dimanche 27 juillet 2014 à 19:12 par

Dorothée, Patrice Laffont, Bruno Masure... Que sont devenues les stars de la télé d’hier ?

Dorothée

Dorothée
©DR 

Inutile de rappeler combien Dorothée reste l’icône de plusieurs générations de jeunes téléspectateurs. De Récré A2 (Antenne 2) au Club Dorothée, elle a traversé les années 1980 et 1990 sans l’ombre d’une chute de popularité. Animatrice de télévision, mais également chanteuse, elle a vendu des millions de disques et rempli plus de Bercy que quiconque.

Lorsque TF1 a décidé de stopper toute collaboration avec AB Production, Dorothée a complètement disparu, jusqu’à ce qu’elle accepte de s’asseoir sur la banquette de Michel Drucker en 2007. La même année, elle devient la tête d’affiche d’IDF1 (TNT francilienne), la chaîne de son complice Jean-Luc Azoulay (le « A » de AB). Dans la foulée, elle remonte sur scène, sort un nouveau CD et puis présente un divertissement sur RTL9, avec Laurent Beretta. Depuis, plus rien. Retour à la case incognito…

Laurent Cabrol

Laurent Cabrol
©DR 

Présentateur vedette de la Météo d’Antenne 2, Laurent Cabrol a connu une immense popularité avec La Nuit des héros au début des années 1990. Après avoir atteint des scores plus que satisfaisants sur la chaîne publique, TF1 a accueilli l’animateur à bras ouvert en 1992 pour Les Marches de la gloire, un concept voisin. À partir de là, Laurent Cabrol s’est plus particulièrement distingué avec Une Famille en or (il avait présenté Des Chiffres et des lettres sur Antenne 2 précédemment), avant de partir s’enfermer dans le Téléshopping.

Laurent Cabrol a pris la succession de Pierre Bellemare au télé-achat de TF1 jusqu’en 2008, date à laquelle il a été remplacé par Marie-Ange Nardi. Si n’a plus sa place à la télévision, le météorologiste fait toujours la pluie et le beau temps sur Europe 1.

Patrice Laffont

Patrice Laffont
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A chaque décennie son émission culte présentée par Patrice Laffont : Des chiffres et des lettres (années 1970), Les Mariés de l’A2 (années 1980), Fort Boyard (années 1990). A ces titres, il convient d’ajouter Dessinez, c’est gagné, Pyramide ou Les Bons génies, trois autres jeux de France 2. S’il a toujours été fidèle au service public, Patrice Laffont aurait pu céder aux sirènes de TF1 à la privatisation, mais il n’en a rien été. Au tournant des années 2000, il rate le passage à la monnaie unique avec l’adaptation ratée du Juste prix en Juste euro.

Depuis ce revers, il s’est peu à peu retiré de l’antenne, malgré des apparitions sur France 3 (La Liste gagnante), Direct 8 (Direct Poker) ou NRJ12 (12 bagages). Toujours producteur des Chiffres et des lettres, il a repris le chemin des planches de ses débuts, tentant jusqu’au one-man-show en 2011. En 2014, il rejoint Face à la bande sur France 2.

Georges Beller

Georges Beller
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S’il a complètement disparu de la télévision, Georges Beller remplit toujours les salles de théâtre, avec comédies et boulevards. L’acteur français n’a jamais cherché à être animateur, mais le petit écran n’a pas su se passer de lui durant près de deux décennies. Les plus célèbres de ses émissions s’intitulent Jeux sans frontières, Le Chevalier du labyrinthe, L’Arche d’or, Questions de charme ou Surprise sur prise.

De Canal+ à France 2 jusqu’à France 3, il n’a jamais perdu sa bonne humeur communicative et a joué les présentateurs sans prétention. Le dernier programme qu’il a présenté a été Je passe à la télé, jusqu’en 1997. Ce talent-show d’avant l’heure donnait la parole à des chanteurs et des passionnés qui avaient deux minutes pour convaincre le public, lui-même muni d’une télécommande pour le zapper à tout moment.

