Agathe Lecaron, la nouvelle top chef de M6

Télé, radio, écriture, Agathe Lecaron touche à tous les médias. Celle qui devait faire son arrivée sur M6 dès l’été 2010 a été confrontée à l’annulation de son émission Trompe-moi si tu peux. Après quelques bêtisiers de Noël, la voici désormais aux commandes de Top Chef. Agathe Lecaron revient sur son parcours plutôt atypique pour une animatrice.... française !

Publié le mardi 1er février 2011 à 22:07
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Agathe Lecaron, la nouvelle top chef de M6
©P.Olivier/M6 

Tony Cotte : On vous retrouve depuis ce 31 janvier à la co-animation de Top Chef sur M6. Après la diffusion avortée de Trompe-moi si tu peux et Le Grand bêtisier pour les fêtes, peut-on parler de tremplin dans votre parcours ?

Agathe Lecaron : C’est du moins une forme d’aboutissement. Pour la première fois dans ma carrière, je suis associée à une émission que je ne raterais pour rien au monde. Autant je suis téléphage, autant la télévision de ces dernières années m’ennuie. Alors, quand on anime un programme comme Top Chef, c’est un rêve absolu. Je la vends facilement.

A quel moment vous a t-on proposé de prendre les commandes de cette émission ?

Après Trompe-moi si tu peux, nous avons fait le point avec mes patrons. J’étais aux commandes d’une émission de cuisine en Belgique et je souhaitais retrouver ce domaine positif et fédérateur. Je savais que M6 est fan de ce genre et je me suis portée candidate pour présenter un autre format s’ils comptaient en lancer un. Je suppose que face à cet enthousiasme, ils ont pensé naturellement à moi quand Sandrine (Corman, ndlr) est partie sur X Factor. J’avoue que c’est très agréable de travailler dans une entreprise qui écoute vos désirs.

Avez-vous demandé conseil à Sandrine Corman, votre prédécesseure à ce poste ?

Pour dire la vérité, je n’ai pas vraiment eu le temps. Ça s’est fait très vite, mais elle m’a un peu briefée sur les chefs et les intervenants. Elle m’a également prévenue que le rythme de tournage était dur, surtout que j’avais mes matinales à la radio.

Difficile de ne pas faire le lien entre vous. Comment expliquez-vous le nombre croissant d’animatrices belges dans le Paysage Audiovisuel Français ?

Les directeurs de chaînes peuvent avoir des animateurs sans étiquette, mais avec de l’expérience. Sandrine et moi faisons ce métier depuis maintenant 12 ans. On bénéficie donc plus facilement d’émissions de grosses envergures. Et M6 va aussi chercher ses animateurs sur la chaîne cousine RTL TVI, il y a des ponts et on se connait tous. Certains Français viennent même en Belgique, comme Alexandre Devoise ou Nicolas Deuil. Mais contrairement à ce que l’on peut lire, je suis Française, une Parisienne pure souche même. J’ai vécu les 24 premières années de ma vie dans la capitale. Je suis simplement partie sur un coup de tête en Belgique et j’y suis restée dix ans. Ayant fait toutes mes armes là-bas, c’est assez cohérent d’être considérée comme une animatrice Belge.


Les candidats de télé-réalité sont eux aussi de plus en plus originaires du plat pays. Peut-on parler à la fois d’un vivier de talents mais aussi de jeunes désespérés de connaître la « gloire » ?

C’est difficile de se faire connaître, il y a peu de tremplins en Belgique. Pour les comédiens, par exemple, il n’y a même pas d’agent. L’absence de star-system a ses avantages et ses inconvénients : les gens connus y ont une vie peinarde. Pour un Belge venir en France, c’est comme un provincial monter à Paris.

En parlant de télé-réalité, comment avez-vous vécu la non-diffusion de Trompe-moi si tu peux ?

Elle a été évidente. Même pas une seconde on a pu s’imaginer que l’on allait diffuser l’émission. On aurait été des monstres de s’intéresser à notre petit périmètre. À titre personnel, je me suis posée beaucoup de questions après coup puisque sur le moment, ça a été assez traumatisant. Finalement, je suis restée assez discrète par rapport à ça.

Votre consœur et amie Sandrine Corman a affirmé, dans les colonnes de Télé Poche qu’elle n’aurait pas assumé ce concept. Comprenez-vous ses propos ?

Dans la mesure où elle n’a pas eu le même briefing, je peux la comprendre. On ne lui a pas présenté l’émission de la bonne façon. Au-delà des teasers sulfureux, Trompe-moi si tu peux est une immense pièce de théâtre, très légère. Tous les candidats se sont tous hyper amusés et sont repartis ensemble. Le programme jouait sur les mots et sur les degrés. Et encore une fois, le suicide de Jean-Pierre n’a rien à voir avec ce qui s’est passé dans l’émission.

