, a trouvé désormais sa place. Et si elle ne se prend pas pour une reine, toujours est-il que Nolwenn Leroy occupe le trône des meilleures ventes de disques depuis la sortie de son dernier album. Laurent Voulzy en a fait sa muse et sa voix aurait des vertus curatives. Confidences d’une fille des plus
naturelles...

Tony Cotte : Voilà trois mois que votre nouvel
album, « Histoires Naturelles »,
est dans les bacs. A ce stade, quel
serait le bilan ?

Nolwenn Leroy : Le bilan est excellentissime. Quand on
travaille si longtemps sur un projet, la
finalité est que ça plaise. Et c’est mission
réussie : le public semble avoir
adhéré et les médias aussi. Ca ne peut
faire que plaisir.

Tony Cotte : Vous n’avez pas connu ça à votre
sortie de la Star Academy. Vous
avez souffert de ce qu’on a pu dire
sur vous ?

Nolwenn Leroy : Sur l’instant oui. On est forcément
touché par ce que l’on peut dire. Mais
j’ai appris à relativiser. Aujourd’hui je
prends en compte les critiques à partir
du moment où elles sont constructives.

Tony Cotte : Peut-être était-ce une période où
l’on vous a trop vue ?

Nolwenn Leroy : C’est vrai, il y a eu une surexposition
à un moment donné. En 2003, j’étais
l’une de celles qui faisaient le plus de
couvertures presse en France. Cette
période là est révolue. D’autres m’ont remplacée (rires). Ca fait partie de l’aventure. J’ai pris du recul par rapport
à tout ça.

Tony Cotte : Pendant un certain temps, vous
avez même été en ligne de mire de
la bande à Ruquier. Il y a eu des dires
qui n’étaient pas très tendres à
votre égard...

Nolwenn Leroy : Le rôle des médias est de critiquer ou
d’encenser. C’est le but du jeu même
si on ne comprend pas toujours pourquoi.
Récemment j’ai eu le loisir de
regarder On a tout essayé. Ils ont
chroniqué mon album et je n’ai eu que
des éloges. C’est ma
plus belle revanche !

Tony Cotte : Pendant la période de
préparation de l’album
vous avez été forcément peu médiatisée.
Vous ne vous êtes jamais
sentie hors course ?

Nolwenn Leroy : On disait que ma carrière était terminée.
Mais j’étais dans ma bulle en studio
avec Laurent Voulzy. Je n’ai jamais
eu l’impression de végéter. Je savais
que je préparais mon retour et j’avais
besoin de ce temps-là. C’était une période
bénéfique où j’ai beaucoup appris.
Le fait que le public se demandait
où j’étais prouve que mon absence
interpellait du monde. Par contre, j’ai
pris parti de ne pas communiquer sur suis pas sur le devant de la scène je ne vois pas l’intérêt de parler de moi
ou de ma vie privée.


Tony Cotte : C’est un peu paradoxal pour une
ancienne candidate de télé réalité !

Nolwenn Leroy : J’ai justement fait fort : faire la Star
Academy
tout en me protégeant et
ne communiquant que très peu sur ce
que je suis ! Je n’ai fait ressortir que le
côté musical, ce qui m’a un peu épargnée
vis à vis de la presse people. Je
suis la preuve vivante que lorsque l’on
ne veut pas être vu on peut l’être un
minimum ! De toute façon, j’ai l’impression
que mon intimité n’intéresse personne
(rires). Connaître la vie privée
des artistes c’est si ennuyeux ! On est
comme tout le monde, alors pourquoi
en parler ?

Tony Cotte : On vous a perçue d’abord comme
une fille énigmatique et assez froide.
Aujourd’hui c’est une tout autre
personnalité que vous affichez.
« J’étais comme je suis Nolwenn »
mais qui est-elle ?

Nolwenn Leroy : Ce côté mystérieux fait partie de moi.
Mais je ne me considère pas du tout
comme une personne froide. Mon premier
album révélait un aspect de ma
personnalité plus sombre alors que celui-
ci est lumineux. Cette ambivalence me caractérise. Je suis toujours dans l’extrême et jamais dans le tiède. Je
peux passer du rire aux larmes et ça
se retrouve dans ma musique.

