Annelise Hesme (Nina sur France 2) : « Les infirmières bossent comme des dingues et sont maltraitées par les médecins et les patients »

France 2 lancera une fiction française inédite ce mercredi 17 juin à 20h55. Nina met en scène le quotidien d’une infirmière stagiaire, embauchée dans un nouvel hôpital après s’être occupée pendant dix ans de sa fille malade d’un cancer. Rencontre avec l’interprète principale de la série, Annelise Hesme. Elle se confie sur ce nouveau projet qui lui tient particulièrement à cœur.

Publié le mercredi 17 juin 2015 à 19:01
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Annelise Hesme (Nina sur France 2) : « Les infirmières bossent comme des dingues et sont maltraitées par les médecins et les patients »
©Laurent DENIS / FTV 

Toutelatele : Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans cette aventure ?

Annelise Hesme : C’était une évidence quand j’ai lu ce qu’avaient écrit Alain Robillard et Thalia Rebinsky [les scénaristes]. Nina, c’était moi. Je n’ai même pas pensé en terme de concurrence sinon j’aurais perdu tous mes moyens et c’était terminé.

Quels points communs avez-vous avec ce personnage ?

Elle me ressemble de caractère, j’ai ce côté empathique. Elle n’a pas de filtre quand elle parle, ça peut déraper à tout moment ! [Rires]. Et puis, j’ai le même âge. J’élève un enfant seule comme elle…

Qu’aimez-vous chez Nina ?

Elle fonce et a envie d’être positive alors qu’elle ne vit pas des choses très faciles tous les jours. Sa fille était malade du cancer pendant dix ans. Mais à l’hôpital on n’a pas le temps de s’appesantir sur ses problèmes. C’est aussi cela qu’elle recherche : s’oublier dans ses passions et mettre de côté ses soucis personnels.

Comment vous êtes-vous préparée à ce rôle ?

J’ai eu de très bonnes références. Nous avons bossé avec des infirmières référentes sur le plateau. Elles nous disaient si ce que je faisais était crédible ou non. Après chaque scène, je me retournais toujours vers elles et non vers mon metteur en scène [Nicolas Picard-Dreyffus] pour savoir si ce que j’avais joué était vraisemblable. D’ailleurs, ma tante travaillait comme infirmière-anesthésiste à Villeneuve-Saint-Georges, l’hôpital où l’on a tourné la série.

« Nina s’oublie dans ses passions »

Comment s’est passé le tournage ?

Très bien ! Toute l’équipe partageait le sentiment qu’être tous ensemble était évident. On était tellement heureux de se retrouver chaque jour, même si c’était difficile de bosser dans un hôpital. Je n’ai vraiment pas vu ces quatre mois passer. Sincèrement, on était comme une famille.

Que vous a apporté le fait de tourner dans un vrai hôpital ?

Beaucoup d’humanité, de vraie vie. On me prenait régulièrement pour une vraie infirmière. Les patients me demandaient où étaient les services. Je répondais que je ne savais pas et que je venais d’arriver [Rires]. Une fois est venu un malade psychiatrique, son service était juste à l’étage du dessous. Tout le monde pensait que c’était un figurant : il s’est fait maquiller, habiller, c’était incroyable ! Il est venu manger à la cantine avec nous et a même dragué un de nos comédiens dans l’ascenseur. Mais on se disait quand même que ce figurant était très bizarre ! [Rires]. Et à un moment, deux infirmiers ont débarqué sur le plateau. Ils nous ont dit qu’il leur manquait un patient…

Le tournage de la série a-t-il suscité de la curiosité au sein de l’établissement ?

Énormément ! Les infirmiers voulaient tout le temps savoir où l’on en était, ce que l’on filmait ce jour-là. On s’amusait des similitudes qu’il pouvait y avoir entre la vie réelle et la fiction. C’était chouette ! Ces relations humaines m’enrichissaient vraiment. J’étais chargée des vraies histoires du personnel médical. Dans le premier épisode que l’on a tourné, un petit garçon avait une appendicite. Au même moment, mon fils se trouvait cinq étages plus bas : les médecins pensaient qu’il avait aussi cette inflammation. Alors, dans la journée je n’arrêtais pas de faire des allers-retours entre la fausse vie, la vraie vie, la fausse vie… Finalement heureusement, mon fils n’avait pas l’appendicite, le petit non plus, car c’était un acteur. Ces croisements m’ont fatiguée dans la vraie vie, mais ils ont enrichi Nina.

À présent, avez-vous envie de changer de métier et devenir infirmière ?

Non ! C’est vraiment trop dur ! Elles bossent comme des dingues et sont maltraitées par les médecins et les patients… En plus, elles sont rémunérées au lance-pierre. J’avais honte : je gagnais par jour ce que ma tante gagnait à peine en un mois à Villeneuve-Saint-Georges. C’est pourquoi cela me tenait à cœur de bien les représenter. Sans compter que les séries hospitalières sont très souvent sur les médecins et non pas sur les infirmières. Celles que je côtoyais étaient très fières d’avoir enfin une série sur elles !

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