Les Secrets du Volcan > Fabrice Deville

mardi 5 septembre 2006 à 01:33 |
F2

Après Laura et Le Maître du Zodiaque, c’est au tour de France 2 de mettre à l’antenne sa saga de l’été, Les Secrets du Volcan. Sous la direction de Michaëla Watteaux, Fabrice Deville s’est envolé pour la Réunion pour « jouer les méchants ». Celui que l’on retrouvera à la rentrée dans Profils criminels nous en dit plus sur la fiction de l’été...

Ariane Grassi : Tournés à la Réunion en plein épidémie du Chikungunia, comment Les Secrets du volcan ont-ils fait face à la tourmente ?

Fabrice Deville : Nous sommes finalement restés le plus tard possible à la Réunion et nous avons terminé avec quinze jours de studio à Paris avec les techniciens réunionnais, c’était le deal convenu au moment le plus fort de la crise. Avec le recul, on voit que pour des gens en bonne santé, il n’y a pas de souci, mais à l’époque on ne savait pas ce que c’était, ni à quel point cela pouvait être dangereux.

Ariane Grassi : L’équipe a également dû faire face à des désistements chez les acteurs, que s’est-il passé ?

Fabrice Deville : Je ne suis pas dans le secret des Dieux, mais je crois que pour Julien Guiomar, il y avait un souci médical par rapport à la Réunion. Quant à Guillaume Cramoisan, il est parti car il avait d’autres engagements derrière, et le retard pris pour cause d’épidémie l’aurait obligé à renoncer à un projet de théâtre qui lui tenait à cœur. Tout s’est décidé en trois jours, Guillaume a tourné une journée, puis Cédric Chevalme est venu le remplacer. Le malheur des uns fait le bonheur des autres !

Ariane Grassi : A quelques jours du tournage, aucun des acteurs n’avait eu accès à la totalité du scénario. Vous partiez vraiment à l’aventure...

Fabrice Deville : Il y a des aventures comme ça qu’on ne comprend pas toujours ! Partir avec des scénarii pas complètement finalisés implique de travailler un peu plus sur place. Découvrir le rôle en jouant, ce n’est pas bien grave, ce qui me dérange le plus, ce sont les incohérences. Et il est rare qu’il n’y en ait pas quand on écrit vite !

Ariane Grassi : Quel est votre rôle dans Les Secrets du volcan ?

Fabrice Deville : Je suis le petit ami de Vanille Attié, qui est mêlée à l’histoire très rapidement. Difficile d’en dire plus ! Il veut découvrir la vérité, mais ce faisant, va découvrir quelque chose de beaucoup plus important. C’est un personnage un peu mystérieux, qui se moque de tout, mais en même temps, très souriant.


Ariane Grassi : Vous êtes-vous facilement laissé convaincre de participer au projet ?

Fabrice Deville : Même sans connaître toute l’histoire, le début me laissait entrevoir un potentiel intéressant pour mon personnage. Je suis très bien servi ! Il est méchant, trouble, arrogant mais aussi maladroit. Ce n’est pas un personnage classique de télévision. De plus, France 2 fait de très bonnes sagas ce qui n’est pas négligeable.

Ariane Grassi : Jouer dans une saga de l’été, est-ce devenu un passage obligé ?

Fabrice Deville : Pour avoir accès à d’autres projets, il faut passer par là, sans que « passer par là » soit péjoratif. On n’offre pas de premiers rôles à un inconnu, mais il ne faut pas choisir un projet parce que c’est TF1 ou France 2, et que ces chaînes offrent une belle exposition. Il faut avant tout sélectionner les rôles qui nous plaisent, pour ne pas être déçu si le film ne nous apporte rien d’autre.

Ariane Grassi : Quelle était l’ambiance sur le plateau ?

Fabrice Deville : On s’est vraiment bien marrés, l’entente entre comédiens était parfaite. Avec Didier (Cauchy), Mathieu (Delarive), Cédric (Chevalme), Matteo (Vallon), Thierry (Desroses), on a formé une bonne bande. On continue d’ailleurs à se voir à Paris ! On s’entendait bien aussi avec les filles, mais les filles c’est à part ! J’aurais bien voulu tourner avec Maria Pacôme, m’amuser avec elle ! Maria m’a dit qu’elle aussi regrettait de ne pas avoir de scène avec moi, j’ai trouvé ça sympa de sa part !

Ariane Grassi : Vous vous êtes fait remarquer l’an dernier dans la peau d’Eddie Barclay. Que retenez-vous de cette expérience ?

Fabrice Deville : Ce rôle dans le téléfilm Dalida a été un véritable tournant. Depuis, des gens me reconnaissent dans la rue, ce que je trouve incroyable, car personnellement je ne suis pas du tout physionomiste ! Ce n’était pas un rôle évident, un vrai rôle de composition qui m’a apporté une sorte de « caution artistique ». Pour incarner Eddie Barclay, j’ai fait des recherches à l’INA, c’était très intéressant. Je l’ai rencontré le dernier jour de tournage et il m’a envoyé un livre dédicacé. Il est mort quelque temps après.


Ariane Grassi : Après Les secrets du volcan, nous vous retrouverons dans Profils criminels. De quel type de fiction s’agit-il ?

Fabrice Deville : C’est un policier de 90 mnutes qui sera diffusé à prochainemet sur M6. Je joue l’assistant d’Emma Sinclair, jouée par Shirley Bousquet. La mise en scène de Laurent Carceles est excellente, et Shirley a fait un travail formidable, c’est sa personnalité qui fera la différence.

Ariane Grassi : Pensez-vous que votre physique avenant puisse parfois représenter un handicap ?

Fabrice Deville : Il ne faut pas se leurrer, dans mes rôles j’ai toujours une petite amie et on me voit au moins une fois torse nu ! Ca ne me dérange pas, mais des scènes un peu plus péchues, je sais faire aussi ! J’ai joué dernièrement dans Feedback, un court métrage de David Sarrio, dans lequel je partage une vraie scène de bagarre avec Jo Prestia, champion du monde de boxe thaï. Je me suis rasé le crâne et j’y suis allé à fond ! Le film est parti aux Etats-Unis et là-bas, les gens pensaient que j’étais un spécialiste des arts martiaux. Je voulais prouver que j’étais capable de faire autre chose que des papouilles à une fille dans un lit !

Ariane Grassi : A quel type de rôle aspirez-vous à l’avenir ?

Fabrice Deville : Faire un psychopathe, pour un acteur, c’est merveilleux car cela implique un travail sur soi très important. Mais je ne suis pas sûr que les gens aient envie de voir à l’écran les horreurs de la réalité. J’aimerais vraiment faire rire, même si c’est difficile. Une fiction comme Clara Sheller, j’adorerais ! Plus généralement, je trouve qu’on ne m’exploite pas assez, je pourrais passer 24 heures sur un plateau !

Ariane Grassi : Vous avez fait vos premiers pas sur grand écran (La Boîte, Choses secrètes), pensez-vous que vos divers rôles à la télévision puisse constituer un frein à votre carrière au cinéma ?

Fabrice Deville : Je pense refaire du cinéma dans le futur, j’ai eu la chance de commencer par ça, mais si je ne devais faire que de la télé, je serais ravi. La télévision, c’est formidable, ça foisonne de projets et on peut toucher à pleins d’univers. Les gens qui vivent uniquement du cinéma sont rares et la plupart viennent à la télévision pour trouver des rôles que le cinéma ne leur offre pas. Penser que le cinéma et la télévision sont des métiers différents est une grossière erreur, on est tous là pour divertir les spectateurs !

Lire l’interview de Mélanie Maudran

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