Nelson Jourdain (Trésors de casse, RMC Découverte) : « La restauration d’une AC Cobra a été un gros challenge sur cette saison 2 »

A l’occasion de la diffusion de la saison 2 de Trésors de casse sur RMC Découverte, ce mardi 9 février 2021 à 21h05, Nelson Jourdain, patron de la casse auto prêtant son décor à l’émission, s’est confié à Toutelatele. Son métier, sa participation au programme, l’héritage de son père ont été abordés par l’entrepreneur.

Publié le mardi 9 février 2021 à 19:06
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Nelson Jourdain (Trésors de casse, RMC Découverte) : « La restauration d’une AC Cobra a été un gros challenge sur cette saison 2 »
©Capture RMC Découverte 

Thibault Urrea : Comment avez-vous été contacté par la production de Trésors de casse ?

Nelson Jourdain : Mon ami Franck de Marseille, que l’on voit d’ailleurs dans l’émission, avait un contact dans l’équipe de la société de production (Films concept associés, NDLR), et en discutant, cette dernière recherchait pour un projet une casse automobile un peu originale. Finalement, Franck les a renvoyés vers nous et cela a matché. Tout s’est fait naturellement.

Quelles sont les nouveautés à découvrir dans cette saison 2 ?

Le fond reste, bien entendu, notre milieu de la casse auto, mais le public verra l’arrivée de nouveaux collaborateurs. On relève de nombreux challenges, comme avec cette AC Cobra. Notre quotidien n’est jamais le même, car on ne sait pas ce que l’on va rentrer comme voitures. Bien sûr, il y a à chaque fois de l’excitation, notamment avec les grosses voitures de sport. Ce sont des moments qui sortent de l’ordinaire. On a la chance dans notre métier de voir arriver ce genre de modèles régulièrement. Mais nous n’avons pas refait les mêmes bolides de sport aperçus en saison 1. Il y a pas mal de choses à découvrir avec les six épisodes inédits. Il y a d’ailleurs tout un épisode destiné à une casse moto, à Marseille. Les gens découvriront également un métier qu’ils ne connaissent peut-être pas. Ces nouveautés sont importantes afin que les téléspectateurs ne s’ennuient jamais.

Quel a été pour vous le plus gros challenge à réaliser en termes de restauration de voitures durant cette saison 2 ?

C’est définitivement la restauration d’une AC Cobra avec un gros moteur V8 américain Ford. C’est quelque chose que l’on n’a pas du tout l’habitude de faire. Aujourd’hui, il existe beaucoup de répliques et un client nous a demandé de restaurer entièrement sa voiture. C’était un gros challenge. Cela nous a pris trois mois consécutifs de travail.

« Le tournage de la saison 2 a duré six mois »

Combien de temps le tournage de cette saison a-t-il duré ?

Environ six mois, quasiment tous les jours. L’équipe technique était présente pour filmer notre quotidien. Les techniciens étaient un peu obligés d’être là chaque jour pour voir ce qui allait se passer. On ne gère pas nos entrées, on peut tout à fait recevoir une 208 comme une Ferrari. L’équipe était alors à disposition pour ces moments.

Comment vous êtes-vous organisé durant la pandémie du point de vue du tournage, mais également hors caméra ?

Il n’y a pas eu de tournage durant le premier confinement. Il a débuté en octobre-novembre 2019, puis on s’est arrêté en mars 2020, pour le premier confinement. Nous avons ensuite repris le tournage juste après. Entre temps, nous avons tout simplement fermé la casse.

Comment jugez-vous l’évolution du milieu des casses auto, entre la génération de votre père et la vôtre ?

Il y a eu une grosse évolution entre la génération de mon père et la mienne. Au départ, dans les casses auto, les clients démontaient eux-mêmes les pièces détachées. À l’époque, chacun se débrouillait, on avait affaire à cette époque-là à des connaisseurs. Quand j’ai repris la casse il y a vingt-cinq ans, j’ai démarré comme ça, puis au fur et à mesure, notre métier à évoluer. On s’est professionnalisé, et par conséquent, de moins en moins de clients viennent demander des pièces sur le parc, car elles sont déjà démontées et référencées informatiquement. Hier, il y avait quasiment zéro main d’œuvre, puisqu’elle était constituée par les clients. Aujourd’hui, nous avons quarante collaborateurs qui démontent les pièces, vont chercher les voitures, informatiser le stock, vendre des pièces au comptoir, s’occuper de notre site de vente en ligne. C’est une vraie envolée.

