Merci les enfants vont bien ! > Bernard Yerlès

mercredi 21 février 2007 à 00:30 |
M6/P.Lefebvre

Sur les planches à interpréter des héros de grandes tragédies dans la lignée de Britannicus ou Phèdre ou sur petit écran pour incarner des jeunes premiers, Bernard Yerlès trouve son épanouissement dans la diversité. Ainsi, réfutant l’idée d’être enfermé dans une même discipline, il multiplie les expériences et s’en nourrit professionnellement. A l’occasion de la diffusion du troisième épisode de la série Merci les enfants vont bien ! Toutelatele.com a tenté d’en savoir plus sur l’homme qui se cache derrière l’acteur... et vice versa.

Aurélie Demarcy : Le troisième épisode de Merci les enfants vont bien ! est diffusé ce soir sur M6. Quelles sont les clés du succès de cette série ?

Bernard Yerlès : Ca doit être parce que les comédiens sont formidables (rires) La famille est un sujet qui intéresse. Dans un monde de plus en plus dur, elle devient un endroit de refuge et de réconfort. Et oui, c’est une comédie et les gens ont besoin de rire. Cette famille improbable de huit enfants, dans une société aux conjonctures économiques difficiles, fait rêver. Ce ne sont pas des gens très riches, mais débrouillards. Le nombre d’enfants et leurs aventures contribuent à faire en sorte que les téléspectateurs s’amusent avec eux.

Aurélie Demarcy : Pourriez-vous nous brosser le portrait de votre personnage ?

Bernard Yerlès : Jean-Pierre est un grand rêveur et un fervent père de famille. C’est homme fidèle, engagé, soupe au lait et passionné par son métier, une sorte de professeur Tournesol en la matière. Lors de cet épisode, sa difficulté à couper le cordon avec l’une de ses aînés va être mis en lumière, car sa fille de 22 ans va trouver bague à son doigt.

Aurélie Demarcy : Avez-vous un droit de regard sur l’évolution de votre personnage ?

Bernard Yerlès : Stéphane Clavier(le réalisateur, ndlr) fait appel à notre participation. Ce genre d’aventure ne peut pas se faire sans une implication des comédiens. Nous ne sommes pas à l’origine de la bible qui a été lancée par Frédérique Gore, la productrice et les premiers scénaristes, mais une fois que nous avons incarné Jean-Pierre et Isabelle, on y a mis beaucoup de nous-mêmes. On a une grande complicité et la plume facile donc nous nous sommes permis de nous approprier certains dialogues.

Aurélie Demarcy : Vous trouvez-vous des points communs avec Jean-Pierre ?

Bernard Yerlès : Oui. J’adore ce métier car, comme on a l’habitude de le dire, c’est toujours un voyage vers un autre soi-même. Ca fait un peu solennel mais on va vers le personnage et on laisse le personnage venir à soi. En ce qui concerne Jean-Pierre, ses goûts pour la vie bordélique, la famille nombreuse, ça fait partie de mon histoire. On était quatre dans la famille. J’ai 18 petits cousins d’un côté, 25 de l’autre. Donc, j’ai toujours eu l’habitude des grandes fratries, et cet aspect du scénario m’a tout de suite énormément plu.

Aurélie Demarcy : Vous verriez-vous à la tête d’une famille aussi nombreuse ?

Bernard Yerlès : J’ai toujours dit oui, mais c’est très facile pour un homme beaucoup plus que pour une femme ! J’ai pour ma part trois enfants issus d’unions différentes. Les familles recomposées sont entrées dans les mœurs, l’important c’est de réussir aussi ces vies là.

Aurélie Demarcy : Comment se passe l’ambiance sur les tournages ?

Bernard Yerlès : C’est un peu comme une troupe de théâtre en tournée. On se connaît de mieux en mieux. Dès qu’on est loin de chez soi, on a tendance à recréer un esprit de famille. On commence à avoir une espèce d’harmonie, c’est ce qui nous aide à bien travailler.


