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Mia Frye (Talent Street) : « J’ai été époustouflée par le casting »

Laura Mazerolle
Publié le 03/02/2015 à 19:15 Mis à jour le 25/02/2015 à 15:43

Fin 2014, France Ô a fait découvrir aux téléspectateurs sa nouvelle émission, Talent Street Kids. Une version adulte est programmée pendant onze semaines, dès ce 3 février 2015 en prime time. Mia Frye, qui fait partie des membres du jury aux côtés de JoeyStarr et Matthias Dandois, revient sur son aventure.

Laura Mazerolle : Pourquoi avoir voulu participer à cette nouvelle émission ?

Mia Frye : J’ai déjà fait des émissions de talents, mais c’était moins dans mon domaine, sauf Popstars. Et cela m’a énormément plu, surtout que ce programme est dédié aux arts urbains. Je trouve avoir la légitimité d’être là.

Pourquoi pensez-vous être à votre place dans Talent Street ?

Je suis une vraie américaine, donc tout ceci vient de chez moi. C’est également la street que j’enseigne au niveau de la danse depuis des années. Mais je suis aussi née dedans, j’ai été bercée et grandie par cette culture. Mon beau-père, illustrateur photographe international Jean-Paul Goude, et ses amis venaient constamment à la maison, tel qu’Andy Warhol. Pour moi ça me semble naturel d’être là.

Ce programme ne juge pas que la danse. Comment avez-vous fait pour les autres disciplines ?

Il est vrai que je ne connaissais pas en profondeur, ce qu’on appelle les nouveaux arts de la street, tel que le skate, le roller, le BMX. Pour moi, lorsqu’il y avait un concurrent dans ce thème, j’étais spectatrice. Je le voyais comme un ballet aérien, mais, niveau technique, je n’étais pas capable de juger, ni même de conseiller. Heureusement que les producteurs ont choisi Matthias Dandois, un champion des sports de glisse, pour faire partie du jury.

En ce qui concerne le rap et le RnB, avez-vous eu des difficultés ?

Je danse cette musique, mais je l’écoute aussi. J’ai commencé à m’intéresser au rap avec Kool Moe Dee. C’est quand même une autre époque... J’ai pu voir et apprendre l’évolution de cette culture, qui est la mienne. Je sais reconnaître les bonnes voix au « noise » (bruit, ndlr).

« On n’a pas d’oreillette. Il n’y a donc personne pour nous diriger vers des candidats ou nous obliger d’en garder un que le public aime bien »

Êtes-vous satisfaite du casting ?

Je suis même époustouflée. Chaque performance est bonne. Ils sont d’une authenticité... Je m’amuse, je prends vraiment plaisir à découvrir ses nouveaux talents et j’espère vraiment de tout cœur que, grâce à leur passage dans cette émission, ils se feront connaître, ou au moins cela leur donnera la première marche du tremplin.

Selon Pierre Mathieu, le producteur, les jurés ont une véritable liberté d’expression. L’avez-vous ressenti ?

On n’a pas d’oreillette. Il n’y a donc personne pour nous diriger vers des candidats ou nous obliger d’en garder un que le public aime bien. On n’est pas bridé, il n’y a rien de fake. C’est une vraie liberté et surtout très rare pour ce genre d’émission.

Vous qui avez déjà été jury, avez-vous vu une autre différence ?

Le plus évident est le casting. Il est très bien fait déjà à la base. J’adore que le jury ne soit pas mis devant le fait accompli. C’est une émission sérieuse et constructive. On ne se retrouve pas devant des casseroles pour s’en moquer. C’est d’ailleurs une chose que j’ai en horreur, ça me met à l’aise. Dans mes premiers programmes de talents, comme Popstars, je ne savais pas encore comment cela fonctionnait. Maintenant quand on me propose ce genre d’émission, je dis tout de suite non !

Avez-vous d’autres projets ?

Je suis en préparation d’un spectacle vivant et permanent à Shanghai. Dans ce show, toutes les danses seront représentées comme la contemporaine, la classique et l’urbaine. On a choisi cette ville chinoise, car il y a le budget, l’endroit et une diversité culturelle impressionnante. Au niveau de la danse, il y a un énorme potentiel.