« Pour nous, le rapport humain a une grande importance »

Vous avez notamment beaucoup recours à Internet pour faire fructifier votre business. Comment voyez-vous l’avenir des casses auto ?

Internet s’est démocratisé dans notre milieu. Autrefois, on avait affaire à des gens qui connaissaient la mécanique. Aujourd’hui, les clients ne connaissent pas forcément ce domaine et veulent plutôt un service. On peut aujourd’hui tout vendre sur Internet avec des références et fournir les pièces demandées. Après, est-ce que notre métier, demain, sera juste de préparer et envoyer des colis, je ne sais pas. En tous les cas, pour nous, le rapport humain a une grande importance. Il faut avoir une partie en ligne, c’est obligatoire, mais l’aspect contact, chaleureux, donner un renseignement, un service, c’est important. Pour moi, les deux doivent se mélanger.

Sur RMC Découverte, il existe de nombreux docu-réalités autour du monde de l’automobile, à l’instar de Top Gear France, Vintage Mecanic… Êtes-vous téléspectateur de ce genre de programmes ?

Je regarde beaucoup les programmes liés à l’automobile parce que c’est mon milieu, c’est vraiment ma passion depuis très longtemps : la restauration de voitures, les voitures de sport, les motos… On ne savait pas exactement comment cela allait être tourné. De notre côté, on faisait déjà des petites vidéos pour nos réseaux sociaux, lors de grandes opérations commerciales notamment. Je pense que cette petite expérience nous a aussi donné envie d’y aller. Je n’ai pas pris seul la décision, il fallait que toute l’équipe soit motivée par cela, et tout le monde a matché.

Avez-vous eu des difficultés à apprivoiser les caméras ?

Bien sûr. Au départ, c’était un peu handicapant, on a eu beaucoup d’appréhensions. À la base, ce n’est pas notre job d’être filmés. Je pense qu’on était nerveux, peu naturels sur les premières prises en tout cas. J’ai même le souvenir de rigoler nerveusement. Mais après un certain temps, on s’habitue. De plus, on a eu une superbe équipe technique qui s’est vraiment bien mélangée à nous. C’était plutôt positif.

« J’aime les grosses voitures qui font du bruit »

En tant que passionné de voitures, que pensez-vous de la nouvelle génération, plus hybride et électrique ?

Dans notre métier, on retrouve parfois quelques véhicules électriques accidentés. Nous avons des agréments, car il en faut pour avoir l’autorisation de les démonter. Cela reste le même principe que les autres modèles : on vend des pièces détachées et des matériaux. Personnellement, j’aime les grosses voitures qui font du bruit. J’ai un penchant pour les voitures américaines des années 70. Aujourd’hui on mélange les deux. On retrouve des voitures hybrides qui sont performantes. Mais il est vrai que l’on entend un peu tout et son contraire concernant ces nouveaux véhicules.

Ces nouveaux modèles arrivent-ils à allier promesse écologique et standing selon vous ?

C’est difficile d’avoir un avis sans prendre en compte les tenants et les aboutissants, notamment sur l’origine des batteries. L’avenir nous dira concernant l’aspect écologique. J’ai tout de même quelques interrogations sur ce dernier point.

Qu’attendiez-vous de la diffusion de Trésors de casse ?

Il était difficile d’attendre quelque chose. J’espérais que les gens découvrent un métier qu’ils connaissent peu ou qu’ils assimilent souvent à des clichés. Et finalement, après avoir vu la saison 1, des gens nous ont dit qu’ils avaient découvert un milieu qu’ils n’imaginaient pas du tout comme cela. C’est positif pour notre image puisque ce sont des moments extraordinaires qui resteront dans nos mémoires.

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