mercredi 3 mars 2010 à 13:03 par

Frédéric Lopez... sans oreillette !

Elu « Personnalité télé de l’année 2009 » par les lecteurs de Toutelatele.com en janvier dernier, Frédéric Lopez continue de divertir, un mercredi sur deux, les téléspectateurs de France 2 et de les émouvoir lors des diffusions événementielles de Rendez-vous en terre inconnue. Fait rare pour un visage du PAF : il est l’un des seuls aujourd’hui à séduire à la fois le grand public et la critique. En attendant l’arrivée de son « loto humanitaire », l’animateur / producteur se confie sans oreillette ni prompteur. Rencontre.

Frédéric Lopez... sans oreillette !
©G.Scarella/F2 

Tony Cotte : En janvier dernier, vous avez été élu « Personnalité télé 2009 » par les lecteurs de Toutelatele.com. Ressentez-vous au quotidien toute cette sympathie du public ?

Frédéric Lopez : Quand j’ai appris la nouvelle sur votre site, ça m’a fait super plaisir. C’est peut-être une banalité, mais je suis sincère. C’est une distinction qui récompense des années d’efforts et de sacrifices. Cela fait du bien de se sentir enfin compris après tout ce temps où j’imaginais, les yeux ouverts, mes émissions. Être apprécié de la part du public que je ne connais pas personnellement fait forcément plaisir. Je dirais même que c’est un euphémisme que ce soit par le résultat de ce sondage ou les témoignages des gens qui viennent me voir dans la rue.

Tony Cotte : Un mercredi sur deux, Panique dans l’oreillette permet à nouveau à France 2 de grignoter des parts de marchés aux séries américaines de TF1, voire de les devancer. La genèse du programme est un chemin dit « semé d’embûches ». Pouvez-vous revenir sur cette période ?

Frédéric Lopez : J’ai déposé le concept en février 2001, Panique dans l’oreillette a été diffusée pour la première fois en septembre 2008. Une attente de sept ans donc, dont deux de chômage pendant lesquels les patrons des chaînes refusaient ce projet. Ça été très frustrant, mon entourage ne comprenait pas pourquoi je n’abandonnais pas. On me disait : « Le secret du bonheur, c’est le renoncement », mais je ne voulais pas l’accepter.

Tony Cotte : Vivez-vous aujourd’hui cette émission comme une revanche, notamment après l’arrêt de Comme au cinéma, point de départ « de la galère entraînant chômage, Assedic et psychanalyste » ?

Frédéric Lopez : Le mot « revanche » n’existe pas dans mon vocabulaire. C’est peut-être mon côté Dalaï-Lama, mais ça ne m’intéresse pas de revenir sur le passé et de chercher des responsables. Ces derniers sont déjà tous venus s’excuser ou me féliciter. Je vis tout ça simplement comme une récompense. Quant à la psychanalyse, ce n’est pas du tout une galère, c’est une chance.

Tony Cotte : Le succès de Panique dans l’oreillette est d’autant plus une récompense que l’émission a été achetée par plusieurs pays dont en Espagne où « Panico en le Plato » a été le succès de l’été 2009 sur Antenna 3...

Frédéric Lopez : A ce jour, dix pays ont acheté l’option et le programme est également en production au Liban. Pendant mes années de chômage, mes potes m’invitaient à dîner car je n’avais pas d’argent. Je disais : « Quand mon émission fera le tour du monde, je vous inviterai à mon tour au restaurant ». Ils ne l’ont jamais pris au sérieux et rigolaient. Le lendemain de la première émission en France, celle avec Florence Foresti, des producteurs italiens ont fait part de leur intérêt pour acheter le format, puis le groupe anglais RDS, à l’origine de l’export de N’oubliez pas les paroles dans 40 pays, a pris ça en main.

Tony Cotte : Quel est, concrètement, votre rôle pour les Panique dans l’oreillette internationaux ?

Frédéric Lopez : Je fais du « consulting », avec une « bible ». Le décor, la musique, la mécanique et le générique doivent être similaires. J’ai été en Espagne pour les réunions de production, puis sur le tournage de Panico en le Plato. C’est très gratifiant. Il y a six ans, mon psy m’a affirmé que j’avais déplacé mon égo de ma personne à mes idées. Autant dire que mon ego est forcément gonflé quand je vois mon idée faire le tour du monde...

Tony Cotte : La démarche du programme est de mettre en exergue des personnalités qui ont gravi des obstacles pour réaliser leur rêve. Auriez-vous fait un bon invité de Panique dans l’oreillette ?

Frédéric Lopez : (rires) C’est quelque chose qui m’habite pas mal à vrai dire. Ce programme est une manière d’encourager ceux qui le regardent, de leur faire comprendre qu’il ne faut jamais lâcher ses rêves. C’est forcément un clin d’œil à tous ceux qui m’ont incité à abandonner pendant ces années.

Tony Cotte : Pour réaliser cette interview, un complice nous a parlé de Liane Foly. Elle serait à l’origine de l’une de vos premières embauches...

Frédéric Lopez : (rires) Il y a eu un casting à Télé Lyon Métropole pour devenir animateur. Pour ce faire, je devais interviewer une personnalité factice. Le directeur des programmes de la chaîne à l’époque (Gérald Brice Viret, aujourd’hui à la tête du pôle Télévision de NRJ, ndlr) a ainsi incarné Liane Foly face à moi et je devais improviser des questions. Suite à cet exercice, j’ai été pris !

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FRANCE 2   DIVERTISSEMENT   FREDERIC LOPEZ  




- Panique dans l’oreillette, un mercredi sur deux à 22h20 sur France 2
- Rendez-vous en terre inconnue, en prime time sur France 2






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