Pascal Brunner

Pascal Brunner
©DR 

Avant Plus belle la vie, le 20 heures de France 3 rimait avec Fa si la chanter. Le jeu musical numéro 1 des années 1990 était animé par Pascal Brunner, comique et imitateur qui avait été révélé par La Classe de Guy Lux. Succès en quotidienne et même en prime time, le jeu a été stoppé lorsque Pascal Brunner a décidé de rejoindre TF1. A la fin des années 1990, il y présente Une Famille en or, mais également Chéri-Chéri.

Faute de succès, l’animateur s’en retourne à ses premiers amours et relance l’orchestre de Fa si la sur France 3. Les temps ont changé et le public n’est plus aussi fidèle. Depuis la fin de l’aventure, l’humoriste a repris les routes de France pour des galas et pièces de théâtre. En 2011, il apprend qu’il souffre d’un cancer, avant de publier un témoignage, intitulé Je paye la note (Ed. Pygmalion).

Emmanuel Chain

Emmanuel Chain
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Pendant quinze ans aux commandes de Capital, Emmanuel Chain a longtemps été l’un des visages historiques de M6. En 2003, il quitte sa case dominicale et l’économie et tente l’aventure de la quotidienne sur Canal+, avec Merci pour l’info. Déroute au niveau des audiences, l’émission est stoppée et le journaliste retrouve M6 pour Soyons direct l’année suivante.

À force d’enchaîner les revers, Emmanuel Chain préfère quitter l’antenne et se focaliser sur la production. Via Elephant et Cie, il produit encore aujourd’hui le magazine Sept à huit de TF1, entre autres rendez-vous. La filiale consacrée à la fiction a été à l’origine d’un autre programme à succès : Fais pas ci, fais pas ça. La série de France 2 compte déjà six saisons, tandis que la septième est en préparation.

Michel Denisot

Michel Denisot
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Journaliste à TF1, animateur de Canal+ (La Grande famille, Télés dimanche, Zénith…), piliers de la chaîne cryptée et dirigeant du PSG : Michel Denisot n’a jamais ralenti la cadence, à l’antenne ou en coulisses. Pour le grand public, il reste aujourd’hui encore l’animateur du Grand journal, l’émission qui est parvenue à faire oublier Nulle part ailleurs.

Lors de Festival de Cannes 2013, Michel Denisot a décidé de ne pas rempiler pour une nouvelle saison à la suite de l’irruption d’un tireur en direct. À sa place, Canal+ appelle Antoine de Caunes, autre visage historique de la chaîne pour sa rentrée. Depuis la fin de son aventure « Grand journal », Michel Denisot a pris les commandes du Vanity Fair français. Il reste le producteur d’évènements pour Canal+ (Cérémonie des Césars, Cannes…).

Bruno Masure

Bruno Masure
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Avec Patrick Poivre d’Arvor, Bruno Masure a sans doute été le plus célèbre des présentateurs de Journaux télévisés des années 1990. Sérieux, mais toujours avec un trait d’humour, il a successivement présenté les 20 heures de TF1 (semaine puis week-end) jusqu’à la fin des années 1980, avant de s’installer sur France 2 de 1990 à 1997.

Après avoir cédé sa place à Daniel Bilalian, Bruno Masure a accepté d’assumer un registre plus léger, voire poétique, sur la banquette rouge de Michel Drucker. Chroniqueur de Vivement dimanche jusqu’en 2003, il a ensuite pris ses distances avec la chaîne publique, naviguant entre France Inter (Le Fou du roi) et LCP. Malgré ses cinq 7 d’or au compteur, le journaliste s’est retiré des écrans, même s’il poursuit dans le domaine de l’écriture.

