Elsa Fayer (10 couples parfaits) : « La téléréalité s’adapte à la vie des gens et tant qu’elle se renouvelle, elle a encore de bonnes raisons d’exister »

Pendant dix semaines, 20 candidats tenteront de découvrir leur âme-sœur dans la nouvelle téléréalité de NT1 diffusée dès le 3 juillet à 18h30. Aux commandes de ce jeu alliant amour et stratégie, les téléspectateurs pourront retrouver Elsa Fayer. L’ex animatrice de Qui veut épouser mon fils ? s’est livrée à Toutelatele pour évoquer 10 couples parfaits, sa vision de la téléréalité ainsi que ses futurs projets.

Publié le lundi 3 juillet 2017 à 17:52
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Elsa Fayer (10 couples parfaits) : « La téléréalité s’adapte à la vie des gens et tant qu’elle se renouvelle, elle a encore de bonnes raisons d’exister »
©TF1 

Paul Gratian : Pourquoi avoir accepté d’animer 10 couples parfaits ?

Elsa Fayer : C’est un jeu de dating très nouveau et l’adaptation d’un format que j’adore, ‘Are you the one ?’. J’avais très envie de porter ce programme, qui arrive pour la première fois en France.

Qu’apporte ce jeu en termes de nouveautés ?

Il allie à la fois recherche de l’amour et stratégie puisque nos 20 candidats vont devoir trouver la bonne personne au sein du groupe qui les entoure mais aussi découvrir qui sont les autres ’matchs’ parfaits. S’ils réussissent à la fin de l’aventure à reconstituer les 10 couples parfaits qui se cachent parmi eux, ils remportent tous 200 000 euros, sinon ils ne gagnent rien.

C’est à la fois un jeu et une émission de rencontre ?

Absolument, c’est un jeu de stratégie et en même temps un jeu de dating. L’amour n’est pas un jeu bien sûr mais la mécanique de l’émission les pousse à faire connaissance avec des gens avec qui ils ne pensaient pas être compatibles, à se poser des questions sur les uns et sur les autres et aussi à évaluer les couples qui se forment autour d’eux. C’est une émission de téléréalité où chacun fait son chemin personnel pour rencontrer l’amour et en même temps où les candidats doivent jouer collectivement parce qu’ils ont tous envie de remporter les 200 000 euros. Cette situation va les pousser à s’impliquer dans la vie des uns et des autres et peut-être même à les aider à rencontrer leur âme-sœur.

Avez-vous regardé les versions étrangères du jeu pour vous en inspirer ?

J’ai regardé le format américain qui est la version historique depuis 2015. Le jeu a déjà été adapté dans de nombreux pays comme l’Allemagne, le Danemark ou le Mexique où il a très bien fonctionné. Pour son arrivée en France, j’espère qu’il recevra le même accueil. La mécanique est très forte : il y a des rendez-vous toute la semaine, des dates challenge, des dates privées… Il y a aussi la love machine, un révélateur de comptabilité entre deux personnes qui permet aux candidats de savoir s’ils avancent dans le bon sens où s’ils se trompent complètement. A la fin de chaque semaine, ils doivent se présenter avec la personne qu’ils pensent être la bonne et ils sauront s’ils ont raison ou non. Je vais jouer et me balader un peu dans cette mécanique.

« Un tournage de téléréalité c’est souvent une téléréalité en soi »

Étiez-vous au contact des candidats ?

Bien sûr, je suis avec eux à tous les moments du tournage pour les accompagner et pour les aider à se poser les bonnes questions, à se repositionner et à revoir leurs certitudes. J’ai une jolie relation avec eux. J’aime bien cet alliage entre les aider à se positionner et les faire réfléchir. Après, quand on est animateur, on reste le porteur d’un programme et on ne peut pas se permettre de le dénaturer même si on peut jouer à l’intérieur. J’avais envie d’installer un rapport simple avec eux. Quand je me mets à leur place, je me dis que ce n’est pas facile de se retrouver à 20 dans une maison sans se connaître tout en sachant qu’il y a une personne qui leur correspond et qu’il va falloir trouver. Mais je ne reste qu’une animatrice, je ne suis pas une psychologue et j’essaie de les aider au mieux dans leur aventure sans aucune prétention. Je ne suis pas formée pour cela mais j’ai cette bienveillance qui fait que je m’intéresse à eux.

Qu’avez-vous pensé des différents participants ?

