Toutelatele

Apolline de Malherbe très agacée par la remarque de son invité sur BFMTV

Jonathan Hamard
Par
Rédacteur - Expert TV & People
Publié le 20/03/2024 à 19:32 Mis à jour le 20/03/2024 à 19:43

Éric Dupond-Moretti était l’invité d’Apolline de Malherbe dans le Face-à-Face de RMC/BFMTV le mercredi 20 mars 2024, pour une interview musclée où plusieurs sujets d’actualité ont été abordés. L’animatrice s’est d’ailleurs montrée très agacée par une remarque du ministre de la Justice.

Invité sur le plateau du Face-à-Face d’Apolline de Malherbe le mercredi 20 mars (RMC/BFMTV), le ministre de la Justice s’est exprimé sur le projet baptisé « place nette XXL » annoncé par le président de la République Emmanuel Macron la veille dans la cité phocéenne, lequel doit pouvoir mettre à pied les réseaux de trafiquants de drogue. D’entrée de jeu, la journaliste a expliqué qu’elle voulait « tout de suite plonger dans ce qu’est la drogue » à travers le témoignage d’un anonyme appelé Frédéric et qui vit dans le Nord.

Celui-ci a raconté qu’il avait été contacté par des « dealers ». « Si tu veux nous faire la nourrice, on te donne entre 200 euros et 300 euros par jour », a-t-il rapporté pour partager son expérience. « Je leur ai dit que j’avais trop à perdre », a-t-il fait savoir, tout en admettant que c’était « tentant » dans la mesure où il ne percevait chaque mois qu’une pension d’invalidité de 508 euros pour vivre.

Les échanges se crispent

La journaliste qui s’était récemment écharpée avec un ancien homme politique en direct a aussitôt demandé à Éric Dupond-Moretti comment cette personne devait réagir. « J’appellerais les services de police », a-t-il répondu. « On est en train de travailler une grande loi sur les repentis. Il faut inciter les gens à dénoncer. Il faut qu’ils soient protégés quand ils le font », a-t-il insisté, affirmant que suivre ces réseaux de trafiquants représentait « un boulot considérable ».

Dans la foulée, et alors que le Garde des Sceaux avait délivré des statistiques montrant l’effort réalisé depuis le début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, Apolline de Malherbe a évoqué l’arrestation « de ce narcotrafiquant qui a été interpellé au Maroc et considéré comme l’une des deux têtes pensantes du trafic à Marseille ». « Est-ce qu’il a été extradé ? », a-t-elle voulu savoir. « Mais... il est en passe de l’être », a rétorqué Éric Dupond-Moretti. « Il va l’être ? Vous êtes sûr ? », a insisté la journaliste, poussant le ministre dans ses retranchements. « On va tout faire pour qu’il le soit », a-t-il alors assuré.

Le ministre de la Justice montre son désaccord

Le compagnon d’Isabelle Boulay ne s’est pas débiné et a rappelé qu’une « mobilisation importante » était déployée pour mettre fin à ces trafics de drogue. « On a considérablement renforcé le nombre de magistrats et de greffiers », a-t-il martelé, chiffres à l’appui. Il a ensuite évoqué une « loi de programmation qui n’a pas été votée par ceux qui viennent piapiater » sur le plateau de la journaliste, ce qui l’a immédiatement agacée. « Vous aimez bien dire piapiater sur notre plateau », a-t-elle lâché face à son invité. « Vous êtes invité quand vous voulez », a-t-elle renchéri. « Je ne vous reproche pas du tout à vous d’inviter tel ou tel... blabla... », a-t-il tenu à souligner, avant de citer le nom de Marine Le Pen qui a récemment fait chuter les audiences de TF1.

Face-à-Face est diffusé sur RMC/BFMTV du lundi au vendredi, de 8h30 à 9h.