Sans forcément juger l’animateur qui en est aux commandes, quel programme n’auriez-vous jamais pu présenter ?

Ça peut paraitre bizarre, mais j’aurais eu du mal à assumer L’île de la tentation, même si les candidats viennent tous en connaissance de cause. Après tout, ils jouent autant du système que les chaînes se jouent d’eux. Je n’aurais donc pas eu de problème d’éthique, mais cette émission m’ennuie. Après, je l’aurais forcément défendue si j’avais été l’animatrice, sans pour autant être surexcitée à le faire. La télé-réalité est liée à ma génération, il ne faut pas être hypocrite. C’est un genre en tant que tel et ça fait partie de mon métier.

Dans son livre Télé, un monde sans pitié, Rémy Pernelet revient sur le mode de sélection des animatrices à l’antenne du groupe M6 où le physique serait une des priorités. Avez-vous conscience de remplir une sorte de quotas ?

Que ce soit en Belgique ou en France, mon physique ne m’a jamais aidée. Au contraire, ça peut être un handicap avec mon visage un peu émacié, alors que l’on aime les rondeurs à la télévision. On s’est souvent demandé où l’on pouvait me mettre, étant donné que j’ai de la personnalité, peut-être même trop. Cela dit, je suis blonde et je ne pense pas être un gros boudin. Mais il ne faut pas être trop jolie non plus. Je ne suis pas sûre qu’Adriana Karembeu aurait fait une grande carrière d’animatrice télé. Elle est trop agressive de beauté. Je ne veux pas citer de noms, mais il n’y a pas que des bombes sur M6 non plus (rires).


Vous avez, vous aussi, été à l’auteure d’un livre. Il s’agissait de Lost Story, un roman autour d’une animatrice de télé-réalité. Quelle a été la part de fiction et d’autobiographie dans cet ouvrage ?

Ça correspond à une période de ma carrière où j’avais besoin de mettre un petit peu de sens. Quand j’étais en Belgique, je ne faisais pas des émissions comme Top Chef que j’adore vraiment présenter. Parfois j’ai fait des compromis. Forcément, quand on est jeune, on a du mal à refuser un programme. J’ai tiré un peu le bilan de ce que j’avais vu en télé. L’émission que l’héroïne de mon roman anime, c’est une dont j’avais fait le pilote. Dieu merci pour moi, c’était vraiment l’horreur !

L’animation télévisée, l’écriture, mais aussi la radio. Les auditeurs de RTL2 peuvent vous retrouver, du lundi au vendredi, aux commandes du Grand Morning. Peut-on dire que vous êtes une « touche à tout » ?

J’ai toujours été obsédée par la radio, c’est une vraie passion. Le problème, c’est qu’en Belgique, j’étais un petit peu la « Française de service » et mon accent a été jugé trop prononcé, alors qu’il s’entend moins sur petit écran. Mais les deux médias sont complémentaires et je ne peux me passer ni de l’un, ni de l’autre. Je ne suis jamais aussi heureuse que lorsque je peux concilier les deux. D’ailleurs, j’ai une actu sur les ondes : la station se délocalise à Rennes, les 3 et 4 février, dans le cadre de l’opération « RTL2 sur la route ».

Comment expliquez-vous l’attrait pour ce média de la part de plus en plus de présentateur de télévision ?

La télé n’est pas un métier très sécurisant. J’ai tendance à ne pas mettre mes œufs dans le même panier, et mine de rien, c’est assez aléatoire. Mais ce support est aussi l’opportunité d’être en direct quelque part. C’est d’ailleurs d’une tristesse absolue : on regarde la télévision pour qu’il se passe quelque chose et les émissions qui ne le sont pas sont coupées, lissées et donc aseptisées. En radio, on ne peut pas mentir et on devient forcément moins consensuel.

L’une de vos meilleures amies se prénomme Virginie Efira. Comme elle, avez-vous des envies de comédie ?

J’ai fait du théâtre en Belgique et je participe actuellement à un petit programme-court sur RTL TVI ( Jamais peinard !, ndlr). Ça m’amuse d’ajouter des cordes à mon arc. Tout ce qui peut me faire rire et m’amuser, je pends ! Après, Virginie a toujours eu une vraie passion pour le cinéma.

Arrivez-vous à garder contact malgré vos engagements respectifs ?

On s’est eu au téléphone hier, et on pleurniche. On a du mal à se voir. Elle tourne un téléfilm pour France 2 et entre Top Chef et la matinale à la radio, je suis, les soirs de semaine, un peu comme une nonne. On est tristounes, mais on s’appelle tout le temps. Il ne se passe pas plus de quinze jours sans que l’on ne prenne un petit apéro toutes les deux. Nous sommes voisines à Paris, et ça facilite les choses.

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