vendredi 5 avril 2019 à 15:48 par

Magali Ripoll (N’oubliez pas les paroles) : « Avec Nagui, nous n’avons aucune limite »

Depuis les débuts de N’oubliez pas les paroles, Magali Ripoll offre du relief au jeu de France 2 à travers ses prestations instrumentales, vocales et scénographiques. Pour Toutelatele, la chanteuse et comédienne a justifié son entrain sur scène et évoqué sa forte complicité avec Nagui, véritable « chef d’orchestre » du divertissement quotidien.

Magali Ripoll (N’oubliez pas les paroles) : « Avec Nagui, nous n’avons aucune limite »
©Capture France 2 

Joshua Daguenet : Vous jouez et chantez depuis plus de 11 saisons dans N’oubliez pas les paroles. Comment perdure votre motivation ?

Magali Ripoll : Elle perdure avec la capacité et le talent de Nagui de renouveler l’émission et entretenir cette flamme qui empêchent de voir les années défiler. La mécanique change, le public est de plus en plus vivant et les candidats de plus en plus talentueux. Aussi, j’ai toujours exercé d’autres activités à côté du jeu : cela entretient la forme. Travailler sur différents projets, avec différentes personnes, permet de s’investir à fond et créer un équilibre.

En début d’année, Nagui vous a confié les rênes du jeu le temps d’une émission. L’animation trouve-t-elle autant grâce à vos yeux que la chanson et le théâtre ?

Oui, parce que l’animation est une forme de théâtre. Le jeu d’acteur et celui d’animateur n’est pas totalement éloigné. Pour moi, c’était quelque chose de nouveau et d’effrayant. Nagui m’a confiée les rênes pour me mettre un coup de pied aux fesses, l’air de dire : « Tu as voulu jouer ? Alors jouons ! ». En un quart de seconde, je me suis demandé dans quel pétrin je m’étais mise en lui proposant ce défi ! Comme Nagui, je n’avais ni de prompteur ni d’oreillette. L’animation est véritablement un métier artistique et les gestes de Nagui sont vraiment proches de ceux d’un chef d’orchestre.

De virevoltants danseurs accompagnent les interprétations des candidats. Comment sont-ils sélectionnés ?

J’ignore la marche à suivre pour eux, mais j’ai l’impression que ces jeunes gens se manifestent à une agence en quête de ces comédiens et danseurs. En tout cas, ils font bien le job et mettent de l’huile de coude. À la fin d’une journée de tournage, quand je suis venue les saluer, nous avons travaillé des portées en rigolant et en rajoutant dans le fun une demi-heure dans notre journée de travail. Nous avons ensuite reproduit les portées lors des émissions suivantes.

Malgré l’aura de Nagui, votre prestance dans N’oubliez pas les paroles fait de vous un visage à part entière de France 2, comme en résulte votre participation au récent spot publicitaire...

Si vous le dites… (rires). Avec Fabien [Haimovici, chanteur-percussionniste], nous avons été surpris et touchés d’être contactés pour ce projet. Ce travail n’est que du bonheur. Il ne faut pas oublier que c’est du divertissement et qu’il faut se lâcher pour attacher le public.

« L’animation est un métier artistique »

Tout comme Nagui, vous n’hésitez pas à taquiner avec un certain sens de la répartie, d’où votre complicité à l’écran…

Les années passent et nous nous connaissons de mieux en mieux. Avec Nagui, nous ne nous imposons pas de limites, nous délirons comme nous le faisons en dehors des caméras. Il n’aime pas avoir des échanges linéaires avec ses équipes de travail. Tout en maniant notre humour, nous devons rester politiquement corrects à l’écran.

La Magali de N’oubliez pas les paroles déploie-t-elle autant d’énergie sur la totalité d’une journée ?

Je ne vois pas pourquoi je mettrais davantage d’énergie dans un projet plutôt qu’un autre. Je suis comme je suis. L’autre jour, ma petite fille, en râlant, m’a fait remarquer [elle prend une voix de fillette] : « Quand je te vois dans l’émission, tu es toujours en forme, tu rigoles tout le temps… et à la maison, dès fois tu es fatiguée et tu râles ! » (rires). Je lui dis : « Oui, mais alors, je t’explique : la vraie vie est souvent quand je râle et quand je suis fatiguée. La télévision est mon métier, je ne vais pas râler ! ». Je ne réfléchis pas à l’énergie que je mets dans N’oubliez pas les paroles ou dans mon spectacle. Il faut tout faire à fond ou ne pas le faire !

Que devient la chorale de Charles Aznavour - dont vous étiez partie prenante -, six mois après le décès de l’artiste ?

Le groupe des musiciens est resté au contact. Nous travaillons tous sur des projets différents, mais nous restons liés. Nous avons parcouru le monde ensemble pendant les dernières années de la vie de Charles Aznavour. Dorénavant, je n’ai plus envie d’accompagner qui que ce soit sur les routes, car j’estime avoir d’autres choses à vivre dans la musique. Et je me demande bien qui je pourrais suivre après avoir accompagné Charles Aznavour…

« Il faut tout faire à fond ou ne pas le faire »

Votre album, « L’album des lamentations », sorti en 2016, aura-t-il un petit frère ?

Pas pour l’instant (rires). J’ai rangé quelques chansons dans mon tiroir, mais je ne vais pas les manifester tout de suite. Je n’ai pas l’impression d’avoir été au bout de ce premier album. Les chansons n’ont pas vraiment d’âge et je dois encore savourer, mettre en ligne des clips, tout en me consacrant à mon spectacle.

Le titre de celui-ci, « Radio active », vous sied à merveille. Vous y interprétez une multitude de personnages, mais qui sont-ils ?

Pour tout vous dire, je n’interprète qu’un seul personnage : une femme coincée dans un hall de gare. Elle ne raconte pas sa vie en chansons, elle s’invente une vie en se servant des paroles des titres qu’elle a entendus, coincée dans son hall depuis soixante-dix ans. Ses épisodes et ses rencontres sont plus inattendus et loufoques les uns que les autres. Au cours de sa vie, elle incarne des facettes très différentes de sa personnalité.

Quels artistes francophones et internationaux représentent vos pêchés mignons ?

Ils se portent premièrement sur les artistes anglo-saxons qui m’ont baignée quand j’étais petite. Je ne peux pas passer à côté des Beatles, de Stevie Wonder, de Sting… Ils m’accompagneront tout au long de ma vie. Pour les artistes francophones, je ne me lasse pas de Francis Cabrel ni de Véronique Sanson. Dans le même temps, je prête une oreille attentive à la nouvelle scène française. J’ai été marquée par les Stromae, Christine & The Queens, et dernièrement, Angèle, qui est pour moi un petit bijou : les textes sont biens, les arrangements très beaux et les mélodies très sympas. Un autre groupe : Aldebert, que je fais écouter à ma fille. Nous ne sommes pas obligés de supporter des gros mots et de la saladerie toute la journée, bien que je sois la première à bouger mon boule sur de la musique sans me soucier de la qualité. Je suis en tout cas une anti « c’était mieux avant ». Bien sûr, il n y aura pas d’autres artistes comme Aznavour mais il y a autre chose à découvrir. Lui même était très ouvert...



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