Yannis Baraban

lundi 10 juillet 2006 à 00:23 |
TF1/E.Chognard

Deux ans après Zodiaque, Yannis Baraban reprend le rôle de Mathias Rousseau, le tueur en série frère jumeau d’Esther Delaître (Claire Keim). Alors que son procès s’ouvre à Aix-en-Provence, un imitateur commence à sévir. Mais a-t-on affaire au disciple ou au maître du Zodiaque ? Rencontre avec le « méchant » le plus célèbre de l’été 2004 qui se retrouvera dans la peau de Napoléon prochainement sur France 2.

Ariane Grassi : Avez-vous facilement accepté de repartir dans l’aventure du Zodiaque ?

Yannis Baraban : Quand on m’a proposé Le Maître du Zodiaque, j’ai attendu de lire le scénario pour donner ma réponse. Il fallait quand même être à la hauteur du premier ! J’étais déjà rassuré d’apprendre que c’était la même équipe qui allait mener le projet et j’ai été épaté par la consistance du scénario. De nouveaux personnages viennent se greffer à l’action et l’histoire est vraiment très dense.

Ariane Grassi : Depuis Zodiaque en 2004, qu’est devenu votre personnage ?

Yannis Baraban : Deux ans ont passé, il a survécu à quatre balles, a passé six mois dans le coma et a été placé en isolement. Il a eu le temps de réfléchir à ses actes, au rapport qu’il entretient avec cette sœur qu’il aime et qu’il déteste. En prison, il redevient le jeune homme qu’il aurait pu être si on ne l’avait pas programmé à la vengeance. Il éprouve du remord, mais n’en devient pas pour autant un ange. Quelque chose va le rendre vulnérable...

Ariane Grassi : Dans Zodiaque, tout reposait sur l’ambiguïté de Mathias. Le fait que son identité soit désormais révélée a-t-il changé votre jeu ?

Yannis Baraban : Pour interpréter Mathias Rousseau, il me fallait trouver ce qui fait que, malgré les meurtres, il reste un être humain. J’ai cherché ses failles car s’il a commis des erreurs, il est aussi la victime d’une machination. Je voulais également montrer en quoi le mal peut être séduisant : Mathias est un voyou et un joli cœur !

Ariane Grassi : Quelle relation entretient-il aujourd’hui avec sa jumelle ?

Yannis Baraban : Mathias voit en Esther son double, il aurait aimé qu’elle soit à son image. Il a commis l’erreur de voir en elle la solution à ses problèmes. Malgré le drame, il reste attaché à elle et l’ambiguïté de leur relation n’a pas disparu.

Ariane Grassi : Comment se sont passées les retrouvailles entre acteurs ?

Yannis Baraban : Francis (Huster) est un vrai numéro dix d’équipe de France, c’était un peu notre capitaine ! C’est quelqu’un de généreux et Claire (Keim) est très étonnante. J’ai aussi eu de très bons rapports avec les nouveaux venus, Natacha Lindinger, Borris Terral, Jérôme Anger... C’était très agréable de travailler avec eux, ainsi qu’avec Claude-Michel Rome, qui est un excellent directeur d’acteur.

Ariane Grassi : Dans le casting, on trouve également Jean-Pierre Bouvier, qui a été votre professeur à l’école de la rue Blanche...

Yannis Baraban : J’étais très content de tourner à nouveau à ses côtés, même si nous n’avions pas beaucoup de scènes en commun. C’est un très bon professeur, mais j’étais plus fier qu’intimidé, car dans ses cours il n’a jamais instauré de rapport de maître à élève.

Ariane Grassi : Redoutiez-vous l’aspect parfois stéréotypé de l’écriture des sagas ?

Yannis Baraban : Pas du tout car je jouais le méchant ! De toutes façons, ce n’est pas quelque chose qui me faisait peur, parce que Le Maître du Zodiaque est avant tout un polar. Et j’aime l’idée de ces codes populaires qui rappellent les feuilletons du début du siècle.

Ariane Grassi : On vous a connu en jeune premier aux côtés d’Isabelle Adjani dans La Dame aux Camélias et vous voilà en tueur en série...

Yannis Baraban : C’est le charme du métier d’acteur : changer de registre, se transformer. J’ai fait des choix qui me permettent le luxe incroyable de ne pas avoir d’étiquette. Quand j’ai hérité du rôle de Mathias, j’ai fait en sorte d’échapper à l’image du jeune premier de TF1. J’ai pris dix kilos, fait de la muscu. Je crois que la prise de risque pour un acteur se situe là : ne pas être défini.


Ariane Grassi : Quand Cauet vous invite et ne s’intéresse finalement qu’au mystère de l’identité du meurtrier, ça vous agace ?

Yannis Baraban : La promotion est aussi une expérience. J’ai accepté La Méthode Cauet car c’est une émission que j’apprécie. Mais il ne faut pas se faire d’illusions, on sait qu’on est là avant tout pour s’amuser...

Ariane Grassi : Vous étiez également cette année à l’affiche du Temps de la désobéissance, un téléfilm salué par la critique...

Yannis Baraban : Je suis très fier d’y avoir participé et ce n’est pas le cas pour chaque projet ! Patrick Volson, le réalisateur, s’est inspiré de sa vie, ses parents ont été déportés. Il porte ce projet à bout de bras depuis dix ans et a abouti à quelque chose de vraiment touchant, sans sentimentalisme. Daniel Russo et Martin Lamotte y sont formidables. Le film a mérité son succès.

Ariane Grassi : Après Le Maître du Zodiaque, où allons-nous vous retrouver ?

Yannis Baraban : J’ai tourné dans un docu-fiction, Joséphine, mais cette série sur les grandes figures féminines de l’Histoire est encore pour l’instant dans les cartons de France 2. Astrid Veillon joue le rôle-titre et j’interprète Napoléon. J’étais étonné de voir qu’avec le costume, je faisais l’affaire ! C’est particulier de travailler sur une matière réelle, je me suis plongé dans l’Histoire pour façonner ce personnage à l’image de ce que Napoléon m’inspire. Comme la série porte sur les femmes de l’ombre, le film met l’accent sur la relation amoureuse entre Joséphine et Napoléon, et c’est amusant de le voir en baver !

Ariane Grassi : Vous avez également tourné un téléfilm pour France 2...

Yannis Baraban : Oui, j’interprète le rôle principal de Mémoire de glace, un téléfilm en cours de montage qui doit être diffusé à la rentrée. J’incarne un gendarme breton muté à Chamonix, qui enquête sur l’étrange cas d’un alpiniste disparu depuis 15 ans. Pour une fois, je joue un vrai héros, un personnage entièrement positif !

Ariane Grassi : Quels sont les acteurs qui vous inspirent ?

Yannis Baraban : Jeff Bridges est un acteur que j’adore, chez qui on ne sent pas le travail. Il est capable de passer du Président des Etats-Unis à The Big Lebowski sans qu’on sente la composition. Du côté des Français, j’apprécie Vincent Cassel parce qu’il a réussi à imposer du muscle dans le jeu d’acteur français. Il assume l’incarnation. Il y a aussi Benoît Magimel, Clovis Cornillac, Jean Dujardin... Ils sont attachants car derrière la popularité, il y a du travail. De manière générale, j’aime les acteurs et leur fragilité, même s’ils ne sont pas toujours faciles à vivre !

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