Thomas Croisière (Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis) : « Il est prévu que nous restions en place jusqu’à la fin de la saison »

A 40 ans, Thomas Croisière a rejoint la bande de Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis sur M6. Après plusieurs semaines d’antenne, l’auteur-producteur-comédien-humoriste revient sur les débuts de l’émission et les audiences du talk-show. À cette occasion, il dévoile aussi les coulisses d’une carrière déjà bien remplie dans la télévision.

Publié le samedi 26 avril 2014 à 16:37
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Thomas Croisière (Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis) : « Il est prévu que nous restions en place jusqu’à la fin de la saison »
©Aurélien FAIDY/M6 

Alexandre Raveleau : Lancée il y a seulement quelques semaines, Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis peine à trouver son public sur M6. Quelles sont les réactions de l’équipe ?

Thomas Croisière : Je ne cherche pas à faire de la langue de bois, mais nous n’en avons pas encore vraiment parlé entre nous puisque les enregistrements se déroulent au rythme de deux émissions par session. La dernière fois que nous nous sommes vus avec Valérie Damidot sur le plateau, nous n’avions reçu que les scores de la première, et ils étaient bons. Les prochains enregistrements ont lieu le lundi 28 avril. M6 ne nous parle pas directement des chiffres à nous les chroniqueurs. Je pense par contre qu’ils doivent en discuter avec Valérie. Les scores ne sont pas très bons, mais je pense qu’il est difficile de fidéliser un public sur la case de 17h20 du samedi. D’un autre côté, pour être positif, je trouve que l’émission est de mieux en mieux.

Le programme est-il à sa bonne place le samedi à 17h20 ?

M6 a choisi cette case pour pouvoir laisser le temps à l’émission de s’installer. Valérie serait la mieux placée pour en parler, mais au départ, D&Co avait également démarré très discrètement, planquée dans une niche du week-end. Et puis, ça a cartonné. Je crois que la chaîne est plus dans un esprit d’incubateur. Il est prévu que nous restions en place jusqu’à la fin de la saison. Maintenant, le fantasme de Valérie a toujours été la deuxième partie de soirée en direct, mais c’était trop risqué. Si on avait fait ça, on nous aurait tiré dessus à boulets rouges.

Valérie Damidot n’a-t-elle pas pris un trop gros risque avec Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis par rapport à ses autres émissions ?

Je crois franchement qu’elle kiffe cet exercice. Elle en avait vraiment envie. En ce qui concerne le risque pour sa carrière, je pense qu’elle est très proche de son public et elle le restera. Les gens l’aiment vraiment beaucoup. À chaque fois, je suis toujours aussi étonné de son extraordinaire popularité.

« M6 a choisi cette case pour pouvoir laisser le temps à l’émission de s’installer »

A quand remonte votre première rencontre avec elle ?

En 2006, je travaillais chez Fremantle et nous nous sommes croisés sur D&Co, que produisait la société. À l’époque, ce n’était pas ma meilleure amie, loin de là... Et puis, quelques années plus tard, quand j’ai fait La Morinade sur Le Mouv’ avec Daniel Morin, un invité nous a plantés à quelques heures du direct. Avec Daniel, on a fait le tour de nos répertoires et personne ne pouvait nous dépanner. J’avais le numéro de Valérie et je l’ai appelée. Elle a accepté tout de suite et puis elle a joué le jeu de l’émission à fond et on s’est vraiment bien marré. Après le direct, nous avons pris un verre ensemble. Émilie Mazoyer, qui bossait aussi sur Le Mouv’, s’est assise à notre table. Valérie a commencé à parler de son talk-show et on s’est retrouvé embarqués dans l’aventure.

Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis a mis des mois avant d’arriver à l’antenne. Avez-vous participé à tous les pilotes ?

Il y en a eu plusieurs effectivement, notamment un où ce n’était qu’une bande de filles. Nous, on a fait les premiers essais dans une salle de la production avec des caméscopes. La fois d’après, nous étions dans un mini-studio avec des caméras automatiques. Ce n’est qu’après qu’il y a eu le vrai pilote. Au début, j’étais aux côtés de Patrice Carmouze et de Valéry Zeitoun. L’émission a évolué jusqu’à l’antenne. À un moment donné, je n’y croyais même plus ! (rires)

Partie 2 > Son parcours à la télévision, entre Ça balance à Paris et La Semaine dans le rétro (W9)


Vous êtres chroniqueur sur cette émission, mais quel est véritablement votre métier ?