Aurélie Demarcy : Vous avez joué au théâtre, sur petit et grand écran. Où vous sentez-vous le plus à l’aise ?

Bernard Yerlès : Dans aucun des trois et dans les trois à la fois. Je suis très heureux de pouvoir passer de l’un à l’autre. C’est un véritable enrichissement. Je viens de jouer au théâtre avec Pascale Arbillot (Isabelle dans la série, ndlr) et on se disait justement qu’on avait eu des rapports extrêmement différents dans cette création théâtrale que durant le tournage de Merci les enfants vont bien ! Chaque aventure a ses propres exigences et manières de faire donc c’est très agréable de pouvoir en vivre plusieurs.

Aurélie Demarcy : A la télévision, vous jouez souvent des rôles positifs alors qu’au théâtre votre domaine de prédilection serait les tragédies. Est-ce que cette diversité des genres est nécessaire à votre épanouissement professionnel ?

Bernard Yerlès : Oui évidemment. Pendant très longtemps, j’ai joué dans des tragédies théâtrales et la télévision m’a permis d’avoir accès à des personnages qui m’étaient peu familiers, comme des rôles d’aventuriers ou de jeunes premiers romantiques. C’est très appréciable de pouvoir disposer d’un large panel.

Aurélie Demarcy : Quels sont vos critères de sélection pour choisir un rôle ?

Bernard Yerlès : Je privilégie avant tout l’aventure humaine qui va se dégager de cette expérience. Je suis passionné par l’humain et bien sûr je m’attache également à la qualité du scénario. Je me suis rarement engagé dans des choses auxquelles je ne croyais pas, et si je le fais c’est parce que je sais que mes propositions vont être écoutées. Récemment je me suis lancé dans un téléfilm pour M6, une comédie romantique à la Nothing Hilll, avec Adriana Karembeu. Au départ, je n’étais pas très enthousiaste mais comme on m’a donné carte blanche pour apporter mes suggestions, j’ai pu prendre part à la réécriture et à l’enrichissement des personnages avec beaucoup de plaisir.

Aurélie Demarcy : Vous avez été metteur en scène au théâtre. Auriez-vous envie de passer à l’écriture ?

Bernard Yerlès : Ca me plairait mais c’est quelque chose de très différent. C’est un travail solitaire et j’adore être au contact des autres. J’aime l’aventure théâtrale dans ce qu’elle a de collectif et toutes les mises en scène que j’ai faites étaient dans cet esprit là. Je me considérais comme l’organisateur de la pensée du groupe plutôt que le metteur en scène démiurge de son œuvre (rires) L’écriture me plairait avec un partenariat. C’est dans un travail de collaboration que l’on trouve la richesse du produit fini.

Aurélie Demarcy : Actuellement, on assiste a un engouement pour les séries américaines. Quel regard portez-vous sur ces séries ?

Bernard Yerlès : Je suis un fan de Lost, Prison Break, Les 4400 et bien d’autres. Mais j’étais également fan d’Amicalement vôtre, Le Prisonnier ou même Mission Casse-cou ! J’adore les séries et bien que je vienne du théâtre, j’ai toujours été un téléphage. La télévision peut être très créative et je trouve dommage le regard condescendant que peut porter le cinéma sur elle. C’est un média important avec lequel on peut raconter de belles histoires, il faut trouver de bons sujets et les séries américaines, sont pour certaines d’entre elles de bons exemples. En France, ça commence à venir avec Merci les enfants vont bien !, David Nolande ou les réalités fictions. Le téléspectateur a besoin de surprise, de renouvellement et de diversité.

Aurélie Demarcy : D’où vous est venu l’envie d’être comédien ?

Bernard Yerlès : Très tôt. J’ai eu des parents amateurs de théâtre, professeurs de Français qui se sont d’ailleurs rencontrés sur les planches. Ils se sont séparés lorsque j’avais 18ans... Peut-être que psychanalytiquement, c’est un moyen de les réunir à travers ma passion (rires)

M6   



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