Belle toute nue > William Carnimolla, styliste pour Britney Spears

Succès d’audience en Angleterre et aux Etats-Unis, Belle toute nue arrive enfin en France. Dans cette émission de coaching, pas de régime ni de recours à la chirurgie esthétique, mais uniquement les conseils personnalisés prodigués par William Carnimolla. Ce passionné de mode a été l’assistant de Tom Ford chez Yves Saint-Laurent. Pour Toutelatele.com, cet expert revient sur son parcours et la mission que lui a confié M6...

Publié le mardi 9 décembre 2008 à 15:12
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Belle toute nue > William Carnimolla, styliste pour Britney Spears
©M6/P.Oliver 

Tony Cotte : Styliste, consultant, mannequin... vos activités sont diverses, mais quelle est concrètement votre profession aujourd’hui ?

William Carnimolla : J’ai fait mes études et obtenu des diplômes pour être styliste, c’est ce que j’ai toujours souhaité. En revanche, je n’arrive jamais à me contenter d’une seule chose et je suis souvent partant pour des projets divers en rapport avec la mode.

Connaissiez-vous le programme original anglais ou même la version américaine avant que l’on vous propose de faire partie de Belle tout nue ?

Je connais les deux. Avant de faire le casting, j’étais téléspectateur de la version anglaise. Je me suis intéressé à l’américaine après avoir été retenu. Le concept a beau être le même, l’émission française ne ressemble pas aux étrangères...

Le schéma est identique au fil des épisodes dans les versions étrangères. Etes-vous tenu de respecter les méthodes du format ou avez-vous droit à quelques libertés ?

On respecte les grandes lignes, à savoir le miroir, le line-up et la photo finale. Pour le reste, nous ne sommes pas du tout calés sur les autres émissions. Il y a aura forcément des correspondances, mais elles ne seront pas volontaires.

Vous ne craignez donc pas l’effet de lassitude ?

A la différence des autres programmes, nous nous focalisons sur le problème de chaque sujet. Aux États-Unis comme en Angleterre, les femmes ont toujours le même profil, ce n’est pas notre cas.

Vous parliez de casting. Comment se sont déroulées les étapes de sélection pour être aux commandes d’un tel programme ?

Je ne sais pas vraiment. A chaque rentrée, une chaîne de télévision me propose une émission. Pour le coup, un ami directeur de casting, qui m’avait vu il y a quelques temps pour faire partie de l’équipe des Queers, m’a contacté. Il a sans doute gardé mon dossier dans une pochette depuis (rires).

Vous avez dit : « 60% des femmes ne se voient pas correctement ». Le programme Belle toute nue s’adresse-t-il uniquement à ce pourcentage ?

Nous avons pris différents types de femmes avec des problèmes distincts. Je ne peux pas me contenter d’avoir une fille qui se trouve trop grosse des hanches à chaque fois. Ça peut être aussi des personnes qui se trouvent trop petites ou trop maigres. Le stylisme qui aide le corps fonctionne dans tous les sens. On parle souvent des gens qui se trouvent trop gros, mais le problème inverse existe. Ça a été mon cas pendant des années et aujourd’hui j’ai envie d’aider tout le monde.


Estimez-vous qu’après un simple passage dans l’émission le déclic est acquis ad vitam aeternam ?

Le simple fait de vouloir participer au programme est un gros travail effectué. En faisant une telle démarche, les sujets réalisent presque 40% du chemin. A moi de leur faire ensuite ouvrir les yeux. Dans le peu d’émissions tournées à ce jour, les retombées sont bien présentes, l’une des filles s’est même trouvée un fiancé alors qu’elle n’avait pas de petit ami depuis cinq ans ! Quand bien même, ce n’est pas du très long terme. L’émission leur aura fait au moins comprendre quelque chose d’important.

Le message est clair : s’aimer en étant soi même... N’est-ce pas un peu contradictoire avec le milieu de la mode auquel vous appartenez ?

Le milieu de la mode reste un travail pour moi. Ça se passe toujours de la même façon depuis des années, seule la médiatisation autour change. Ce que je fais dans Belle toute nue se rapproche de mon quotidien. Je ne me contente pas de mettre des vêtements et de repartir, il y a un fond. J’apprends à connaître les candidates.

On parle de la mode comme un milieu élitiste. Participer à un programme grand public sur M6 ne risque-t-il pas de vous fermer des portes ?

Je ne suis pas le genre de styliste à faire du top magazine, avec du top photographe pour la top fille et le super look du défilé. Tout ça est chiant et ne sert à rien. J’ai choisi ce métier-là pour créer des choses. Un grand styliste est, selon moi, une personne qui effectue un travail de fond derrière le choix vestimentaire. Habiller un top model est bien moins excitant que vêtir une personne avec un problème de poids par exemple. Le challenge est intéressant.

Selon votre biographie, vous auriez travaillé avec Britney Spears... Pouvez-vous revenir sur ce « challenge » ?

Pendant trois ans, j’ai fait de nombreux allers-retours aux Etats-Unis avec Patti Wilson, une styliste américaine rencontrée sur la publicité de Dolce&Gabbana. Après avoir sympathisé avec elle, elle m’a pris sous son aile et j’ai eu l’occasion de travailler avec des personnalités comme Britney Spears. C’était à l’époque de l’album Blackout. Nous l’avions habillée pour les visuels du disque et elle a bien apprécié le résultat. Nous devions collaborer à nouveau pour sa tenue lors du fameux passage aux MTV Video Music Awards, mais nous avions préféré ne pas le faire. Heureusement d’ailleurs, comme vous le savez, cela s’est mal passé et elle a viré le staff à quelques heures de sa montée sur scène. Malgré tout, cette fille me touche. Avoir cinquante paparazzi sur le dos 24 heures sur 24 est très difficile à supporter, on ne peut pas lui en vouloir d’avoir pété les plombs.

Vous vous occuperiez également de l’image de M.Pokora. Quel est votre rôle ?

Son chorégraphe est un ami. Quand il m’a proposé de travailler pour lui, j’ai été un peu surpris. Je ne voyais pas ce que je pouvais faire... Toute l’image de Matt avant de collaborer avec lui ne me correspondait pas. Mais je reste ouvert d’esprit et j’ai rencontré un jeune homme bosseur et prêt à vouloir changer. J’ai eu bien plus difficile que lui. Il a de très bons goûts et a toujours voulu essayer ce que je lui proposais.

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