jeudi 9 janvier 2014 à 18:05 par

Julie Pietri (Dreams) : « Je voulais être méchante et faire rigoler à la fois »

Tout à chacun peut se rappeler de la chanson « Ève lève-toi » de Julie Pietri en 1986. Depuis ce tube, l’interprète a connu le succès et s’est octroyée une pause pour désormais revenir là où on ne l’attend pas, sur l’île Saint Martin en mère prête à tout pour propulser sa fille sur le devant de la scène. Pour Toutelatele, Julie Pietri passe aux confidences.

Julie Pietri (Dreams) : « Je voulais être méchante et faire rigoler à la fois »
©NRJ 12 

Clément Gauthier : Comment êtes-vous arrivée à rejoindre le casting de Dreams  ?

Julie Pietri : Je passais un casting pour Camping Paradis sur TF1 en tant que guest, mais je ne correspondais pas au personnage recherché. J’avais déjà joué dans la série Pas de secrets entre nous sur M6, il y a quatre ans. Il y a une camaraderie entre Jean-Luc Azoulay [producteur et scénariste, ndlr.] et moi. Il m’a dit : « Je trouve que tu ferais bien un rôle récurrent dans une série. Dès que j’ai un truc sympa, je t’appelle. » Dès qu’il a eu quelque chose, il m’a effectivement appelé pour une première lecture. Il m’a envoyé un mail avec le synopsis et j’ai trouvé ça génial.

Quel souvenir marquant gardez-vous du tournage ?

Le tournage était dans un cadre idyllique, mais on travaillait beaucoup. Quand mes copines me disaient : « Tu as bien de la chance d’aller là-bas », elles ne pensaient pas au lever à 4 heures du matin. C’est drôle, car c’est un rôle de composition complet. Je sors du personnage de la chanteuse sympa, à succès. Je voulais être très différente. Je m’en fichais complètement d’avoir du recul sur moi-même, de jouer un personnage machiavélique et méchant.

Comment avez-vous été dirigée sur le plateau pour atteindre ce rôle de mère machiavélique ?

J’ai joué le rôle de la« Tata flingueuse » en hommage à Georges Lautner donc je connais mon sujet. [Rires.] Je voulais être méchante et faire rigoler à la fois. J’espère que j’y arrive. Je n’hésite pas à me dénaturer ou à me coller un masque de beauté sur la figure ou de dire et de faire des horreurs. [Rires]. Mon but est de faire d’autres rôles donc la dérision était importante.

Était-ce une forme de défouloir pour vous ?

C’est totalement jubilatoire. J’adore mes 30 ans de carrière en tant qu’auteure-chanteuse et je remercie le public et le destin, mais passer à autre chose, faire de la comédie et des rôles de composition, ça m’éloigne de ma vie. J’ai envie de me mettre à tout à fait autre chose et d’être chanteuse-comédienne.

Avez-vous été libre au niveau de la tonalité et de l’improvisation sur le tournage ?

Oui, et ça a été assez génial qu’on me laisse faire. Évidemment, quand ça allait trop loin, on m’arrêtait. Bien sûr qu’on pourrait me faire jouer dans le rôle d’une glamoureuse, mais ce serait tellement réducteur. J’aime bien être belle sur scène et j’ai été très jolie quand j’avais 30 ans. Aujourd’hui s’offrent à moi peut-être d’autres possibilités.

Comment votre personnage se positionne par rapport à Pierre Delacourt, interprété par Bruno Le Millin ?

Pierre ne veut pas que l’on sache que je suis sa maîtresse, donc je suis énervée. Je suis d’autant plus méchante qu’il ne me montre pas aux gens. Je suis une pauvre femme qui souffre beaucoup au fond d’elle. J’ai besoin de prendre ma revanche dans cette série. [Rires.] Tant les uns que les autres, on s’est beaucoup épaulés, on a beaucoup ri. Le réalisateur Dan Occo était bienveillant avec nous donc on ne se sentait pas en danger. Du coup, j’ai lâché les chiens comme une vraie tata flingueuse.

« Mon but est de faire d’autres rôles donc la dérision était importante »

Pouvez-vous définir votre relation avec Margot (Elsa Esnoult), votre fille dans la série ?

Cette petite est une grande professionnelle ! Elle sait ce qu’elle veut et je l’admire énormément. De temps en temps, quand elle voyait que je ripais un peu sur une réplique, elle me la soufflait. Elle est très pro, délicieuse et ravissante. J’ai passé un moment extraordinaire avec elle. Lui dire de faire des horreurs était assez jubilatoire aussi. Dans la série, je suis une femme d’affaires et une chanteuse ratée et aigrie. C’était un clin d’œil génial quand moi je sors une anthologie de plus de 30 ans de carrière et que je vais jusqu’à Beyrouth pour chanter. La dérision et le second degré sont tout ce que j’aime dans la vie.

Aimeriez-vous prolonger cette parenthèse ?

J’ai adoré que Jean-Luc Azoulay et Jean-Manuel Dupont m’aient confié ce rôle-là, car, justement, ce recul est vachement intéressant. Ne restons pas primaires, on ne va pas faire la même chose toute la vie. J’ai fait les cours Florent pendant mon absence de trois ans quand je me suis occupée de ma fille avant de revenir avec Retour gagnant en 2003 sur TF1. J’avais quand même une petite idée derrière la tête. L’équipe est géniale et ça me plait beaucoup. On s’est tellement marré !

Ce rôle fait-il naître de nouveaux projets ?

Tout ce que je souhaite, c’est qu’on voit déjà ce rôle qui peut plaire ou non selon le goût des gens. Mais si ça donne des idées à certains, je serais folle de joie...



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