Jeanfi Janssens (Jeanfi Décolle, W9) : « Je ne mens pas au public, je me montre tel que je suis »

W9 programme ce mardi 30 mars 2021, à 21h05, « Jeanfi Décolle » de Jeanfi Janssens. L’humoriste s’est confié auprès de Toutelatele à l’occasion de la diffusion de ce spectacle, à retrouver également le 4 avril à 14h40 sur la chaine du groupe M6.

Publié le mardi 30 mars 2021 à 19:06
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Jeanfi Janssens (Jeanfi Décolle, W9) : « Je ne mens pas au public, je me montre tel que je suis »
©Capture W9 

Benoît Mandin : Comment présenteriez-vous votre spectacle, inédit en clair à la télé, Jeanfi Décolle ?

Jeanfi Janssens : C’est un spectacle populaire, avec beaucoup d’autodérision. Je revendique être un artiste populaire ! Je pense que tout le monde se reconnait plus ou moins dans mon spectacle, que ce soit avec les avions, les coming out ou encore les parents.

Vous avez été vu pour la première fois dans Recherche appartement ou maison il y a plusieurs années sur M6, et vous voilà en prime time sur W9. Comment vivez-vous cette histoire avec le groupe M6 ?

C’est une jolie histoire pour moi. Au moment où je fais Recherche appartement ou maison, je suis encore steward et je ne suis pas connu. Je cherchais simplement un appartement à Paris, c’est la stricte vérité. Huit ans plus tard, j’ai participé à nouveau à l’émission et Stéphane Plaza m’a trouvé un appartement, la première tentative s’étant soldée par un échec. Mais j’avais déjà sympathisé avec lui, car il pensait, au moment de notre première rencontre, à faire du théâtre. On a cette passion en commun. Deux ans plus tard, je décide d’écrire mes premiers sketchs et de monter sur scène. La première fois, c’était au Paname, il y avait cinq personnes et Stéphane Plaza était au premier rang. Aujourd’hui, nous sommes amis et sommes aux Grosses Têtes. Je trouve que la boucle est bouclée.

En quoi était-ce important pour vous de faire à nouveau appel à Stéphane Plaza pour trouver un appartement, mais également devant les caméras de l’émission qui vous a fait connaitre il y a quelques années ?

Je cherchais un appartement parce que j’avais envie d’acheter. Le premier confinement m’en a fait prendre conscience. Je voulais un balcon. J’en ai parlé à Stéphane. J’étais sûr qu’il allait faire une belle recherche pour moi. La première émission avait tellement était suivie qu’il était donc logique qu’il y ait une suite. Un peu à la manière de « Que sont-ils devenus ? ». Il y avait cette dimension ou tantôt je parlais à un ami, tantôt à l’agent immobilier. On était très contents de rempiler.

« Exister en tant qu’artiste est difficile en ce moment parce que mon travail et ma matière première, c’est moi »

Dans votre spectacle, vous revenez sur votre enfance, dans le Nord, puis votre arrivée sur Paris et sur les plateaux de télévision. À quelles révélations peut s’attendre le public ?

Je raconte notamment mon expérience dans Danse avec les stars ou, de l’extérieur, on ne voit pas le travail que cela représente, car c’est du condensé à l’écran. Pour moi, c’était six heures d’entrainements par jour. Même chose pour les avions, et mon job de steward, je donne des réponses à un certain imaginaire collectif. C’est une sorte de microcosme, et cela m’a toujours fasciné.

En tant qu’originaire du Nord, avez-vous rencontré des difficultés en venant sur Paris par rapport à votre accent ch’ti ?

J’ai vécu à Montpellier et je ne me posais pas la question à ce moment. Mais une fois à Paris, on m’a demandé de gommer mon accent. Il n’a donc pas toujours été aussi marqué. Je le faisais au début, mais j’ai très vite refusé par la suite. Dans le contexte de ma profession, je trouve que c’est un vrai bonus, car sans accent il y aurait certaines choses qui ne passeraient pas. C’est authentique. Les gens en ont besoin et je ne leur mens pas, je me montre tel que je suis. C’est une valeur que je défends.

Comment gérez-vous les conséquences de la crise actuelle sur votre métier ?

C’est compliqué pour toute la société. Exister en tant qu’artiste à ce moment-là est difficile parce que mon travail et ma matière première, c’est moi. Et si on ne donne pas de lieux pour exister, c’est très dur. Mais j’ai de la chance, car ma tournée arrivait à sa fin, il ne me restait qu’une dizaine de dates au moment du confinement. Quand il y a eu une fenêtre de tir entre les deux confinements, j’ai pu jouer, notamment dans des zéniths de mille personnes. Je pense aux artistes qui ne font que de la scène et qui commençaient à peine leurs tournées. D’autant plus que je suis convaincu qu’il y a moins de risque dans un théâtre que dans le métro. Et le manque de projection et de visibilité est terrible. C’est une période difficile et la culture est mise à mal. De mon côté, j’existe par ailleurs, j’ai quand même de la chance.

« Pour l’instant, je m’empêche de me censurer et je garde cette liberté »

Parallèlement à la télévision, vous êtes l’une des figures populaires des Grosse Têtes sur RTL et Paris Première, et récemment, l’émission a été accusée d’avoir tenu des propos discriminants. Comment avez-vous réagi au moment de découvrir cette polémique ?

Je n’ai pas voulu réagir. On est en train de nous dire en France et partout que tout doit se lisser. On ne peut plus rien dire, et finalement il n’y a plus de second degré. Je laisse les auditeurs seuls juges. Ils savent faire la part des choses. Les médias et les réseaux sociaux ont tendance à empêcher cette liberté.

Vous imposez-vous vous-même des limites ?

Jusqu’à maintenant non, parce qu’à la base je me moque surtout de moi et des miens, car j’ai leur autorisation pour le faire. Tout ce qui se passe en ce moment, je ne le comprends pas. Pour l’instant, je m’empêche de me censurer et je garde cette liberté. Mais on y réfléchit à deux fois.

Vous avez participé à la saison 2 de Stars à nu. Quel bilan avez-vous tiré de cette expérience ?

J’ai fait des rencontres très intenses. Stars à nu est au sens propre comme au figuré. C’était pour la bonne cause et si, par bonheur, cela donne aux gens l’envie et l’idée d’aller se faire dépister, tant mieux. Toute la magie de l’émission était d’allier pédagogie et grande émission. Quand j’entends que les gens ont bien compris le sens de la démarche, ce sont de grandes victoires. C’était un vrai dépassement de soi. J’y ai mis tout mon cœur. C’était un très beau message.

On vous a donc vu dans Danse avec les stars, Stars à nu…. Pourrait-il y avoir d’autres émissions en projet avec vous ?

Oui, des projets vont se faire. Tout ce temps passé pendant le confinement, je l’ai mis à contribution pour écrire, créer et penser à d’autres choses. J’ai également envie d’être acteur, car ma scène dans La Ch’tite famille de Dany Boon m’a fasciné, et je souhaiterais maintenant découvrir ce milieu.

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