Le casting est très rafraîchissant car la plupart des candidats n’ont jamais fait de télévision. Ils arrivent tels qu’ils sont ou du moins tels qu’ils pensent être. Ils ont une grande spontanéité et ils ne cherchent pas à être aimés. L’aventure qu’ils vont vivre est dense donc ils sont obligés d’être eux-mêmes. Ils sont stratèges, pleins de conviction, ils vont affirmer qui ils sont et faire de jolies rencontres tout en restant très naturels.

Comment s’est passé le tournage de l’émission ?

On a tourné l’émission en cours d’année. C’était très sportif puisqu’on doit être disponible tous les jours à chaque moment. La production s’adapte toujours à ce que les candidats vivent à l’instant T donc on est toujours obligé de répondre à ce qu’il se passe entre eux. Un tournage de téléréalité c’est souvent une téléréalité en soi. On vit tous ensemble, avec des gens avec qui on n’a pas l’habitude de vivre et chacun doit se faire sa place. Moi je suis des deux côtés en étant animatrice et je pense que ca serait drôle de filmer ce qu’il se passe dans les coulisses parce que c’est incroyable. Dans la villa, les candidats forment une bande et, de l’autre côté, c’est un peu pareil pour nous. On a nos soirées, il y a des gens avec qui on s’entend, d’autres avec qui on s’entend moins… (rires). C’est la vie en fait. C’est un peu comme quand les acteurs partent en tournage sans leur famille.

10 couples parfaits sera confrontée à d’autres programmes qui visent le même public comme Moundir et les apprentis aventuriers ou la Summer Class du Mad Mag. Craignez-vous cette concurrence ?

Non je ne la crains pas. L’émission sera diffusée à un créneau horaire où le public qui aime ce genre d’émission est devant sa télévision d’autant plus que l’on est en période de vacances. J’espère que les téléspectateurs auront envie de regarder NT1 plus que les autres chaînes en rentrant de la plage. La concurrence est logique car elle correspond au public présent devant sa télévision et je trouve très sain le fait que chacun puisse choisir son programme.

« Je serais ravie de retrouver Christophe Beaugrand pour Secret Story ou sur une autre émission »

Avez-vous fixé des objectifs d’audience avec la chaîne ?

On a envie que ça plaise. C’est la première adaptation en France donc on espère que ceux qui connaissent le format étranger seront satisfaits. Moundir comme le Mad Mag sont à l’antenne depuis longtemps alors que sur NT1, nous proposons une nouvelle émission. Je conseille à tout le monde de regarder les premiers épisodes et de devenir accro (rires).

Qu’avez-vous pensé du rendu final de l’émission ?

J’ai vu tous les épisodes et je dois avouer qu’il y a des petites choses qui m’ont échappé quand on a tourné. Même si je suis au courant de tout ce qu’il se passe je ne vis pas non plus avec eux. Il y a quelques scènes que je n’avais pas vues et que j’ai découvertes mais rien de très important.

Pensez-vous déjà à une saison 2 ?

C’est encore un peu trop tôt mais il en est question.

Alors que le site de TF1 vous présente comme « le nouveau visage phare de NT1 », avez-vous d’autres projets sur cette chaîne ?

C’est vrai qu’en plus de ce nouveau format des Dix couples parfaits, j’ai eu la chance de débriefer avec Christophe Beaugrand La Villa des cœurs brisés. On pense à beaucoup de choses avec la chaîne. En tout cas, je suis très flattée d’incarner cette chaîne du groupe TF1 avec Christophe, c’est un très joli cadeau d’autant plus que NT1 comme TMC commence à avoir une réelle identité.

Christophe Beaugrand a officialisé le départ de Julie Taton du débrief de Secret Story, aimeriez-vous participer à l’animation du jeu ?

Évidemment, avec Christophe ça nous intéresse de co-animer à nouveau ensemble. Mais il faut que les agendas puissent s’accorder. On aimerait beaucoup mais ce n’est pas sûr que ça puisse se faire. En tout cas, je serais ravie de retrouver mon Christophe sur cette aventure ou sur une autre.

On a parfois évoqué un retour de Qui veut épouser mon fils ? sur NT1. Est-ce toujours d’actualité ?

Je n’ai aucun retour pour l’instant donc c’est un peu mauvais signe. Cette émission a fait quatre saisons ce qui est déjà beaucoup pour un nouveau format. Qui veut épouser mon fils ? a gagné son pari de faire partie des émissions références de la téléréalité en France et même à l’étranger puisqu’il y a eu des adaptations. J’étais plus que ravie d’incarner ce programme et d’être au contact de ces mamans et des tanguy mais, en télévision, il y a de nombreuses émissions que l’on adore et qui ne reviennent pas. Pour le moment, ce n’est pas dans les cartons mais il ne faut jamais dire jamais.

