Les Secrets du Volcan > Mélanie Maudran

mardi 5 septembre 2006 à 01:34 |
F2

Après s’être fait remarquée dans Frank Riva où elle jouait la fille d’Alain Delon, Mélanie Maudran est devenue Julia, l’héroïne des Secrets du Volcan. Pour Toutelatele.com, la jeune actrice revient sur un tournage épique et nous en dit plus sur ses premiers pas de star du petit écran.

Ariane Grassi : Avec 7 millions de téléspectateurs pour les deux premiers épisodes, Les Secrets du volcan semblent en grande forme...

Mélanie Maudran : Oui, à voir la réaction des producteurs et de France 2, j’ai cru comprendre que c’était une belle performance ! Nous sommes tous heureux que le score se soit maintenu au deuxième épisode (à peine 200 000 téléspectateurs de moins, ndlr) ; celui du premier aurait pu s’expliquer par l’effet de curiosité, encore que ça fait beaucoup de curieux ! Mais que l’audience du deuxième soit aussi bonne, c’est réconfortant et rassurant pour la suite.

Ariane Grassi : On se souvient que le tournage à la Réunion a coïncidé avec le point fort de l’épidémie du Chikungunya. Comment avez-vous vécu ces périodes de trouble ?

Mélanie Maudran : Voir une épidémie énorme se développer est forcément un moment particulier. Nous étions là-bas pour quatre mois, sans connaître les conséquences de cette maladie qui a connu jusqu’à 25 000 contaminations par semaine. C’était effrayant, mais il fallait réussir à trouver suffisamment d’énergie et de concentration pour faire le film, sans se laisser bouffer par la peur. A un moment donné, nous nous sommes retrouvés seuls dans l’hôtel, complètement déserté...

Ariane Grassi : Ces perturbations ont-t-elles gâché l’ambiance ou ont-t-elles au contraire contribué à rassembler l’équipe ?

Mélanie Maudran : Humainement, l’absence d’épidémie n’aurait rien changé, on se serait quand même trouvés. Grâce aux épreuves franchies ensemble, une solidarité énorme s’est créée. Quand ceux qui faisaient des allers-et-retours avec la Métropole avaient la chance de partir voir leur famille, c’était à chaque fois un vrai déchirement. On était soudés et chacun prenait soin des autres.

Ariane Grassi : Malgré cela, la Réunion doit être un lieu de tournage hors du commun ?

Mélanie Maudran : C’est un paradis terrestre ! L’endroit est sublime avec un brassage de cultures et de religions incroyable. Et les décors sont somptueux, c’est rare de voir un mélange aussi fort de mer et de montagne. C’est une île puissante, qui raconte une histoire. Elle est chargée d’une véritable énergie. En plus, avec tout ce qui se passait, l’éboulement de la route, les pluies, la tempête, la chaleur et les moustiques, on a eu plus que confirmation que l’Ile était vivante !

Ariane Grassi : Votre changement de partenaire à la dernière minute a dû aussi ajouter au stress...

Mélanie Maudran : Après l’abandon de Guillaume (Cramoisan) à cause du changement de plan de travail, les producteurs ont dû trouver très vite un comédien bon et disponible, et surtout qui était d’accord pour venir malgré la distance et l’épidémie ! Et le héros, Cédric Chevalme, est arrivé ! C’est un partenaire que j’aime beaucoup, j’apprécie son approche du travail, et humainement c’est quelqu’un de très bien. Avoir déjà tourné avec lui (dans Frank Riva, ndlr) a beaucoup simplifié les choses.


Ariane Grassi : Fabrice Deville nous a confié avoir formé une vraie bande avec ses partenaires masculins. Qu’en était-il du côté des comédiennes ?

Mélanie Maudran : Contrairement aux garçons, nous n’étions pas toutes de la même génération, mais avec Sarah (Martins), Corinne (Touzet), Véronique (Jannot), Maria (Pacôme), Michaëlla (Watteaux, la réalisatrice), Nicole (Jamet), nous avons aussi formé une bonne bande de copines. Je les aime beaucoup. Mais ce n’était pas les filles d’un côté, les garçons de l’autre, nous formions réellement un bloc et on s’est vraiment bien marrés !

Ariane Grassi : Que ressent une jeune actrice aux côtés de Maria Pacôme ?

