Céline Collonge (Ça peut vous arriver, M6) : « Certains cas me font froid dans le dos... il y a eu des larmes sur le plateau »

Révélation de l’émission Ça peut vous arriver sur M6 avec Julien Courbet, Céline Collonge est revenue d’une longue pause pour boucler sa première saison sur le petit écran. La journaliste a tiré un bilan pour Toutelatele.

Publié le mardi 22 juin 2021 à 19:04
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Céline Collonge (Ça peut vous arriver, M6) : « Certains cas me font froid dans le dos... il y a eu des larmes sur le plateau »
©Capture M6 

Joshua Daguenet : Vous avez démarré sur RTL aux côtés de Flavie Flament dans l’émission On est fait pour s’entendre. Comment êtes-vous devenue, deux ans plus tard, l’une des collaboratrices de Julien Courbet pour Ça peut vous arriver ?

Céline Collonge : J’étais à l’école le matin et aux côtés de Flavie l’après-midi, dans un rôle d’assistante. Mon contrat s’est arrêté après un stage de six mois. Avant de quitter RTL, je voulais voir du côté de la rédac et je me suis retrouvée à travailler de 18 heures à minuit, mais ça n’était pas trop mon truc. Pour la 2e année de mon école, au moment de trouver un job, cela a été compliqué pour moi. J’ai envoyé des maquettes en région parisienne et en province, et seule une radio locale située entre Nîmes et Montpellier m’a contactée pour y animer la tranche 11 heures / 13 heures. À la fin de cette saison, j’avais envie de retourner à Paris et j’ai envoyé en juillet 2017 un mail au directeur des programmes RTL pour lui dire que j’avais adoré mon stage et je lui ai demandé s’il y avait une place dans une des émissions de la rentrée. Par chance, deux membres de l’équipe de Julien Courbet partaient. J’ai ensuite décroché un entretien et cela s’est concrétisé en deux semaines.

Le public vous connait à travers vos interventions radio et télé, mais comment pouvez-vous résumer votre travail de l’ombre avant, pendant et après l’antenne ?

La plus grosse partie en dehors de l’antenne est la sélection des dossiers. Je gère la partie auditeurs alors qu’entre 11h30 et 12h30, une autre rédaction s’occupe des téléspectateurs. Il est impératif de prendre connaissance des grilles, juger de l’importance du litige, le domaine juridique, savoir si une procédure est en cours et évaluer si l’équipe est en mesure d’aider la personne. Initialement, je faisais très peu d’antenne et mon job consistait à faire des cas. 9 fois sur 10, quand le cas est validé par le journaliste, il l’est par l’avocat.

Combien de demandes quotidiennes la rédaction reçoit-elle ?

Par les réseaux sociaux, nous recevons une centaine de messages par jour. Au total, nous avons entre 300 et 400 cas par jour. Tous les messages sont lus, mais on ne peut pas rappeler tout le monde...

« Au départ, les journalistes ne défendaient pas à l’antenne leurs dossiers »

Quels sentiments ont dominé en apprenant que l’émission serait diffusée en direct sur M6 dès octobre 2020 ?

J’étais surexcitée ! J’ai toujours voulu travailler en radio, mais j’avais en tête que la télé pourrait m’intéresser. Quand RTL a été rachetée par M6, je n’ai jamais exprimé ce souhait de faire de la télé, mais j’ai eu la chance qu’on me dise au mois de mai 2020 que l’émission passerait sur le petit écran. Au départ, les journalistes ne défendaient pas à l’antenne leurs dossiers. Et régulièrement, les auditeurs se demandaient pourquoi notre émission n’était pas accessible par vidéo alors qu’une grande majorité des programmes de RTL étaient filmés. La nouvelle du passage en télé a été très bien accueillie.

L’émission adopte aussi un ton de divertissement pour dédramatiser certains enjeux lors de cas de figure très chaotiques. Cela a-t-il nécessité une phase d’adaptation de votre côté ?

Pas vraiment. J’ai toujours aimé travailler dans la bonne humeur. J’adore rigoler. Le programme était fait sur mesure pour moi. Julien Courbet, notre chef d’orchestre, sait comment faire de la radio et de la télé, il sait donner le rythme à cette émission. En trois heures, il ne faut pas endormir les gens et il ne faut pas s’endormir. Je veille à ne pas me laisser marcher sur les pieds. Julien a laissé la place à chacun pour trouver un personnage. Il est très observateur. Il a vu qu’il pouvait me vanner et que je répondais tout le temps avec le sourire.

Récemment, vous auriez pu vous retrouver du côté des consommateurs avec un dégât des eaux, subi simultanément par Charlotte Méritan. Que s’est-il passé exactement ?

Lors des orages qui ont touché la région parisienne mi-mai, j’étais en train de dormir quand j’ai été réveillée à 7h30. Mon appartement comporte deux fissures au-dessus de mon lit et dans la cuisine. De l’eau s’est infiltrée par les terrasses de mon voisin au 10e étage. L’eau s’est faufilée où elle a pu et elle nous est tombée dessus. Mon voisin du 8e a accouru en disant que son intérieur était inondé. Heureusement, aujourd’hui, il n’y a pas encore de litige, on se tient au courant par mail pour que tout rentre dans l’ordre.

« Julien Courbet peut me vanner, je réponds tout le temps avec le sourire »

Les audiences de l’émission ont évolué de manière spectaculaire sur M6. Les enjeux de la télé ont-ils, selon vous, surpassé ceux de la radio pour cette entrée en matière ?

La partie télé est importante. Nous la recevons tous les jours avec le détail des sujets qui ont fonctionné et moins bien fonctionné. Pour ma part, je suis davantage tournée vers la radio, car cela me concerne au niveau éditorial. C’est sûr que cela a un impact. Le vendredi, nous avons enchaîné des spéciales arnaques où nous avions peu de chance de retrouver la personne qui s’était volatilisée dans la nature. Nous faisions des mises en garde sur le plateau. Cela sortait de l’esprit de l’émission, mais elles ont très bien marché avec des témoignages forts de gens saignés par des personnes malhonnêtes. Il y a eu des larmes sur le plateau.

Durant cette première saison sur le petit écran, quels cas de figure vous ont particulièrement marquée ?

Les entrepreneurs qui laissent tomber les chantiers. Des envoyés spéciaux vont chez les gens et on voit l’étendue des dégâts, des tuyaux qui sortent du salon, des familles démunies, car elles ont 250 000 euros de crédit à rembourser. Ce genre de cas me font froid dans le dos, car acheter une maison ou la rénover est le rêve de tout à chacun.

Serez-vous toujours aux côtés de Julien Courbet pour la saison prochaine ?

J’espère ! C’est ma volonté de continuer. J’ai la chance de faire partie de ce projet. On se sent utile, on rigole. La saison prochaine va être d’autant plus longue, il faudra se reposer. J’espère que ce programme va durer longtemps.

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