Marine Delterme (Alice Nevers) : « Cette saison a été écrite sur mesure pour moi »

La saison 12 de la série policière culte Alice Nevers, le juge est une femme a été lancée avec succès sur TF1 le 14 mai dernier. Depuis 2002, Marine Delterme prête ses traits à Alice, une juge d’instruction chargée de résoudre des crimes. Elle se confie sur ce nouveau volet qui lui tient particulièrement à cœur.

Publié le jeudi 28 mai 2015 à 20:01
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Marine Delterme (Alice Nevers) : « Cette saison a été écrite sur mesure pour moi »
©TF1 

Toutelatele : Après douze ans dans la peau d’Alice Nevers, n’éprouvez-vous aucune lassitude ?

Marine Delterme : Non, au contraire ! Et encore moins cette année car j’ai demandé aux auteurs de m’écrire une saison un peu sur mesure. Le public me disait toujours que l’on ne connaissait pas bien mon personnage, alors je voulais que les téléspectateurs en découvrent plus sur Alice. Elle fait face à un traumatisme qu’elle a refoulé et enquête sur elle-même grâce à l’hypnose.

Par quoi avez-vous été séduit dans votre personnage ?

La réaction du public par rapport à Alice ! Il l’aime et la suit depuis tant d’années, c’est incroyable ! Mais sur cette saison, j’ai eu beaucoup de plaisir à faire quelque chose de plus personnel, à raconter son histoire autrement. Alice est une personne rigoureuse, assez juste, bien dans son métier... Assez parfaite en fait ! Elle trouve toujours la bonne distance avec les choses et les gens. Mais pour la première fois, sa fragilité et sa vulnérabilité sont dévoilées. Elle est hantée par elle-même. Cela la rend plus émouvante...

Comment caractériseriez-vous cette saison par rapport aux précédentes ?

C’est une saison particulière avec beaucoup de suspense. J’ai beaucoup aimé la tourner. Elle est plus profonde et davantage dans l’introspection. On est vraiment dans le travail de l’inconscient, dans les fondations d’Alice, un lieu où les scénaristes n’avaient encore jamais été en douze ans. On va remonter jusqu’à son enfance. L’histoire d’Alice est racontée avec une intensité dramatique très forte. Par conséquent, ces épisodes étaient pour moi plus intenses et difficiles à jouer.

« Cette saison, on est vraiment dans le travail de l’inconscient, dans les fondations d’Alice, un lieu où les scénaristes n’avaient encore jamais été en douze ans »

N’avez-vous pas peur que cette intrigue prenne le pas sur les enquêtes résolues dans chaque numéro ?

Non, la série est construite comme cela depuis longtemps. La saison dernière se focalisait plus sur Marquand, avec l’histoire de sa fille et Rachel, sa femme. Mais à vrai dire, on essaie de ne pas trop se poser ces questions sinon on ne fait plus rien ! Bien sûr, on se demande toujours si le public va apprécier notre travail mais on est tellement dans notre personnage que l’on a pas le temps d’être angoissés. Le tournage s’est achevé début mai, on a commencé en septembre, c’est vraiment intense du début à la fin, surtout pour moi qui suis dans presque toutes les scènes.

Les meurtres qu’élucident Alice et Marquand ont encore une fois une forte résonance avec l’actualité. Est-ce un plus pour une série policière ?

En tout cas, le public a l’air d’apprécier. J’ai eu de très bons retours sur l’épisode consacré aux filières djihadistes. Dans cette série, les enquêtes ont toujours été basées sur des sujets de société forts. Aucun n’est anecdotique : l’euthanasie, les stagiaires dans le monde de l’entreprise, les bracelets électroniques, les transsexuels… En plus, ils sont toujours abordés sous un angle original et on apprend beaucoup de choses. Pour moi aussi, c’est un bonheur de pouvoir pénétrer des univers très différents car je suis curieuse de nature et très au fait de ce qui se passe dans le monde.

Comment la série a-t-elle évolué en douze ans ?

Ce qui a fait décoller Alice Nevers, c’est le côté feuilleton qu’on lui a apporté : le fait que je sois enceinte dans la vie et que TF1 accepte qu’Alice le soit dans la fiction a changé la donne. Avant, les épisodes n’étaient composés que d’enquêtes, il ne devait y avoir aucune intrigue se déroulant sur toute une saison car la chaîne voulait les diffuser dans le désordre. Aujourd’hui, les scénaristes développent l’envers du décor dans chaque épisode et racontent un destin de femme assez émouvant. Même si Alice exerce de hautes responsabilités, elle est une femme comme les autres. Par conséquent, on est passé d’une héroïne parfaite qui était très sérieuse et n’avait pas le droit à l’erreur à un protagoniste qui peut maintenant dépasser la ligne rouge : faire un enfant avec un homme en prison !

« Alice Nevers a su évoluer et muter avec son temps »

Comment expliquez-vous qu’Alice Nevers ait toujours autant de succès auprès du public après toutes ces années ?

Cette fiction a su évoluer et muter avec son temps. On a pris des risques, changé d’équipes, renouvelé les comédiens et passé au format de 52 minutes. Les gens aiment être surpris. C’est aussi le mélange des genres qui plaît aux téléspectateurs. Quand j’ai commencé, la comédie était beaucoup plus présente dans cette série policière. Avec notamment mon greffier Lemonnier (incarné par Jean Dell). Puis Alice Nevers a été programmée le jeudi au lieu du lundi. La case était plus sombre avec des fictions comme Profilage par exemple. La version que l’on a aujourd’hui se nourrit de tous ces changements.

Qu’a changé Alice Nevers dans votre vie ?

Beaucoup de travail intense. La série m’a apporté de la discipline, une façon de vivre très différente sur sept mois de l’année. J’ai aussi rencontré un public très large, ce qui est rare dans une carrière d’acteur. C’est un beau cadeau. J’ai pu également monter des projets qui me tiennent très à cœur comme le téléfilm Berthe Morisot réalisé par Caroline Champetier en 2013 [dans lequel elle joue le rôle principal]. C’est un vrai luxe.

Quels sont vos projets à présent ?

Je vais prochainement réaliser un film, il est en développement. Mais pour l’instant, j’ai refusé tous les tournages, je me repose et je m’occupe de ma famille. C’est mon plus grand projet, le plus ambitieux et le plus difficile...

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