Le samedi 21 octobre 1989, alors que le trio Sébastien, Sabatier et Foucault triomphe sur la chaîne, TF1 décide d’importer un nouveau concept de caméras cachées qui fait fureur au Canada et qui a été entre aperçu sur Canal + : Surprise sur prise.
Imaginée par le québécois Marcel Béliveau, l’émission repose sur des pièges tendus à des célébrités. De véritables scénarios sont alors mis en place et les téléspectateurs vont en redemander. Les fous rires retentissent dans la France entière à chaque diffusion et TF1 tient là une véritable machine à audience. Surprise sur prise se partage alors la case du samedi avec Sébastien, c’est fou, Succès fous et autres matchs de football ou émissions spéciales.
Pour cette première, les téléspectateurs de TF1 découvrent, entre autres, les pièges tendus à Rika Zaraï, Daniel Prévost ou Rosy Varte. A la fin de chaque émission, ils sont invités à voter pour leur sketch favori qui sera rediffusé dans le Surprise sur prise suivant.
Si la chaîne privée veut bien que le créateur de Surprise sur prise anime l’émission, il est cependant hors de question de le laisser seul face à la caméra. Après avoir songé à Patrick Roy, TF1 se rétracte et confie la co-animation de l’émission à Bernard Montiel. Mais ce dernier ne restera pas longtemps puisque Christophe Dechavanne lui succède brièvement avant de laisser la place, une fois pour toutes, à Patrick Sébastien.
Et les saisons se suivent et Surprise sur prise restera à un rythme mensuel avec le même duo d’animateurs et des parts de marché qui dépasse les 40%.
Le 5 janvier 1991 alors l’émission piégeait Amanda Lear, Yves Renier, Nicolas le jardinier, Annie Cordy, Jean-Marie Proslier et Véronique Genest, et c’est plus de 15 millions de téléspectateurs qui sont alors devant leur petit écran. Un véritable record pour Surprise sur prise.
En janvier 1992, Patrick Sébastien décide de se consacrer entièrement à ses productions. TF1 rappelle alors Bernard Montiel aux côtés de Marcel Béliveau jusqu’au 28 novembre 1992, ultime émission sur la chaîne privée. Passée cette date, Marcel Béliveau, voyant que TF1 n’était pas trop pressée pour renouveler le contrat de l’émission, décide de signer pour trois ans avec la concurrente France 2.