Sylvie Jenaly : « Derrière Super Nanny, il y a surtout Sylvie, une femme avec son expérience, ses qualités, mais aussi ses faiblesses et ses défauts »

Depuis 2013 et l’arrivée de Super Nanny au sein du Groupe TF1, Sylvie Jenaly est venue en aide à plus de 70 familles et près de 300 enfants. Alors que sa cinquième année à la tête de ce programme commencera ce vendredi 15 septembre, elle est revenue pour Toutelatele sur son travail avec les enfants, ainsi que sur les accusations de « violence éducative » dont elle a été victime.

Publié le vendredi 15 septembre 2017 à 19:03
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Sylvie Jenaly : « Derrière Super Nanny, il y a surtout Sylvie, une femme avec son expérience, ses qualités, mais aussi ses faiblesses et ses défauts »
©PATRICK FOUQUE / TF1 

Paul Gratian : Alors que vous incarnez Super Nanny depuis plusieurs années, vos méthodes ont-elles évolué avec le temps ?
Sylvie Jenaly : J’espère que j’évolue (rires). Après avoir rencontré plus de 70 familles, je peaufine à chaque fois mes méthodes et je me remets toujours en question pour faire au mieux. Plus on côtoie du monde, plus on est aguerri à l’exercice et mieux on avance. Les enfants m’enrichissent énormément.

Comment définiriez-vous le rôle de Super Nanny ?
Je dirais que c’est une femme qui est présente et qui utilise toute son expérience et sa passion pour les enfants afin d’apporter du mieux vivre dans des familles. Il me tient à cœur de changer d’ambiance pour que les personnes aidées comprennent que la vie de famille peut être un vrai bonheur.

Diriez-vous que Super Nanny est un personnage ?
Heureusement ! Je ne me suis pas encore identifiée à un super héros (rires). Mais derrière ce personnage, il y a surtout Sylvie, une femme avec son expérience, ses qualités, ses forces, mais aussi ses faiblesses et ses défauts.

« Je ne parle pas avec les familles avant le tournage. Quand je frappe à leur porte, c’est la première fois qu’elles me voient »

Comment vous préparez-vous avant de rencontrer une famille ?
Je ne parle pas avec les familles avant le tournage. Quand je frappe à leur porte, c’est la première fois qu’elles me voient. Auparavant, je discute beaucoup avec la psychologue qui est déjà passée dans la famille. Pour moi, c’est une émission très sérieuse donc je n’arrive pas sur le lieu de tournage la fleur au fusil. Je prends des informations, je parle avec la réalisatrice qui a déjà mené une enquête. Ce ne serait pas professionnel de ma part d’arriver sans avoir travaillé. Avec la production, on a trouvé un équilibre de façon à ce que je découvre aussi des éléments sur le tournage.

Concernant le tournage, combien de temps restez-vous dans une famille ?
Un numéro dure une dizaine de jours. Il y a d’abord deux jours d’observation où je m’imprègne de ce qu’il se passe dans la famille pour adapter mes conseils sachant que chaque famille se compose de membres uniques avec leur propre personnalité. Ma force est de pouvoir m’adapter de tout ce qu’il se passe. Ensuite, je passe à l’action pendant trois jours. Je les laisse seuls pour qu’ils mettent en application mes conseils durant deux journées et deux nuits. Je reviens le dernier jour pour leur prodiguer mes derniers conseils en visionnant ce qu’il s’est passé pendant les deux jours. En se voyant, les parents et les enfants peuvent réaliser ce qu’ils ont amélioré et les couacs sur lesquels ils doivent travailler.

Vous arrive-t-il de revoir des familles après les tournages ?
Oui, cela m’arrive. Ils ont mon numéro de téléphone personnel ce qui les rassure et les sécurise. Il y a suivi qui est fait. La production reste en contact avec eux et la psychologue est à disposition pendant et après le tournage. Quand je travaille dans une région où je suis déjà allée, j’essaie de prendre du temps pour retourner les voir. Je leur dis aussi parfois de compléter mon travail par une thérapie par exemple. Je suis ‘éducatrice’ mais je ne suis pas psychologue donc d’autres professionnels peuvent me compléter.

« Les critiques concernant des ’violences éducatives’ m’ont blessée. C’était un mauvais moment à passer, mais c’est fini et j’ai avancé depuis… »

Ce vendredi 15 septembre, vous viendrez en aide à une famille de musiciens de sept enfants où les deux benjamines posent des problèmes à leur mère…
Oui, c’était très particulier pour moi d’intervenir dans une famille de musiciens. C’était très agréable d’avoir ce côté artistique, car cela montre que n’importe quel type de famille peut avoir des problèmes. Cette maman s’était retrouvée seule après son divorce, même si elle avait un compagnon.

La saison dernière, une polémique a éclaté contre des « violences éducatives » dans votre émission. Comment avez-vous vécu ces critiques ?
Cela me paraît être la préhistoire (rires). Sur le moment, c’était surprenant parce que je n’ai pas compris ce qu’il m’arrivait. C’était déjà ma quatrième saison donc je ne sais pas pourquoi on a raconté cela d’un coup. J’ai été gouvernante pendant vingt ans dans de grandes familles et, si j’avais eu un tel comportement, j’aurais eu beaucoup de problèmes avec ces gens là. De toute façon, TF1 et la production n’auraient jamais casté une femme qui soit dans la maltraitance avec les enfants. Cette polémique a fait beaucoup de mal à mes proches qui ne comprenaient pas. Mais cette histoire est terminée puisque le CSA a décidé qu’il n’y avait aucun manquement. Il a juste appuyé sur des recommandations qui étaient déjà prises en compte par la production, la chaîne, et par moi-même. Il y a eu une petite erreur de jugement et d’interprétation. C’était un mauvais moment à passer, mais c’est fini et j’ai avancé depuis.

Ces critiques vous ont-elles blessées ?
Bien sûr, car on met en jeu mon côté professionnel. À 54 ans, si j’avais été une mauvaise personne ça se saurait su bien avant. Je pense que c’était un manque de connaissances, de communication ou une mauvaise interprétation de la part d’une dame que je ne connais même pas. Je n’ai même pas d’explications. Mais c’est très bien que le CSA ait pu trancher.

« Si d’autres programmes concernent l’éducation et les enfants, pourquoi pas continuer à la télévision »

Alors que votre métier n’est pas la télévision, aimeriez-vous continuer dans ce milieu et participer à d’autres émissions ?
Si ces programmes concernent l’éducation et les enfants, pourquoi pas. Je me sens bien dans ce que je fais. J’aime bien apporter de l’aide aux gens que ce soit à travers cette émission ou mon livre. L’éducation est une passion depuis de nombreuses années. En tant que gouvernante, j’ai toujours été ‘au service de’ et cette idée d’aider des familles est bien ancrée en moi. Cela me correspond bien.

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