Mélanie Maudran : Elle est surréaliste ! Elle a largement autant, voire plus, d’énergie que tous les jeunes réunis ! Elle a également une ironie sur ce métier et sur la vie que j’aime beaucoup. C’est un exemple. J’aime bien les femmes comme elle, qui gardent une certaine distance. Elle n’est pas dupe des relations humaines, elle est très maligne et a une répartie incroyable !

Ariane Grassi : Comment avez-vous abordé le personnage de Julia qui, bien qu’elle soit une véritable héroïne, vole le fiancé de sa meilleure amie ?

Mélanie Maudran : Sympa n’est-ce pas ? Ca vous tente d’être mon amie ? (rires) J’avoue que Julia et Jasmine ont tissé des liens très fort depuis l’enfance et que ce n’est pas très bien de faire ça. Mais dans une saga, la notion de temps n’est pas la même que dans la vie réelle, tout va plus vite et les sentiments sont exacerbés. On a joué la carte de l’amour passionnel, irrationnel, irréversible.

Ariane Grassi : Les scénarios évoluent beaucoup au fil des mois, comment construit-on un personnage dans ces conditions ?

Mélanie Maudran : Ce qui se passe avec les sagas, c’est qu’il y a quatre épisodes avec énormément de péripéties, il ne faut jamais perdre le fil de ce qu’on a fait et de ce qu’on va faire. Cela nécessite une relecture permanente. Nous avons commencé à tourner deux jours après notre arrivée, nous n’avons donc pas eu le temps de travailler en amont. S’approprier un personnage de saga, c’est finalement un mélange de travail et d’instinct.

Ariane Grassi : Les Secrets du volcan vous propulsent sur le devant de la scène avec moult interviews et couvertures de magazines, plutôt plaisant ou angoissant ?

Mélanie Maudran : C’est un nouvel exercice pour moi. C’est un peu étrange de se retrouver exposée d’un coup. Mais ça fait partie du métier, et c’est aussi comme ça aujourd’hui que les gens apprennent à vous connaître. Ce n’est pas désagréable. C’est juste très différent de ce que je crois savoir faire, c’est-à-dire jouer.


Ariane Grassi : Depuis le succès de Zodiaque et Dolmen, Claire Keim et Ingrid Chauvin sont devenues des références en matière d’héroïnes de saga. L’avez-vous ressenti ?

Mélanie Maudran : Les journalistes m’ont parlé de compétition. Mais nous sommes juste des actrices, comme il y en a des centaines, différentes les unes des autres, la seule chose que nous avons en commun, c’est le support ! Dans la bouche des journalistes, le fait d’être des héroïnes de sagas nous met en concurrence. Je n’ai jamais trop vu l’intérêt de comparer des comédiennes.

Ariane Grassi : Après Les Secrets du volcan, c’est au cinéma que nous vous retrouverons...

Mélanie Maudran : J’ai participé au film de Daniel Vignes sur la vie de Jean de La Fontaine. Il y avait beaucoup de femmes dans l’entourage de ce dernier et je fais partie de celles qui l’ont soutenu dans son chemin d’artiste. Il fallait bien qu’il mange et heureusement il était très aimé des femmes, notamment de mon personnage, Madame de la Sablière. Cela lui a permis de pouvoir continuer à être un artiste et à écrire ses fables. Comme quoi, chaque époque pour les artistes a son lot de galères !

Ariane Grassi : Vous avez participé à des productions étrangères (Sydney Fox, l’aventurière et Largo Winch), souhaiteriez-vous développer votre carrière hors de nos frontières ?

Mélanie Maudran : Ce qui m’excite dans ce métier, c’est aussi de tourner dans d’autres pays. Travailler en anglais, c’était super, de plus l’approche d’une équipe américaine est totalement différente. De nouveaux rôles à l’étranger seraient une bonne expérience.

Ariane Grassi : Que vous réservent les mois à venir ?

Mélanie Maudran : J’ai quelques projets pas encore signés. Comme j’ai eu la confirmation qu’un tournage n’était jamais complètement à l’abri d’une surprise - comme une épidémie par exemple ! - j’en parlerai quand je serai sur le plateau et que j’aurai fait au moins trois jours de tournage !

Lire l’interview de Fabrice Deville

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