Sur l’émission de Valérie Damidot, je suis chroniqueur, mais ce n’est pas mon métier. Si je ne faisais d’ailleurs que ça, je ne gagnerais pas suffisamment ma vie pour vivre à Paris... Peut-être dans une ferme une peu oubliée en plein le massif central (rires). En fait je suis un peu auteur, un peu producteur, un peu comédien, un peu humoriste, un peu humoriste pas drôle... Quand la production de Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis m’a demandé ce qu’il fallait mettre sur le synthé, j’ai dit que j’aurais adoré qu’il y ait la traduction du mot « Entertainer ».

Vous avez travaillé dans les coulisses de la télévision et du spectacle, entre Fremantle et Juste pour rire. Comment passe-t-on de l’ombre à la lumière ?

Si on fait abstraction de ma participation à l’émission Sous vos applaudissements du génial Jacques Martin, la première fois que j’ai fait de l’antenne, c’était à cause de Jacques Expert, l’ancien directeur des Programmes de Paris Première. J’étais allé lui présenter une émission culturelle pour sa chaîne. Il avait trouvé l’idée pas idiote, mais avait par contre toussé en voyant le budget... Mais comme il m’avait trouvé bon « pitcheur », il m’a proposé de faire chroniqueur dans Ça balance à Paris. Je connaissais un tout petit peu Pierre Lescure qui l’animait parce que j’avais été stagiaire à Canal+.

Cette expérience vous a entraîné jusqu’au Mouv’ et Valérie Damidot…

Indirectement, mon stage m’a aussi permis d’arriver effectivement au Mouv’, parce que j’y ai croisé Philippe Dana, qui m’a invité à la fête des 10 ans de Ça cartoon, ça nous rajeunit pas. Ma première soirée de télé ! Des années après, quand il est arrivé à la radio, en tant que conseiller de programmes, il cherchait à l’époque du monde pour « faire les cons » autour de Daniel Morin dans La Morinade. On a pris un café ensemble et il m’a demandé de faire un pilote avec Daniel. Fort de l’expérience Ca balance à Paris, où j’avais eu du mal à exister face à des chroniqueurs professionnels comme côté d’Elisabeth Quin, Philippe Tesson ou Philippe Tesson, j’ai eu l’idée de développer mon personnage d’animateur de soirées privées, que j’ai conservé par la suite.

« J’ai toujours beaucoup cru au talent de Camille Combal »

Dans votre bio, on peut aussi lire le titre de l’émission Panique pas papa. Quel était votre rôle sur ce programme de France 4, présenté par Justine Fraoli ?

J’ai développé le concept avec deux amis producteurs, Alexandre Perez et Moise Aykanat, et nous l’avons produit pour France 4. J’ai eu cette idée à l’époque où je suis devenu papa. Pour dire vrai, je ne m’occupais pas beaucoup de mon garçon au début. Et puis un jour, je me suis retrouvé avec mon fils tout seul pendant quinze jours et j’avais des dizaines et des dizaines d’anecdotes à raconter... Alors, j’ai mis tout ça sur le papier et l’idée était née. C’était super marrant à faire. Dommage que nous n’ayons pas continué. De mémoire, on était dans la moyenne des audiences de la chaîne, mais France 4 a changé de grille. Depuis, le format a été vendu en Turquie.

Quel souvenir gardez-vous de La Semaine dans le rétro, que vous avez signé sur W9 ?

C’était une autre belle aventure et, là encore, c’est vraiment dommage que ça se soit arrêté au bout de huit numéros. J’ai toujours beaucoup cru au talent de Camille Combal, alors qu’il n’avait fait qu’Azap. Nous avons quand même réussi à créer un talk-show autour de lui, avec son univers et plein de sketchs. Malheureusement, les deux premières étaient difficiles à regarder... Il aurait fallu des pilotes, mais l’économie de la TNT ne le permettait pas.

Votre nom figure également dans la distribution de Quai d’Orsay, le film de Bertrand Tavernier...

Là encore, c’est une histoire incroyable. J’ai croisé par hasard Bertrand Tavernier à un mariage en Bretagne. Dans la soirée, nous avons beaucoup discuté et notamment de bande dessinée. Il ne connaissait pas Quai d’Orsay. Et puis le lendemain, je suis passé au magasin de souvenirs et je suis tombé sur la BD. Je lui ai acheté et lui ai donnée dans la journée. Il l’a lue et a monté le projet. Un an après cette anecdote, j’ai reçu un mail de lui dans lequel il me proposait de participer au film, étant donné que j’en avais d’une certaine façon été à l’origine. Enorme classe du Monsieur. Je crois que je n’ai jamais répondu à un mail aussi vite. J’ai deux répliques imprononçables dans le film, et c’est un super souvenir.

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