« Qui veut épouser mon fils ? C’est un peu mon bébé, j’aurais du mal à refuser si on me proposait une saison 5. »

Aimeriez-vous faire une saison 5 ?

Qui veut épouser mon fils ? est l’émission qui m’a fait venir à TF1 et j’ai incarné ce programme pendant de nombreuses saisons donc j’adorerais la retrouver. C’est un peu mon bébé, j’aurais du mal à refuser si on me le demandait.

Avez-vous gardé des contacts avec des candidats ?

Oui il y en a certains que je recroise parfois. Je suis au courant des mariages et des naissances. Je les suis sur les réseaux sociaux mais ca dépend des couples, il y en a qui ont envie de continuer de publier des choses sur eux sur Facebook ou Twitter alors que d’autres préfèrent retourner dans l’anonymat. Pour la plupart, ce ne sont pas des candidats de téléréalité classiques qui ont fait beaucoup d’autres émissions.

Sur le groupe TF1, on ne vous voit que dans des émissions de téléréalité, est-ce un regret pour vous ?

C’est vrai que j’ai fait beaucoup de téléréalités même si je n’ai pas fait que ça. C’est le bouquet était un concours mais ça s’éloignait un peu de la téléréalité. Il y a aussi le Loto et l’Euro million avec Jean Pierre [Foucault], Karine [Ferri], Christophe [Beaugrand]… On me confie souvent des nouveaux formats et il y a plus de nouveautés en téléréalité. Très honnêtement quand j’accepte une émission, je ne me pose pas trop cette question d’autant plus que les frontières sont plus floues aujourd’hui. Beaucoup d’émissions disent qu’elles ne font pas de téléréalité mais ce n’est pas vrai. Koh-Lanta par exemple en fait partie même si les téléspectateurs n’en ont pas l’impression. On pourrait dire que les émissions de Frédéric Lopez en font partie car on suit des gens qui se confient. Même dans les reportages ou dans les talk-shows, il y a de la téléréalité un peu partout. Par exemple, Cyril Hanouna en fait lorsqu’il décide de créer un happening avec une demande en mariage entre Gilles Verdez et sa femme. Aujourd’hui, on a envie de plus de spontanéité et on a envie d’être surpris tout le temps donc la téléréalité correspond totalement à l’air du temps.

« Je mène une bataille pour animer un talk sur TF1, je suis convaincue que j’y arriverai un jour ! »

Est-ce le type de programme que vous regardez à la télévision ?

J’ai un problème car je regarde absolument tout (rires). Je dois avouer que je ne suis pas fan des Marseillais même si je suis ravie que les gens prennent du plaisir à regarder ce programme. J’aime bien la télévision quand elle propose de nouvelles choses.

Depuis les premiers jours de Qui veut épousez-mon fils à aujourd’hui, trouvez-vous que la téléréalité a changé ?

A mon sens, elle n’a pas beaucoup évolué mais sa perception par le public a changé. Au début, on pensait que la téléréalité n’était pas représentative. Aujourd’hui, elle a gagné en crédibilité. Je fais partie de la génération de Loft Story et à l’époque, j’étais animatrice sur le groupe M6. Cette émission était alors une nouvelle façon de faire de la télévision en proposant quelque chose de complètement différent. J’ai très vite compris que ces émissions étaient dans l’air du temps. A côté de ça, le public a mis beaucoup de temps à attribuer ses lettres de noblesse à ce genre télévisuel. La téléréalité s’adapte à la vie des gens et tant qu’elle se renouvelle, elle a encore de bonnes raisons d’exister.

Ce style peut-il durer longtemps ?

Bien sûr car c’est un genre à part entière aujourd’hui. On s’en rend compte en regardant les autres émissions. Comme je le disais tout à l’heure, les codes de téléréalité sont récupérés dans de nombreux programmes. Il y a les mêmes ressorts, le même traitement des gens... Je pense que c’est le monde dans lequel on vit qui veut ça.

Vous avez déclaré à plusieurs reprises vouloir animer un talk ou une émission de confessions, avez-vous des projets en ce sens ?

J’ai toujours très envie d’animer un talk avec de nombreuses rencontres. C’est une petite bataille que je me mène. On en parle avec le groupe TF1 mais ce ne sont pas les animateurs qui font les cases sur les chaînes. Je suis convaincue que j’y arriverai un jour.

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