Bernard Montiel

Bernard Montiel
©DR 

Le teint toujours hâlé et la voix colorisée par un accent ensoleillé, Bernard Montiel a surtout accompagné les après-midis des week-ends de TF1. Pendant près de quinze ans, il a animé Vidéo gag, successivement aux côtés d’Alexandre Debanne, Alexandre Delpérier et Olivia Adriaco. En parallèle, il a également tenu les rênes de La Une est à vous, l’émission où le public choisissait les séries à diffuser, ou du moins le croyait…

Licencié pour avoir dit sa vérité sur les ondes de RMC au sujet de TF1 et ses animateurs, Bernard Montiel a disparu des écrans, avant de revenir par la case fiction, entre Sous le soleil ou plus récemment Section de recherches. Amis des stars et des animaux, il a présenté plusieurs programmes sur les chaînes du câble et du satellite avant de poser ses valises chez AB. Depuis 2013, il est par ailleurs chroniqueur dans Est-ce que ça marche ? sur D8 et a hérité des bêtisiers en prime time.

Christian Morin

Christian Morin
©DR 

Homme de radio, de télévision, mais également de musique, Christian Morin a fait un passage express par la case de feue La Cinq (Cherchez la femme) avant de rejoindre TF1. Au lendemain de la privatisation, l’animateur a connu un succès sans précédent La Roue de la Fortune, avec Annie Pujol. Au début des années 1990, il a formé avec Philippe Risoli et Patrick Roy le trio de Succès fous.

Non seulement les jeux de ces présentateurs étaient tous des cartons d’audience, mais leur divertissement du samedi soir a réuni jusqu’à plus de 10 millions de téléspectateurs. Après son départ de TF1, Christian Morin a fait quelques allers-retours avec l’antenne (Un pour tous sur France 2, Cluedo sur France 3...), mais a privilégié sa carrière de clarinettiste. Il officie aujourd’hui sur les ondes de Radio Classique, une station dirigée par son ancien patron, Etienne Mougeotte.

Marie-Ange Nardi

Marie-Ange Nardi
©DR 

Durant toute la durée des années 1990, Marie-Ange Nardi a été le sourire de France 2 (avec un passage sur feue La Cinq). Trivial Pursuit, Jeux sans frontières, Qui est qui ? : l’animatrice a présenté plusieurs jeux vedette de la chaîne publique. Elle s’est également distinguée dans l’exercice de la matinale (Les beaux matins) et a embarqué dans la caravane de 40° à l’ombre. En 1997, victime de l’attaque d’un lion en direct, elle quitte l’antenne… À son retour, les temps changent…

Après un passage par Pyramide et Tout vu, tout lu, elle tourne la roue du Millionnaire, sans entrain. En 2008, placardisée par le service public, elle rejoint TF1 et Téléshopping. Elle invite encore actuellement les acheteurs de la France entière tous les matins à la grande braderie.

Vincent Perrot

Vincent Perrot
©DR 

Jeune talent tous azimuts de la télévision des années 1980, Vincent Perrot n’a jamais vraiment appartenu à une écurie. Sur FR3 (ou France 3), il a aussi bien animé des programmes d’après-midi (Zapper n’est pas jouer, 40° à l’ombre…) que des jeux (On va gagner, Cherchez la France…) et des programmes jeunesse (Disney Channel). Sur TF1, il a présenté Mokshu Patamu (été 1997) et L’Emission des records avec succès, avant de retourner sur le service public pour de nouveaux jeux (Tac O Tac, Seul contre tous…).

Sa carrière compte des dizaines de programmes, au point d’avoir fait de lui comme un grand frère pour le grand public. Passionné de sports mécaniques et de cinéma, il a public de nombreux ouvrages et battu des records de vitesse. Il reste l’un des piliers de RTL, avec Stop ou encore.