Tony Cotte : Vous parlez moins de votre côté rebelle.
Pourtant, vous auriez remercié
votre agent...

Nolwenn Leroy : Le fait d’avoir des intermédiaires me
dérange. Mes rapports avec le public
et les professionnels ne se sont jamais
aussi bien portés. Et ce n’est pas une
coïncidence. Je suis assez grande
pour m’exprimer en mon nom. Mais
ce n’est pas de la rébellion, c’est tout
simplement être honnête.

Tony Cotte : Nouvel univers musical, nouvel album
mais aussi nouveau look. On
a l’impression que vous êtes plus
sexy aujourd’hui.

Nolwenn Leroy : Je ne me considère pas comme sexy.
Je devais simplement vous faire moins
d’effet avant (rires). Je me dévoile très
peu. Je le fais à travers ma musique et
les visuels de mon album. Les images
de moi moins vêtue sont de l’humour
et de la dérision.

Tony Cotte : La signature Leroy/Voulzy/Souchon
c’est quelque chose que
vous avez envie d’exploiter davantage
pour former un nouveau Fredericks/Goldman/Jones ?

Nolwenn Leroy : C’est une sacrée question ! Je vais appeler
Laurent pour lui proposer l’idée
d’un groupe (rires). Nous n’y avons
pas du tout pensé. Il y aura certainement
d’autres collaborations ensemble.
Je pense que c’est une histoire
qui ne fait que commencer. J’ai suivi
le chemin musical de Laurent et j’ai
eu la chance d’avoir un texte d’Alain
Souchon. Il nous a ensuite apporté la
touche finale à « Nolwenn Ohwo ». On
a collaboré de manière artisanale. Ce
ne sont pas des mercenaires. Ils travaillent
pour très peu d’artistes.


Tony Cotte : Il y a un titre sur
votre album qui s’appelle « le rêve des
filles ». Est-ce que le vôtre s’est
réalisé ?

Nolwenn Leroy : Ce n’est pas mon rêve de filles qui
s’est réalisé mais mon rêve tout simplement.
J’en ai d’autres mais ils ne
me concernent pas directement. Ils
sont de nature humanitaire. J’essaie
d’apporter ma pierre à l’édifice notamment
avec la fondation Abbé Pierre.

Tony Cotte : D’anciens candidats de la Star
Academy
se plaignent de la façon
dont sont orientées les images. Vous considérez vous également
comme une victime ?

Nolwenn Leroy : Je ne me plains pas. On nous donne
l’accès à tellement de bons moments.
Il faut arrêter de se moquer du monde :
on sait pertinemment ce qui se passe !
Quand on participe à un jeu il faut en
accepter toutes les règles. Pour ma
part je n’ai été atteinte par quoi que
ce soit.

Tony Cotte : Vous assumez donc pleinement
votre parcours à l’inverse d’Emma
Daumas ?

Nolwenn Leroy : Je n’ai pas envie de rentrer dans des
polémiques et cracher sur des gens
qui m’ont permis de me faire entendre et de réaliser ce que je fais aujourd’hui.
J’étais en fac de droit et au conservatoire.
Je travaillais le week-end. J’habitais
en province. Je n’avais aucune
connection à Paris. Pascal Nègre m’a
offert la chance de ma vie en me repérant
au casting. Si c’était à refaire
je ne changerais rien. Peut-être qu’en
tant que gagnante, j’ai été épargnée
de certaines choses mais je ne comprends
vraiment pas comment on
pourrait se plaindre !

Tony Cotte : Quels conseils donneriez-vous à
Magalie, gagnante de la Star Academy
5
 ?

Nolwenn Leroy : Je ne veux pas me permettre de donner
des conseils. Je lui dirais peut-être
de cultiver sa différence. Chacun a la
force en soi pour s’imposer.

Tony Cotte : Et cette guerre que les médias
vous prêtent avec Jenifer...

Nolwenn Leroy : Je ne sais pas quoi dire c’est une
énigme pour moi (rires) ! Je pense
que c’est le cas pour elle aussi. Il faut
reconnaître que c’est tellement important
et crucial dans l’absolu !




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