Vincent McDoom

mercredi 8 mars 2006 à 00:10 |
TF6/Endemol

A l’occasion du 8 mars, journée de la femme, TF6 lance Myriam et les garçons, l’histoire d’une bachelorette sculpturale qui cache un lourd secret... Myriam est un homme ! Ou plus précisément un travesti. Qui mieux que l’ambigu Vincent McDoom pouvait présenter ce programme anglais où règne la confusion des genres ? Parallèlement à l’écriture de son one-man-show, l’ancien fermier de TF1 s’est plongé avec bonheur dans cette nouvelle aventure.

Ariane Grassi : Votre présence dans Myriam et les garçons semble une évidence, la percevez-vous comme une nouvelle opportunité de battre en brèche certains préjugés ?

Vincent McDoom : Cette émission est avant tout la tendre histoire d’un être qui a envie qu’on l’aime tel qu’elle est. Elle cherche l’amour et est, pour cela, prête à braver tous les dangers. C’est une histoire vieille comme le monde !

Ariane Grassi : Mais l’ambivalence sexuelle est un thème auquel vous êtes sensibilisé ?

Vincent McDoom : Je milite pour la liberté d’être soi-même. La différence de Myriam, ce n’est finalement qu’un détail, et l’amour voit au-delà de ces détails. Myriam a un corps fantastique, elle est intelligente. Elle a tout pour plaire ! En participant à l’émission , elle veut démontrer qu’elle peut trouver un homme qui l’aime, et pas seulement être consommée sexuellement. Elle est vraiment en harmonie avec elle-même, je suis sûr qu’elle trouvera un jour l’homme de sa vie. Tout le monde a quelque part une paire de chaussures qui lui va !

Ariane Grassi : Que pensez-vous des six garçons qui gravitent autour de Myriam ?

Vincent McDoom : Ce sont de jeunes et beaux garçons, pas très éduqués et en pleine excitation sexuelle. N’oublions pas qu’au début de l’émission, ce sont eux qui choisissent Myriam au milieu d’autres filles. Elle veut apprendre à les connaître, mais eux essaient plutôt de l’amener vers des massages ou des contacts physiques explicites. Les hommes pensent avec leur sexe et choisissent de ne voir que ce qu’ils veulent. Ils côtoyaient Myriam en maillot de bain et n’auraient rien remarqué ? Il faut aussi prendre en compte les 15 000 euros qui attendaient le vainqueur, ça les motivait !

Ariane Grassi : Quel a été l’accueil réservé au programme à l’étranger ?

Vincent McDoom : Myriam et les garçons a marché très fort dans tous les pays où elle a été diffusée, l’Angleterre, l’Australie, la Norvège, l’Argentine... Il ne faut pas se voiler la face, les travestis et l’attirance qu’elles provoquent chez les hommes est une réalité. Ce n’est qu’en raison de l’hypocrisie de la société que cela reste caché.

Ariane Grassi : L’émission joue, cependant, clairement la carte de la provocation...

Vincent McDoom : Ce n’est pas le concept qui est racoleur, ce sont les candidats. Ils sont comme la plupart des autres hommes. Quand ils voient un travesti comme Myriam, ils ressemblent au loup dans Tex Avery, bouche ouverte, langue pendante, mais deviennent violents en découvrant la vérité. Myriam, elle, n’a rien de sulfureux, elle cherche simplement l’amour. Je pense que ce type d’émissions peut éduquer les gens, en rendant leur place aux gens hors-norme que la société tient tant à opprimer. Depuis ma sortie de La Ferme Célébrités, beaucoup de personnes du troisième genre m’arrêtent dans la rue pour me remercier de la visibilité que je leur ai apportée. Elles me racontent leur vie, souvent triste et isolée. Ma plus grande fierté est de marcher dans la rue en talons aiguille et de me faire appeler « Monsieur McDoom ». D’une certaine manière, je leur fais partager mon succès.


Ariane Grassi : Pour vous, la discrimination n’est plus qu’un lointain souvenir ?

Vincent McDoom : Je souffre toujours d’une forme de racisme sur le plan du travail. Depuis deux ans, beaucoup de projets n’ont pas abouti car on ne sait pas dans quelle case me mettre. En Italie, en Allemagne, en Angleterre... des personnes comme moi sont présentateurs. Je me verrais bien avoir mon propre talk-show comme Oprah Winfrey ou David Lettermann. Les gens veulent des animateurs spontanés et sensibles dans des émissions qui les font rêver. Mais les annonceurs publicitaires sont craintifs. Ce n’est pas de sitôt que je pourrais faire une pub « Parce que je le vaux bien » !

Ariane Grassi : Vous semblez désabusé par le monde du show-business...

Vincent McDoom : Dieu me donne du courage et je sais qu’il y a aussi des gens bons dans ce métier qui donnent leur chance aux débutants. Bernard Tapie, par exemple, m’a proposé de jouer à ses côtés dans Commissaire Valence. Je suis une pierre brute prête à être poncée, il faut juste trouver la bonne personne pour tailler le diamant !

Ariane Grassi : Que diriez-vous à ceux que votre ambiguïté sexuelle dérange ?

Vincent McDoom : A mes yeux, un artiste n’a pas de sexe. Il véhicule une esthétique qui dépasse ce genre de considérations. Ceux qui se sentent mal-aimés pour leur différence, quelle qu’elle soit, se reconnaissent en moi. De nos jours, je trouve ça vulgaire d’avoir encore à justifier sa sexualité.

Ariane Grassi : Avez-vous gardé contact avec les autres participants de La Ferme Célébrités ?

Vincent McDoom : Bien sûr, je revois Mouss, qui est une personne extraordinaire, Mia, Pascal aussi mais moins souvent puisqu’il habite en Corse. J’apprécie toujours autant la gentillesse d’Eve. Je ne comprends pas qu’elle insiste à médiatiser sa descente, j’aimerais pouvoir la protéger. Elodie Gossuin est une fille bien, mais elle devrait prendre du recul vis à vis des médias, sinon elle va se griller. Et il y a un an et demi, j’ai tenté de reprendre contact avec Sébastien Mourra, pour arranger ce qui n’était finalement que de la télé, mais il n’a rien voulu entendre.

Ariane Grassi : TF1 s’apprête à lancer sa nouvelle émission de télé-réalité Sortez-moi de là, je suis une célébrité, sorte de Koh-Lanta pour personnalités. Seriez-vous tenté d’y participer ?

Vincent McDoom : La télé-réalité a vraiment été une chance pour moi, mais je n’envisage pas d’en refaire, en tout cas pas en France. Je préfère explorer d’autres voies, comme celle de présentateur. Cela dit, je me verrais bien incarner une sorte de Paris Hilton dans The simple life, ce serait un bon moyen de faire passer des messages. Je serais également très excité à l’idée de participer à une série télé. Je rêve d’un rôle comme celui de Gabrielle dans Desperate housewives, Samantha dans Sex and the City ou bien encore Phoebe dans Friends.

Ariane Grassi : Votre projet d’association a-t-il fini par aboutir malgré les démêlés juridiques qui vous opposait à L’Ange bleu ?

Vincent McDoom : Les 45 000 euros gagnés à La Ferme sont maintenant dans les comptes de la Blue Angel Foundation, une fondation et non pas une association, qui offre une écoute psychologique et un refuge pour que les nombreux enfants de Sainte Lucie victimes de sévices sexuels reprennent goût à la vie. Je veux leur donner une chance, même si cela prend du temps. Rome ne s’est pas faite en un jour, et petit à petit je vais construire ma Rome, ce sera une Rome pleine de tolérance !

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