Jacques Pradel

Jacques Pradel
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En 1990, Jacques Pradel arrive sur TF1 pour animer Perdu de vue. L’émission devient rapidement un phénomène national. À chaque numéro, des millions de Français pleurent devant les retrouvailles émues de familles parfois déchirées et souvent déchirantes à 20h50. Sans le savoir, le journaliste de radio va très vite symboliser l’une des nouvelles tendances de la télévision : le reality show, presque de la télé-poubelle. Boostée par ses audiences, TF1 ne tarde par à lancer Témoin n°1, avant de percer les mystères du paranormal avec L’Odyssée de l’étrange.

En 1997, pris à son propre piège en voulant montrer l’autopsie du soi-disant extraterrestre de Roswell, l’animateur reçoit un flot de critiques dont il ne ressort pas grandi, mais moqué. Tandis que TF1 part en « quête de sens », le présentateur retourne à la radio. Après de longues années sur Europe 1, il a rejoint RTL en 2010.

Philippe Risoli

Philippe Risoli
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Beaucoup l’ont oublié, mais Philippe Risoli n’a pas seulement été l’homme du Juste prix de TF1. Dans les années 1980, il a animé Star Quizz sur Canal+, avant de rejoindre la Une pour Jeopardy au tournant des années 1990. À la suite de la disparition tragique de Patrick Roy, il a hérité du fauteuil du Juste prix, qu’il n’a quitté qu’en 2001. Entre temps, la roue du Millionnaire avait tourné pour des centaines de candidats rêvant du « million, le million ! ».

Derrière le bateleur des midis des TF1, de Succès fous et de Capitale d’un soir (1996) se cachait un chanteur qui ne disait pas son nom. Moqué pour son « Cuitas les bananas », Philippe Risoli a quitté la scène et tenté un retour par La Ferme Célébrités. Outre la radio, il a fait son retour avec L’Ecole des fans sur Gulli en 2009. Comme au Juste prix sur TF1 avec Vincent Lagaf’, il a depuis été remplacé…

Patrick Sabatier

Patrick Sabatier
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Sans doute la plus grande star de la télévision des années 1980, Patrick Sabatier a connu une carrière fulgurante et rien ne semblait pouvoir stopper son ascension. Des programmes jeunesse avec Les Visiteurs du mercredi jusqu’à Atout cœur, Avis de recherche et Le Jeu de la vérité, ses émissions ont rassemblé les Français par millions, dizaine de millions. Après avoir succombé aux sirènes juteuses de La Cinq, il est retourné jusqu’à TF1 pour la reprise d’Avis de recherche et surtout Tous à la une.

Auteur de ses concepts, il a lancé Et si on se disait tout au début des années 1990, l’émission qui a entrainé sa chute, après le procès d’une famille contre son programme. L’affaire judiciaire s’est soldée par un non-lieu, mais avait déjà démarré pour Patrick Sabatier une très longue traversée du désert. Après TMC ou Match TV, il est revenu sur France 2 en 2008 pour remplacer Nagui dans N’oubliez pas les paroles. Il officie toujours sur la chaîne publique, chaque samedi dans Mot de passe.

Evelyne Thomas

Evelyne Thomas
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Au début des années 2000, tout ce que touchait Evelyne Thomas se transformait en or. L’animatrice accueillait dans C’est mon choix les ménagères qui la regardaient en début d’après-midi sur France 3. Elle les écoutait et les conseillait au quotidien, suivant une formule testée sur TF1 (Evelyne en 1996) et approuvée aux États-Unis depuis longtemps. Suite à une mésentente avec son producteur, Jean-Luc Delarue, elle quitte France 3 pour retourner sur TF1, malgré des audiences toujours satisfaisantes.

À partir de ce moment-là, rien ne va plus. C’était mieux hier ou Combien ça coûte, production de Starting-over : elle n’a jamais trouvé sa place, jusqu’à disparaître de l’antenne. Après des tentatives de retour sur RTL9 (Chacun sa place !) ou Direct 8 (Y’a une solution à tout), elle a rejoint l’équipe des chroniqueurs de Laurent Boyer, autour de la table de Midi en France, sur France 3.




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